Ibid., p
L'office de l'aurore correspond aux laudes actuelles. Les moines égyptiens ne le connaissaient pas. Il était en usage chez les Tabenniotes et surtout dans les monastères de Palestine, de Syrie et de Cappadoce. Les disciples de saint Basile semblent l'avoir fait précéder de quelques instants de repos. Ses, règles gardent le silence sur les psaumes que l'on y chantait^.
Le livre De la Virginité prescrit pour la prière du matin le psaume 62 qui commence par- ces mots Deus, Deus meus, ad te de luce mgilo. L'office suivant, qui devait inaugurer la journée, se composait entre autres chosesi d:u Cantique des trois enfants dans la fournaise et de la grande doxologie ou Gloria in excelsis Deo^. Les moines et les moniales de Jérusalem chantaient toujours, dans la basilique de la Résurrection, les hymnes du matin ou laudes, au moment où la lumière commençait à poindre, pour les terminer quand.il faisait tout à fait jour 3.
Silvie, qui donne ces renseignements, ne désigne pas les psaumes et les cantiques chantés alors parles moines. D'après le témoignage de Cassien, les moines de Palestine et de Mésopotamie célébraient, à la fin de l'office nocturne, la prière canonique du matin. On y chantait le psaume 148 et les deux suivants, le cinquantième, le soixante-deuxième, dont les paroles expriment si bien les sentiments que cette heure fait surgir dans une âme religieuse, et le quatre-vingt-neuvième 4. Un autre passage du livre des Institutions porterait à croire que le psaume 1 1 8 y était récité en tout ou en partie 5, Lorsque les moines de Bethléem placèrent une réunion liturgique à la première heure de la journée, ils l'organisèrent en empruntant à l'office précédent les psaumes 50, 52, 89 ^. Les prières communes de la troisième, de la sixième et de la neuvième heure se composaient en Palestine de trois psaumes '^.
i.S. Basile, Reg. fus, tract., int. 31, P. G.,. XXXI, 1014-1016.