Théodoret, Religiosa Ust.,\, P. G., LXXXII
dait une grande vertu, vécut au milieu d'eux. Sa patience inaltérable et les industries de son zèle triomphèrent de leur obstination. 11 finit par les conquérir à la foi ^
Le christianisme trouva chez les moines de Syrie et de Célésyrie des propagateurs infatigables. Déjà du temps de l'empereur Constantin, deux religieux, du nom d'Anthédonios et de Alaphios,. l'avaient implanté dans un certain nombre de villes et de villages\ Leurs imitateurs ne se contentèrent pas de gagner les païens à l'Evangile, ils réussirent à pousser vers la solitude de nombreux néophytes^. La ville de Cabales, dans le diocèse de Cyr, reçut la foi du solitaire Thalelaïos, qui, avec le concours des nouveaux croyants, détruisit un temple et se servit des matériaux pour élever une église en l'honneur des saints martyrs^. Zeumatios, tout aveugle qu'il fût, parcourait ces mêmes régions et confirmait les habitants dans la foi et les pratiques chrétiennes. Quand les idolâtres, irrités par le succès de son zèle, eurent livré aux flammes la cabane qui lui servait de retraite, un officier supérieur, nommé Trajan, lui en fit construire une autre-''. Il restait encore de nombreux païens sur les montagnes qui entourent la ville d'Antioche. Beaucoup parmi eux crurent aux enseignements de Siméon l'Ancien 6. Alexandre, le fondateur des acémètes, commença par exercer seul l'apostolat. Ses disciples lui prêtèrent dans la suite un utile concours'''.
Les idolâtres étaient nombreux au 1V<^ siècle en Palestine et surtout en Phénicie. Les habitants de Caza étaient les plus obstinés dans l'erreur. Saint Hilarion entreprit de les convertir. Souvent il put déterminer ses visiteurs à abandonner le culte des faux dieux, ^es conversions lui valurent la haine des païens^. Une circons-
i. S. Ephrem, In vitam B. Ahraami^ P. G., t. Il , 3-8,