‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 348 sur 520 · Silvie, PeregriiiatiOf p · texte numérisé non relu

Silvie, PeregriiiatiOf p

au loin chercher les matériaux nécessaires à la construction des cellules ^ Les moines du désert de Galame, très éloigné du fleuve, passaient la meilleure partie de leurs journées à travailler la terre 2. Saint Hilarion " et les moines de Palestine tinrent cette occupation en très grande estime. Ceux de Syrie marchaient sur leurs traces. Saint Jean Chrysostome, avant d'embrasser la vie monastique, se demandait avec une certaine anxiété si on exigerait de lui ces pénibles labeurs, tels que bêcher la terre, porter de l'eau ou dubois ^. Planter, arroser, faire les travaux agricoles que remplissaient d'ordinaire les esclaves et les gens de vile condition, telle était, en effet, la tâche humiliante qui attendait un jeune homme à son entrée dans la solitude s. Nous savons que Stagirios, Tami de saint Jean Chrysostome, prenait grand soin de son verger, à l'époque où il était le moins fervents.

En Asie-Mineure, Grégoire de Nazianze et Basile avaient oublié, dès les premiers temps de leur monachat, les occupations libérales, qui les passionnaient tant, pour vivre en cultivateurs. Le premier rappelait plus tard à son ami la peine que leiir avait causée le défrichement d'un jardin. Ses mains gardaient encore la trace des instruments aratoires. La pauvreté ne leur permettant pas d'avoir des bêtes de somme, ils traînaient eux-mêmes sur un char primitif la terre et le fumier"'. Que de journées de travail il leur fallut, que de pierres et de bois ils eurent à transporter, que d'arbres à planter et à soigner ! Grégoire conserva le souvenir d'un magnifique platane qu'il avait lui-même mis en terre et que Basile avait arrosé. Ils, aimaient à prendre quelque repos à l'ombre de ses feuilles. L'ancien solitaire des rives de l'Iris souhaitait longue existence à ce monument du travail et de l'habileté des deux amis 8.

Une exploitation agricole ne pouvait pas toujours occuper une communauté entière. Dans les contrées arides, un petit nombre de bras suffisait à la culture. Comment fournir du travail aux autres?

1. Rufin, Hist. mon., 11, P. L. XXI 405. PaWaàe. Hist. laus., ix. P. G. XXXIV,

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