Pachomii vita, i8, Acta Sanct. Maii, t. III
désireux d'embrasser la vie monastique; mais ils ne devaient pas s'attendre à être dispensés de la moindre observance régulière. La plupart des maisons soumises à la règle de saint Pakhôme finirent, avec le temps, par posséder un clergé monacal'.
Les moines prêtres apparaissent de bonne heure dans les autres centres monastiques de l'Egypte et de la Thébaïde. Rufin nomme l'abbé Dioscore, qui gouvernait une centaine de religieux; il s'acquittait avec une grande diligence de ses fonctions sacerdotales*. On en dit autant d'Euloge 3 et des abbés Piammon, Jean et Sérapion *. Dans lé monastère de l'abbé Isidore, qui, au dire de Pallade, comptait environ mille frères, le portier et deux autres religieux étaient prêtres; eux seuls avaient la permission de sortir s. Le solitaire Chronios, qui vécut non loin de Phénix, son pays natal, reçut l'ordination après plusieurs années de vie religieuse; il réunit environ deux cents moines. autour de sa cellule^. Sainte Paule, quand elle visita Scété et Nitrie, trouva un certain nombre de diacres et de prêtres '^. Il y avait ordinairement huit prêtres à Nitrie. Mais, par le fait, un seul remplissait les fonctions saintes, et les autres l'assistaient en silence s. Le prêtre Isaac, qui avait formé deux cents disciples, était à la tête de l'hospice, où les frères et les étrangers infirmes recevaient des soins empressés 9. A Scété, les anciens choisissaient celui d'entre eux qui leur semblait digne de remplir le ministère liturgique ^^. Ils l'envoyaient à un évêque, qui lui conférait la dignité sacerdotale. Les deux Macaire furent prêtres dans cette solitude ; l'Egyptien était âgé de quarante ans lorsqu'il fut ordonné ". Il y avait à Scété trois églises pour le service des religieux et un prêtre attaché à chacune d'elles'*. Le prêtre, même quand il n'était pas le chef du monastère, jouissait d'une grande