Aujourd'hui Tell-Neschin
2. Théodoret, id., 24, ibid., 1463-53 ; Antonius, Vita S. Symeonis. ActaSanciorum Jan., t. I, 269-74. Cf. Tillemont, XV, 347-391 ; Delahay, Les Stylites. Compte rendu du troisième Congrès scientifique international des catholiques tenu à Bruxelles du ) au 8 sept. i8p4. 5^ section, Sciences historiques, 141.-232.
grand nombre d'imitateurs, qui se sont succédé en Orient jusque vers le Moyen-Age ".
La Syrie et la Mésopotamie, berceau des stylites, patrie d'un grand nombre de reclus, de subdivales et de moines stationnaires, virent pendant la période qui nous occupe plusieurs innovations monastiques. La plus importante est celle d'Alexandre (f 430), fondateur des « acémètes ». Cénobite d'abord, puis anachorète, et enfin prédicateur de l'Évangile au milieu des païens, Alexandre groupa des convertis et des moines pour former une communauté religieuse. On la vit tantôt fixée sur un point, tantôt errante à travers l'Orient sous la conduite de son chef. Elle se transporta à Constantinople. Les uns l'accueillirent avec enthousiasme, les autres virent de fort mauvais œil cette institution, qu'ils confondaient avec la secte des massaliens. On trouve un écho de ces sentiments sous la plume de saint Nil : « Cette application continuelle aux choses divines imaginée par Adelphie de Mésopotamie et par Alexandre, qui souilla de ses enseignements la ville de Constantinople, ouvre la porte à une paresse coupable. Us feignent de donner tout leur temps à la prière, et ils ne fournissent pas à des jeunes gens et à de nouveaux convertis, qui en ont un pressant besoin, le moyen de dompter leurs passions par le travail ^. »
Chassé de Constantinople, mal reçu à Antioche, Alexandre continua toujours avec son monastère le même genre de vie. La règle qu'il lui avait donnée reçut sa forme définitive, sous son successeur l'abbé Jean, dans le monastère de Gomon, en Bithy-