in Ep. I, ad Timot. bom., 14^ P. G.^ LXII
Les moines dormaient sur des couclies bien primitives. Leur lit n'avait rien d'attrayant pour le corps. Saint Antoine se contentait de la terre nue; parfois il la recouvrait d'une natte i. C'était la coutume de la plupart des solitaires ^ Evagre la recommandait à ses disciples. Le paquet de papyrus ou de roseau qui leur servait d'escabeau leur tenait lieu d'oreiller '. Les moines et les moniales ne connaissaient généralement pas d'autre couche en Syrie et en Cappadoce*. Du foin, quelques herbes sèches, des joncs ou de la paille jetée sur le sol dans un coin de la cellule empêchaient leurs membres d'être meurtris par le contact immédiat de la terre ou du rocher^. Sainte Macrine dormait le visage tourné vers l'Orient, sur une planche couverte d'une toile grossière ; un morceau de bois lui servait d'oreiller 6. 11 était facile dans ces conditions de dominer le besoin excessif de dormir'^. Le corps prenait sans plaisir un repos nécessaire §. On n'avait aucune peine à secouer le sommeil quand l'heure était venue 9.
Les moines de Tabenne couchaient sur une natte lo. H ne leur était point permis de s'étendre deux sur la même i^. On retrouve cette défense ailleurs en Egypte. Quand un frère recevait la visite d'un hôte, il lui offrait pour la nuit une seconde natte dans le coin opposé de sa cellule *^ La règle de saint Antoine recommandait