‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 263 sur 520 · Rufin, Hist. monach., xxii, P. L., XXXI · texte numérisé non relu

Rufin, Hist. monach., xxii, P. L., XXXI

7. S. Jérôme, Vita S. Hilarionis, i, Acta Sanct. Oct., t. IX, 44.

l'habitation monastique 279

rétrécira Les cellules étaient généralement Gdnstruites pour un seul homme 2.

Néanmoins tous ne se contentaient pasM'un pareil réduit. Quelques moines admettaient un disciple ou un confrère à partager leur habitation. Elle devait être assez grande pour cela. On en trouvait qui se composaient de deux pièces '. Celle de Jean de Lycopolis en avait trois ; il prenait dans, l'unie son sommeil et son repas ; il travaillait dans l'autre ; la troisième lui servait d'oratoire 4. Certains anachorète^ avaient plusieurs cellules situées en diverses solitudes, qu'ils occupaient successivement. Macaire d'Alexandrie, par exemple, en possédait à Scété, à Nitrie, en Libye et au désert des Cellules 5.

Il en eut qui tinrent à se loger très commodément. La den^eure d'Ammon de Nitrie avait une coUjr^ un jardin et un mur d'erîceinte. Rien n'y manquait. 11 finit cependant par l'abandonner, préférant vivre dans une étroite cabane 6. L'abbé Joseph et l'abbé Pînufe avaient des cellules séparées pour recevoir les hôtes. Celle du dernier était au fond de son jardin'^. Mais plusieurs allèrent trop loin. Il ne leur suffisait pas d'avoir deux cellules; ils en voulurent quatre ou cinq, vastes et ornées. L'avarice, la vanité et l'amour du bien-êtr^, qui les portaient à ces excès, leur faisaient négliger les obligations de la .pauvreté monastique 8.

Les cellules étaient presque toujours munies d'une porte, qui fermait à clef. Il fallait la soulever pour pénétrer à l'intérieur 9. Le visiteur qui voulait entrer annonçait sa présence en frappant quelques coups 10, Lorsque Macaire le Jeune désirait jouir d'une solitude complète, il s'enfermait de telle façon que personne ne pût arriver jusqu'à lui'*.

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