‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 347 sur 520 · S. Pakhôme, Reg., 147, 148, 152, P. L., XXIII · texte numérisé non relu

S. Pakhôme, Reg., 147, 148, 152, P. L., XXIII

était chargé. pour une semaine de les distribuer et de les recevoir. Il devait tous les soirs les rendre à celui qui occupait le second rang après le prieur. On réunissait ces outils à la. fin de la semaine pour dresser l'inventaire. L'hebdomadier était responsable des dégâts ^

Les solitaires d'Egypte, de Palestine et de Syrie, cherchaient par leur, travail à se procurer les ressources dont ils avaient besoin. L'agriculture était,, pour ce motif, leur occupation; principale. Saint Antoine, qui vécut un certain temps au fond du désert, du pain que lui donnaient les voyageurs ou que les frères lui apportaient, rougit bientôt de vivre au dépens d'autrui comme un infirme ou un mendiant. Il .demanda un. hoyau , une bêche et un peu de froment, et se mit à cultiver l'oasis au milieu de laquelle il habitait. La ; moisson lui -fournit les ; provisions indispensables. Quelques oliviers^ plantésde sa main lui permettaient d'offrir :des olives aux frères qui le visitaient*. Ses disciples partageaient son labeur. Les oiseaux, menaçaient, fort par leur rapine .de. les. dispenser de cueillir eux-'mêmes'les dattes. Antoine, chargea un frère, de leur, donner la chasse. Un jour>où il le voyait. très occupé à les effrayer, son esprit s'éleva à des considérations d'un-ordre:Supérieur.« Allezvous-en de l'intérieur de nos: âmes, criait-il, mauvaises. pensées qui les ravagez 3.»

, La. culture présentait peu de,;dttficulté.dans: la vallée :du Nil. Il n'en était pas ainsi au fond du désert. Les moines recherchaient alors les plus petits coins de terre; rafraîchis par l'eau d'une source. 11 y avait, au pied du massif rocailleux du Sinaï, un ruisseau et,.de: la terre végétale. Les habitants de cette solitude y créèrent un jardin et des champs, où quelques arbustes et des arbres fruitiers réussirent à prendre racine^. En Egypte, l'abbé Hor avait planté tout un bois autour de sa cellule, où l'on aurait cherché vainement jusqu'alors le plus petit arbrisseau. Cela lui coûta un travail considérable. Il se proposait d'épargner ainsi à ses disciples la peine d'aller

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