‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 451 sur 520 · Pat^/jomtï TOÏfl^ ibid · texte numérisé non relu

Pat^/jomtï TOÏfl^ ibid

5. Rufin, Hist. monach., xvii, P. L., XX!, 4;9-44o. Pallade, Hisi. laits. ^ Lxxt, P. G., XXXIV, 1175. Cassien, Insiit., 1. iv, 7. .

maison des hôtes jusqu'à midi; c'est alors seulement qu'ils avaient la permission de parler i.

Rufin et Pallade fournissent quelques détails intéressants sur la réception que les moines de Nitrie faisaient à leurs visiteurs. « Dès qu'ils nous eurent aperçus, disent-ils, ils sortirent de leurs cellules, comme des abeilles de leurs ruches, et ils accoururent à notre rencontre joyeux et empressés; les uns portaient des vases d'eau; les autres, des pains. Après nous avoir salués, ils nous conduisirent à l'église au chant des psaumes; ils nous lavèrent ensuite les pieds; chacun s'efforçait de les essuyer avec des linges, comme s'ils nous eussent enlevé par ce moyen les fatigues du voyage. Toutes les délicatesses de l'hospitalité fraternelle nous furent ensuite prodiguées^. » Les solitaires de Scété n'étaient pas moins charitables 3.

Les moines qui affluaient en Palestine ne pouvaient pas toujours recevoir l'hospitalité dans les monastères. Leur grand nombre ne le permettait pas. Saint Jérôme et sainte Paule prirent en pitié ceux qui restaient sans abri dans les lieux où. Joseph et Marie n'avaient trouvé personne qui voulût les recevoir; ils dépensèrent des sommes considérables pour leur bâtir un hospice à Bethléem *. Les monastères ou les ermitages par où ils passaient en troupes nombreuses n'avaient pas toujours assez de pain pour les nourrir. Plus d'une fois la Providence divine accrut les provisions d'une manière miraculeuse s.

Les religieux de Syrie et de Mésopotamie exerçaient, eux aussi, une hospitalité généreuse. Théodore d'Antioche confia le soin de recevoir les hôtes à des frères que recommandaient spécialement leur charité, leur modestie et leur inaltérable douceur 6. Les ermites et les reclus étaient tout aussi empressés. Théodoret, qui vécut dans l'intimité de plusieurs d'entre eux, rapporte des traits intéressants. Tout jeune encore, sa mère l'envoyait chaque semaine voir Pierre le Galate et son disciple Daniel. Ce dernier le prenait sur ses genoux, le comblait de caresses et de prévenances, et lui don-

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