Evagre, Hist. eccL, 1. I, 13. P. G., LXXXVI
2. S. Nil, mort en 430, sept ans après que Siméon fut monté sur sa première colonne, écrivit à un stylite du nom de Nicander (1. Il, ep. 1 14-1 15. P. G., LXXIX, 250). Tillemont révoque en doute cette lettre pour ce seul motif : si elle était authentique, il y aurait eu un stylite avant Siméon. Mais n'a-t-elle pas été écrite entre 423 et 430 ? De plus, le seul témoignage de Théodoret suffit-il pour nier l'existence des stylites avant 423 ? Cet historien, évidemment bien renseigné sur ce qui se passait en Syrie, connaissait-il toutes les diverses manifestations de la vie monastique en Orient î II aurait bien pu exister dans quelque solitude de l'Egypte ou de la presqu'île du Sinaï un moine vivant sur une colonne, connu de saint Nil et ignoré par Théodoret.