Paralipomena, 29. Act. Sanct. Maii, t. III
frère ^ Ils les gardaient sur la tête pendant les repas, en allant à l'office et en circulant à travers là maison 2. La mélote s'attachait au cou et, retombait en arrière ; on la prenait toutes les fois qu'il y avait à sortir \ Il fallait la quitter, ainsi que la ceinture, pour faire la sainte communion ; on gardait alors le leviton et le cumlhis. Personne ne pouvait prendre son repos sans être revêtu du léviton, de la ceinture et. de là mélote '^^ On recommandait aux moines de porter dignement leur habit. La règle prescrivait à ceux qui étaient assis d'avoir un maintien grave et tranquille, de garder leur mélote sur les épaules, en laissant retomber les extrémités suries côtés de manière à s'asseoir dessus. Les plis du léviton devaient être ramenés en avant et couvrir les genoux 5.
Chaque religieux gardait son vêtement jusqu'à ce qu'il fût obligé de l'envoyer au lavage 6. Les prescriptions de saint Pakhôme relatives à cette opération montre le respect qu'il avait pour les insignes de la vie monastique'''. Un officier conservait en lieu sûr et avec un soin extrême tous les habits dont les frères ne se servaient pas. Il était expressément défendu de laisser uh vêtement quelconque exposé au soleil, quand il était dans.toute son ardeur^. Les chefs des monastères étaient tenus de pourvoir leurs subordonnés de ce dont ils avaient besoin, pour leur enlever tout prétexte de recevoir ou de demander un habit à des amis ou à des parents 9.
Les moniales de Tabenne, soumises à la règle des moines, portaient un costume semblable. Le cucullus leur tenait lieu de voile. On les dispensait seulement d'avoir une mélote ^o.
Les religieux, qui d'ordinaire marchaient pieds nus, pouvaient aux heures de travail se servir de sandales grossières qu'ils rendaient à un frère chargé de les conserver, en rentrant à la maison". Qyelques-uns ne voulaient pas prendre cette précaution. La pénitence