‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 382 sur 520 · m.,Ep · texte numérisé non relu

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Les moines de l'Egypte, qui avaient en général opposé une résistance si courageuse aux partisans de l'arianisme, ne s'étaient pas tous au début tenus à l'écart du schisme de Mélèce. Quelques monastères de la Thébaïde avaient nettement pris parti en sa faveur. Un abbé Finis cacha le fameux accusateur de saint Athanase, le prêtre Arsène, et lui procura une retraite plus sûre dès que les émissaires envoyés à sa recherche eurent trouvé sa piste i.

L'arianisme était à peine vaincu, lorsqu'une nouvelle hérésie vint troubler profondément les églises orientales. Elle eut pour auteur un moine du monastère de Saint-Euprèpe, Nestorius, qui, après avoir exercé à Antioche les fonctions sacerdotales, fut préposé au gouvernement de l'église de Constantinople. Les moines protestèrent les premiers contre ses enseignements erronés ; ce qui leur attira la colère de l'évêque. Il y en eut un qui, poussé par un zèle excessif,, essaya de lui interdire l'entrée du chœur. Son audace faillit lui coûter la vie ^ La fermeté des religieux de la capitale et l'intervention de l'archimandrite Dalmace exercèrent sur l'esprit de Théodose II et de la population une influence décisive. Le pape Célestin leur témoigna son entière satisfaction. Saint Cyrille d'Alexandrie, qui leur avait donné par lettres ses encouragements et des instructions 3, leur annonça la décision du concile d'Ephèse, condamnant l'hérésiarque et ses doctrines*. Ce fut alors que l'orthodoxie bénéficia du crédit dont jouissaient Dalmace, les archimandrites et les moines de Constantinople. Mais tous les religieux ne montrèrent pas au milieu de ces luttes un zèle également discret. Saint Cyrille le laisse entendre dans l'une de sesépîtres^. Leur présence à Ephèse,. en particulier, inspirait des inquiétudes à l'empereur, qui ordonna, au comte Candidien de les faire sortir de la ville et de leur en interdire désormais l'accès 6.

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