‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 257 sur 520 · Id., Hom. 50, ibid · texte numérisé non relu

Id., Hom. 50, ibid

6. S. Jérôme, VUx S. Hilarioids, 31, Acia Saiict. OcL, t. IX, .57.

goûts. En quittant avec soii disciple Domitîen le monastère de Ziplion, il se retira à quelque. distance de celui de l'abbé Thçoctiste. La nature (lu sol, le site, le climat, la pureté dii ciel» le calmç dont on y jouissait, tout faisait de ce coin de terre un-séjour délicieux pour des moines ^ .

Les Égyptiens étaient moins sensibles à ces beautés de la créa-? tion. Habitués a n'avoir sous les yeux que la vallée du Nil et l'immensité du désert, ils ne soupçonnaient pas que l'âme pût s'élever à Dieu en admirant ces manifestations extérieures de sa puissance-. Aussi cherchèrent-ils parfois à faire du lieu où ils habitaient une mortification souvent pénible. La chose, du reste, leur était facile; Nous évitons les endroits agréables , disait à Cassien : l'abbé Abraham. Les pays abandonnés, couverts d'un sable aride, brûlés par un soleil de feu, rendus impropres à toute culture par la pré7 sence du sel, et que le travail de l'hèmmen'a jamais pu réduire à son service, voilà ce que nous préférons. Fuir la société des hpmr mes ne nous suffit point;, il faut encore ne pas nous exposer à l'inconvénient de négliger les occupations de la vie. spirituelle pour nous'^ livrer à ; la culture". Beaucoup .parmi eux s'éloir -gnaient dé la vallée du fleuve, qui leur offrait un séjour çornr mode. Ils aimaient mieux faire de temps en temps quatre milieu dans le désert avec une cruche d'eau sur les épaules, que de vivre à l'ombre des arbres et à portée de l'eau et des fruits de la terre '. D'autres recherchaient des terrains abandonnés dans les lagunes du Delta qu'une inondation de la mer avait stérilisées pour dès siècles;. Au lieu de villages peuplés et de champs fertiles, on n'y .voyait que des îlots impropres à toute culture.

C'est là que Cassien et son inséparable compagnon visitèrent les abbés Chérémon, Nesteros et Joseph^. Les moines désireux de s'imposer une serhblable pénitence se rencontraient un peu partout en Egypte. « Pourquoi donc, abba, dernandaient quelques frères à un ancien, habites-tu ; un endroit aussi aride et aussi ^vilain? T-^ Toute la souffrance que j'endure ici n'est rien, comparée à une heure passée en enfer s. » Cette réponse manifeste les sentiments qui les guidaient dans ces choix. Oh s'accordait à dire que,

1. Cyrille, Vila S. Euib/mii, 6, Âcta Smcl.Jan., .t.. Il, 671,

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