‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 7 sur 520 · Cassieh,; Cow/fl/io, XIX, 5, éd. Petsehnig · texte numérisé non relu

Cassieh,; Cow/fl/io, XIX, 5, éd. Petsehnig

La multitude des moines égyptiens est donc un fait incontestable ; aussi Gibbon, ne pouvant fermer les yeux à l'évidence, se contente-t-il de la reconnaître avec une pointe d'ironie : « La postérité, dit-il, put répéter le proverbe qu'on avait appliqué jadis aux animaux sacrés du pays, qu'il était plus facile de trouver un Dieu qu'un homme en Egypte i. »

Il ne saurait entrer dans mon plan d'énumérer ici tous les monastères qui surgirent en Egypte pendant le IV^ siècle et la première moitié du siècle suivant. Il suffira de rappeler quelquesuns des noms qui ont laissé dans l'histoire monastique une trace plus profonde, et de mettre sous les yeux du lecteur un exposé succinct du développement extraordinaire de la vie religieuse.

Les eaux du Nil, en franchissant.les frontières de l'Empire romain, rencontraient les premières colonies monastiques dans le voisinage de Syène ( A ssouan)^. Elles ne tardaient pas à pénétrer dans la région où se trouvait le célèbre groupe pakhomien. Saint Pakhôme, son fondateur (285-345), habita quelque temps le désert à une certaine distance de la ville d'Akmin (Panopolis)^, sous la conduite d'un vieil anachorète nommé Palamon. Cette solitude était habitée, par d'autres ermites. De nombreux disciples le rejoignirent '^ lorsqu'il se fut fixé à Tabenne (Tahennisi), nom qui signifie « Jardin des palmiers d'Isis » {'^22), non loin de Denderah, au nord de Thèbes^. Force lui fut d'établir de nouvelles maisons à Phbôou, Schenesit

1. Gibbon, Chute et décadence de l'Empire romain, XXXVll, t," I, 875, éd. Paris, 1837,

Page 1