‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 40 sur 520 · Id., II, ibid · texte numérisé non relu

Id., II, ibid

bien avant dans le désert, loin du regard des hommes, goûter les douceurs de la contemplation. Ses absences duraient jusqu'à sept ou dix jours ^. Ce désir de la retraite était pour Gélase une tentation violente, il lui fallait toute son énergie pour la dominer 2.

A peine eut-il fait son apparition que le cénobitisme se montra plein de force. Il inspirait aux âmes une entière confiance. L'avenir était à lui. Les hommes qu'il forma rendirent à l'Eglise et à la société des services éminents. Il n'a cessé de se développer à travers les siècles et les pays, se prêtant avec une facilité remarquable aux divers besoins des temps et des lieux, pendant que la vie érémitique, même en Orient, a perdu peu à peu de son prestige, en attendant sa disparition presque complète.

La ferveur des moines orientaux créa durant eette période des genres de vie assez extraordinaires. La réclusion est celui qui compta peut-être plus de partisans. L'Egypte païenne avait connu, un siècle et demi avant notre ère, des ascètes qui menaient dans le Serapeum de Memphis une existence assez semblable à celle de nos reclus^. Quelques critiques ont vainement tenté, après Weingarten, de rattacher à cette institution l'origine de ces derniers'^.

Les moines reclus furent assez nombreux dans la vallée du Nil. Jean de Lycopolis fut l'un des plus célèbres^. Citons encore Théonas, pour lequel les habitants d'Oxyrinque professaient une grande vénération^, et Nilamnon, que les fidèles de Géras, dans la région de Péluse, élurent pour évêque"^. Ils abondaient surtout en Syrie et en Mésopotamie, où Eusèbe paraît avoir inauguré ce genre de vie

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