‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 511 sur 520 · Verha Seniorum, P. L., LXXlll · texte numérisé non relu

Verha Seniorum, P. L., LXXlll

5. S. Grég. Nys., yita S. Macriiue,?. G., XLVI, 987-995. S. Jérôme, ep. 108,. P. L., XXU, 904-905, où il décrit les obsèques de sainte Pauie.

velis dans une église, près de l'autel/ ou un oratoire ne tardait pas à être construit sur leur tombeau.

La perspective de ces honneurs effrayait les saints. Saint Antoine réussit à se les épargner. Saint Hilarion obéissait au même sentiment, lorsqu'il prescrivit à ses disciples de l'enterrer immédiate^ ment après sa mort, dans le petit jardin, sans se donner la peine de changer ses habits. Ses ordres furent ponctuellement exécutés. Aussi les chrétiens du voisinage apprirent-ils en même temps la nouvelle de ses obsèques et celle de son trépas ' . Arsène menaça des rigueurs de la justice divine ceux qui distrairaient la moindre partie de son corps pour lui rendre les mêmes honneurs qu'aux reliques*.

Le diacre d'Edesse, dont il a été question un peu plus haut, avait sévèrement interdit de célébrer ses louanges, de chanter des cantiques en son honneur, de le pérter triomphalement à travers les rues de la cité, de mettre des parfums autour de son cadavre, de l'ensevelir dans le temple et d'élever un monument au-dessus de ses restes. Il avait appelé la malédiction de Dieu sur ceux qui auraient la témérité de les placer sous un autel. Un misérable comme lui, déclarait-il, sollicitait de ses enfants des prières et l'oblation du sacrifice \

Le solitaire Marcien était l'objet d'une grande vénération. Son extrême vieillesse annonçait à tous que la mort ne tarderait guère à le: frapper. Déjà on se préoccupait des honneurs à lui rendre. Alypios, son neveu, avait fait bâtir un oratoire qu'il destinait à sa sépulture. Il n'était pas le seul qui voulût s'assurer la possession d'un pareil trésor. Mais le saint, qui fut informé de tous ces préparatifs, déjoUa leurs projets, en exigeant de son disciple Eusèbe le serment de lui donner une sépulture telle que personne ne pût la découvrir*.

D'autres faits montrent encore l'empressement que mettaient les Syriens à honorer les restes mortels de leurs grands ascètes. Les habitants de plusieurs villages voulaient emporter chacun de son côté le corps du célèbre reclus Acepsimas. Un religieux vint heu-

1. s. Jérôme, yita S. Hilarionis, ^2, Acta Sanci. Oct., t. IX, 57.

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