‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 449 sur 520 · Id., Reg, brev. tract., int. 313. Ibid · texte numérisé non relu

Id., Reg, brev. tract., int. 313. Ibid

3. Id., 312. Ces prescriptions sont à rapprocher de ce que dit saint Benoît au chapitre LUI de sa Règle.

évêque, lorsque celui-ci arriva sur les bords de l'Iris sans l'avoir rencontré; ils n'iavaient pas pris le même chemin. Quand les moines surent que le pontife approchait, ils allèrent tous à sa rencontre ; ils agissaient de la sorte avec tous les amis qui les venaient voir. Les moniales l'attendaient dans l'église, où il se rendit pour offrir ses adorations au Seigneur et pour leur donner sa bénédiction. Elles se retirèrent ensuite. Macriné, leur vénérée mère, était retenue par la souffrance sur la planche qui lui servait de lit. Un religieux mena Grégoire à ses côtés. Après un entretien long et élevé, il alla prendre quelque repos dans le jardin, à l'ombre; puis il visita, pour l'admirer, le monastère et le paysage qui l'encadrait. Tout y était agréable et variée

Un officier supérieur, parent de sainte Macrine, lui rendit visite avec sa femme. On leur fit l'accueil le plus empressé. Le mari fut reçu dans le monastère des hommes, et son épouse dans celui des moniales. On les combla de prévenances. L'affabilité et la bonne grâce de Pierre et de Macrine surent donner à l'hosrpitalité un charme inexprimable. Ils se racontèrent au retour l'un à l'autre ce qu'ils avaient pu voir et admirer. L'heureuse impression de cette visite resta longtemps gravée dans leur souvenir ^

Comme Basile, Pakhôme, le législateur des moines de la haute Thébaïde, soumit à des règlements précis l'hospitalité monastique. Personne n'avait le droit de recevoir et de faire manger un étranger; on devait l'envoyer à la porte de l'hospice, où des frères s'occupaient de lui. Les clercs et les moines étaient reçus avec des égards particuliers. Avant d'admettre un hôte, les frères qui en étaient chargés commençaient par lui laver les pieds, suivant la prescription évangélique, et ils le conduisaient dans un appartement où ils lui donnaient ce qui pouvait lui être nécessaire. Si le nouvel arrivé désirait prendre part aux prières communes, le serviteur de l'hospice, après avoir examiné l'orthodoxie de sa foi.

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