‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 470 sur 520 · Zocklcr · texte numérisé non relu

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même*. Les moines de Cappadoce ne partageaient pas cette manière de voir*. Philoromos de Galatie portait une charge de fer^ Paul, moine du mont des Oliviers à Jérusalem, en faisait autant^. C'est parmi les moines syriens et surtout les reclus du diocèse de Tyr que cette coutume fut en honneur^. Théodoret eut l'occasion de visiter le solitaire Jacques, atteint * d'une fièvre violente. Il approcha la main pour se rendre mieux compte de sa maladie. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver deux cercles de fer qui entouraient les reins et le cou du patient et étaient reliés par deux chaînes se croisant sur la poitrine et dans le dos ! Les instances de l'évêque le déterminèrent à quitter ce lourd fardeau tant que dura sa maladie 6. Marcien de Chalcis et ses disciples se chargeaient eux aussi de fer. Eusèbe, l'un de ces derniers, qui avait déjà un poids de cent vingt livres, eut la force de l'augmenter des cinquante de son confrère Agapet et des quatre-vingts de Marcien"^. Celui d'Acepsimas, reclus du pays de Cyr, pesait tellement que le saint homme marchait profondément incliné s. Romanos et Abbas de Télédan pratiquaient des mortifications semblables^. Théodose d'Antioche et Eusèbe, abbé de Télédan, ne se contentaient point du collier et de la ceinture. Celui-ci les réunit au moyen d'une tige de fer qui le tenait toujours penché et ne lui permettait pas de considérer le ciel. Celui-là garnit ses poignets de bracelets en métal lo. Siméon Stylite ceignit ses reins d'une corde de fibres de palmier, qui pénétra dans les chairs et lui causa de cruelles souffrances, quand il dut la retirer. Dans la suite, il porta au cou une lourde chaîne qui fut renfermée après sa mort dans son sépulcre ii. Polychronios, qui avait peur de se singulariser en se chargeant de fer, portait pendant ses prières nocturnes et le

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