S, Ephrem, In vitam B. Abraami, op. gr., t. II
6. Sozomène, /y/s/. eccles., 1, viii, 17, P. G., LXVII, 1559.
toire littéraire un souvenir intéressant ; elle devint l'occasion d'une polémique assez vive entre saint Jérôme et Jean, évêque de-Jérusalem. Il y avait cinq prêtres dans le monastère de Bethléem. Saint Jérôme se préoccupait d'en avoir un sixième, pour l'employer au service de la communauté. Il jeta les yeux sur son frère Paulinien, âgé d'environ trente ans. Saint Epiphane lui conféra l'ordination sacerdotale dans un monastère du diocèse d'Eleutheropolis ^ (394). Jean vit là une violation des droits de son église, et il s'en plaignit amèrement. Jérôme prit sa défense et celle de l'évêque de Salamine. Théophile d'Alexandrie, à qui l'affaire fut soumise, put rétablir la paix'. Paulinien attendit ce moment pour remplir ses fonctions.
Saint Jérôme avait été ordonné quelques années plus tôt dans des conditions toutes spéciales. La liberté dont il jouissait lui était chère ; jamais il n'aurait voulu i^eiioncer aux avantages de la vie monastique pour se laisser lier au service d'une église particulière. Paulin d'Antioche, en l'ordonnant, tint compte de ses désirs'. Il y eut des cas semblables en Orient et en Occident. Mais ces prêtres libres, qui pouvaient promener leur sacerdoce à travers la chrétienté, risquaient fort de devenir une occasion d'abus et peut-être même de scandales. Pour les prévenir, les Pères du concile de Chalcédoine interdirent d'ordonner un prêtre ou un diacre sans l'attacher au service d'une église, d'un sanctuaire de martyr ou d'un monastère. Ceux qui ne se conformaient pas à ces conditions ne pouvaient être admis à remplir leur ministère*. Les jprêtres et les clercs chargés du service liturgique dans les monastères étaient, d'après le même concile, placés sous la juridiction de l'évêque diocésain ^.
On choisit dès cette époque primitive un grand nombre d'évêques parmi les moines. L'épiscopat, grâce à la diffusion extraordinaire