‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 383 sur 520 · Id., Epist · texte numérisé non relu

Id., Epist

6. Cf. Tillemont, t. XIV, passim. Héfélé, Histoire des Conciles, trad. Delarc,. t. XXX. Marin, Les Moines de Constantinople, 183-187.

La condamnation de Nestorius et son internement dans un monastère ne terminèrent pas les querelles soulevées par son hérésie. Elle avait longtemps fermenté dans les monastères de Syrie. Le moine Théodore, évêque de Mopsueste, avait beaucoup contribué pour sa part à son éclosion. C'était un disciple de Diodore de , Tarse et de Cartèrios, qui furent les maîtres de Jean Chrysostome, de Maxime et ,de Basile. Jean d'Antioche, Théodoret de Cyr et Acace de Berrhé, qui jouissaient d'une estime très méritée, avaient connu Nestorius. Subirent-ils son influence ou celle du milieu? On ne pourrait l'aifirmer. Toujours est-il que leur foi fut hésitante ; leur attitude manqua de netteté. Cela suffit pour créer des malentendus capables de compromettre le triomphe de la vérité. On s'en -aperçut au concile d'Ephèse. Apfès la condamnation de l'erreur, la popularité du nom de Théodore^ la vertu d'Acace et la science de Théodoret entretinr-ent en Syrie un courant favorable. à l'hérésiarque. La bonne foi de l'évêque de Gyr et de Jean d'Antioche et la condescendance de saint Cyrille finirent par avoir raison de ces difficultés. L'archimandrite Maxime i et saint Euthyme prêtèrent à ce dernier un concours très utile. Quelques solitaires, d'une orthodoxie un peu farouche, trouvaient excessive la douceur du patriarche d'Alexandrie et ils refusaient la communion de Jean d'Antioche. Maxime, qui remplissait dans cette église les fonctions de diacre, informa Cyrille de ce qui se passait. Celui-ci traça une ligne de conduite très sage à Jean et à un certain nombre d'archimandrites *.

Il restait encore des fauteurs secrets du riestorianisme. Cyrille, qui l'apprit du supérieur d'un monastère syrien, s'empressa de rédiger son traité De incarnatione Unigeniti, qu'il adressa aux archimandrites Maxime, Jean et Thalassios, en les priant de le faire lire autour d'eux ^ De leur côté, Marc l'ermite et saint Isidore de Péluse combattirent cette hérésie; Proclos, évêque de Constantinople, prémunit contre elle les évêques, les prêtres et jes archimandrites arméniens *. Elle se montra particulièrement vivace sur les frontières orientales de l'Empire et dans les églises placées sous la domination des Perses. Les moines égyptiens avaient été de bonne heure mis en défiance contre ses partisans. On agitait parmi eux la question de savoir si Marie pouvait être appelée Mère de Dieu. Saint Cyrille les

I. Cyrille, Epist., 69, 70, 71, P. G., LXXVIl, 338-344. 3. Id., Epîst. 58, ibid., 322. Cf. Tillemont, XIV, 625-626.

Page 1