ApopUegmata Patnim. P. G., LXV
1 1. Ibid., 299.
unes aux autres les tresses quand on. voulait faire une corbeille i. Les moines de Nitrie et de Scété confectionnaient des nattes. Les habitants de Terranech, ville voisine de ces solitudes, fabriquent de nos jours encore des tapis fort beaux, avec les joncs qui croissent dans les marais^.
La confection d'une natte exigeait beaucoup de peine. 11 fallait d'abord couper les joncs ou les branches de palmier et faire la provision de l'année entière. Les moines allaient par groupes à la récolte '. Venait plus tard le nettoyage; puis on laissait tremper longtemps les feuilles dans un baquet, afin de leur donner plus de souplesse. C'est alors seulement qu'on pouvait les travailler^.
Les moniales s'appliquaient à filer la laine et le. lin, à tisser la toile et l'étoffe, et à coudre des habits, occupations qui convenaient parfaitement à leur sexe •''.
Dans les monastères et d^ns les groupes érémitiques, le doyen, après s'être concerté avec 'l'économe , distribuait le travail aux frères; ceux-ci lui remettaient ensuite ce qu'ils avaient fait. L'économe, à qui tout revenait, rendait chaque mois compte au supérieur6.
Les religieux ne consumaient pas tout le fruit de leur travail, et une foule de choses ne pouvaient être distribuées aux pauvres. Ils furent ainsi contraints de livrer au commerce un grand nombre de leurs produits. Chez les cénobites, l'individu était affranchi du soin de vendre et d'acheter. Les officiers du monastère s'en chargeaient '^.