S. Nil, I. II, epist. 59, P. G., LXXIX
10. S. Basile, Reg. brev. tract., int. 180, P. G., XXXI, 1203. Cassien, Inst., 1. IV, p. 58.
3l8 LES MOINES d'orient
Les serviteurs de Dieu élevaient ainsi cette action toute matérielle; ils se comportaient, non en- esclaves de leur corps, cherchant à satisf.ire un appétit ou un plaisir, mais en ouvriers du Seigneur, qui renouvellent les forces dont ils ont besoin pour le servir 1. A cause de cela, la prière ouvrait et terminait cet exercice 2. Ils chantaient en Syrie, après le repas, une hymne de reconnaissance, que saint Jean Chrysostome désirait voir sur les lèvres de tous les fidèles : « Sois béni, ô Dieu qui me nourris depuis ma jeunesse, toi qui donnes sa nourriture à toute chair; remplis nos cœurs de joie et d'allégresse, afin que nous possédions toujours le nécessaire pour accomplir le bien en Jésus-Christ Notre-Seigneur, à qui revient, en union avec toi et l'Esprit-Saint, gloire, honneur, empire dans les siècles des siècles, vimen. Gloire à toi. Seigneur ; gloire à toi, Saint; gloire à toi, Roi, qui nous as donné la nourriture dans l'allégresse. Remplis-nous de l'Esprit-Saint, afin que nous devenions dignes de ta présence et que nous ne soyons pas couverts de honte, lorsque tu rendras à chacun suivant ses œuvres^. »
Les moines égyptiens avaient la pieuse coutume d'encadrer avec le chant des. psaumes leur repas principal. Lorsqu'ils en faisaient deux dans la journée, celui du soir était précédé et suivi d'une prière plus courte \ .