CHAPITRE PREMIER
Topographie monastique
Première Lyonnaise. — Deuxième Lyonnaise. — Troisième Lyonnaise. — Quatrième Lyonnaise. — Première Belgique. — Première Aquitaine. — Seconde Aquitaine.
Les troubles profonds causés par les invasions du V® siècle et par l'effondrement de la puissance romaine dans les Gaules, ralentirent l'expansion de la vie monastique. Mais ce ne fut qu'un temps d'arrêt. Le mouvement qui portait du monde vers les solitudes les âmes fortement éprises d'un idéal religieux, s'accentua de nouveau, lorsque Clovis, gagné à la foi chrétienne, eut soumis à son autorité la plus grande partie de l'ancienne Gaule romaine. Les moines furent encouragés par ses successeurs. Leurs sujets d'origine barbare se joignirent à leur tour aux Gallo-Romains qui peuplaient les monastères.
Ces établissements se multiplièrent un peu partout durant le VI® siècle. Il en est qui disparurent
rapidement, d'autres plus heureux ont survécu à leurs fondateurs pour devenir quelques-unes des plus florissantes abbayes du moyen âge et de l'ancien régime. Ces derniers sont généralement connus, tandis que parmi les autres beaucoup n'ont laissé aucune trace dans l'histoire. La liste que nous allons dresser sera forcément incomplète ^
La Notitia Provinciarum et Civitatum Galliœ fournit un cadre tout naturel à la distribution géographique des monastères de cette période. C'est celui-là même que M. Longnon a adopté dans sa Géographie de la Gaule au sixième siècle.
Première Lyonnaise (correspondant aux provinces ecclésiastiques actuelles de Lyon et de Besançon) '^. A Autun, le prêtre Euphrone fonda, vers la fin du V^ siècle, auprès du tombeau de saint Symphorien, un monastère qui fut gouverné, dans la suite, par saint Germain, le futur évêque de Paris '\ La reine Brunehaut établit dans cette ville les monastèreshospices de Saint-Andoche et de Sainte-Marie, que saint Grégoire le Grand enrichit, sur sa demande, de privilèges (602) ^, desservis le premier par des moines
1 II se trouve dans la plupart des diocèses des monastères se réclamant avec plus ou moins de raison d'une origine mérovingienne. Les recherches archéologiques sont venues en maintes circonstances autoriser des traditions que l'on pouvait de prime abord croire légendaires.
.2 Nous n'avons pas à revenir sur les monastères du diocèse de Lyon, voir plus haut, p. 41.
3 Grégoire de Tours, Historia Francorum, 1. II, xv, p. 82. Venance Fortu- 'HA.T , Vita S . Germant Parisiensis, éd. Krusch, p. 12. . 4 Jaffé, Regesta Roman, Poniif. n. 1871, t. I, 209,
et le second par des moniales. Cette princesse reçut la sépulture dans la basilique de Saint- Martin, desservie par une communauté d'hommes ^
Langres. Grégoire, évéque de Langres, fit construire à Dijon une basilique en l'honneur de saint Bénigne et lui donna pour complément un monastère, dont Eustade fut le premier abbé ^. Saint Seine fonda, dans la même civitas ou diocèse, le monastère (Segestrensc) qui porta son nom ^, et saint Jean, celui de Moustier- Saint-Jean [monasteriiim Reomense) ^ ; Saint- Michel-de Tonnerre ^ et Saint-Jome de Langres remontent à la même époque ®.
Chalon-sur Saône. Saint- Marcel de Chalon eut pour fondateur le roi Contran, probablement en l'année 584 '. Il y avait en outre vers la même époque un second monastère d'hommes sous le vocable du prince
1 Mabillon, Annales Benedictitii, I, 2o3-2o5.
^ Grég. de Tours, De gloria Conjessorum, xlii, p. 774. De gloria Mai-tyrum, L, 522-524- Grégoire de Tours parleilës. aôôaM qui assistaient à la translation des reliques de saint Bénigne ; ce qui suppose la présence de quelques groupes monastiques dans la région. Longnon, Géographie de la Gaule au 77« siècle, 2ii-2i3, Mabillon, op. cit., t. I, 45. L'abbé Chomton place cette fondation entre les années 520 et 540. Histoire de l'abbaye de S. -Bénigne de Dijon, Dijon, 1900, p. 14.
.3 Saint-Seine, chef-lieu de canton, Côte-d'Or. Grég. de Tours, De gloria Co/ifessornm, lxxxvi, 804. Vita S. Sequani, Mabillon, Acta Sanct., I, 249-252 ou 263-266, et Acta SS. Sept., VI, 36-41.M abillon, Amiales, I, 179 ; Gallia Christiaiia, IV, 695. Longnon, 214-215. Fondé vers 58o.
* Gant, de Montbard, Côte-d'Or. Jonas, Vita S .Johannis Reomensis, dans Krusch, Script, rer. Merovitigicarum, 111, bob-Si", . 'Rovsmvs, H istoriamonasterii Reomensis, 1637, in-4. Mabillon, Annales, I, 45. Longnon, 214. On place la date de cette fondation vers 450.
•' Gant. Laignes, Côte-d'Or.
" Mabillon, I, 4g-5o. Gallia Christiana, IV, 653, 712, 729.
' Grég. de Tours, De gloria Martyrum. lu, 525. C/zrowïcow Fredegaeii, 1. IV, p. 124. Mabillon, Atmales, I, i33-i34. Gallia christiana, IV, 957. Longnon, 217.
des apôtres ^ et celui de Sainte-Marie de Losne (Beata Maria apud Latonam) ^. Saint Grégoire mentionne le monastère de Gourdon {Gurthonense monasterium) , où mourut le prêtre reclus Desideratus (5 70) ^. On voyait déjà à Tournus la basilique du saint martyr Valérien, qui fut desservie par des moines '*.
Besançon. Les actes de saint Lautein lui attribuent la fondation de deux monastères assez rapprochés l'un de l'autre, Saint-Lauthein de Silèze ^, et Maximiacum.
Deuxième Lyonnaise (correspondant à la province ecclésiastique de Rouen).
' Rouen. L 'abbaye de Saint- Pierre, connue plus tard sous Je vocable de Saint-Ouen, existait du temps des premiers Mérovingiens ^. Le biographe de sainte Clotilde attribue à ce saint évêque la fondation d'une communauté de vierges sur les bords de la Seine aux Andelys "^ ; les Anglo-Saxons du VIP siècle y envoyaient leurs filles se consacrer au service du Seigneur. L'ermitage dans lequel saint Samson, abbé de Dol, aimait à se
' Dans un faubourg de la ville de Chalon, Gaîîia Christiana, IV, gôi.
2 A S.-Jean-de-Losne, au confluent de l'Ouche et de la Saône. Mabillon, Annales, I, 228-229. Gallia christiana, IV, 957.
•' Gant, de Mont- Saint-Vincent, Saône-et-Loire. Gkég. de Tours, De gloria Confessoriim, lxxxv, p. 802. Longnon, 218.
4 Grég. de Tours, De gloria Martyrum, Lin, 525, Gallia Christiania, IV, 465 i ONGNON, 218.
•' Près de Poligny, Jura. VitaS. Lauteni dans Acta Sanct. Nov., I, 280-285. Gallia •Christiana, XV, i32-i33. MabilluN, Annales, i, 32-33.
" Mabillon, Annales, I, 122-123. Gallia Christiana, XI, i35. Vacandard, Vie de S. Ouejt, 46.
' Vita S. Chrotildis, apud Script, rer. Meroving:, II, 346 Mabillon, J, i23. ■Gallia Christiana, XI, 161.
retirer, devint le berceau du monastère de Pentale ^
Bayeux. Saint Vigor, qui gouverna ce diocèse au commencement du VP siècle, fonda les monastères de Reviers ^ {Redeveriacum) , Chrismat {Chrismatiim), qui reçut le nom de son fondateur ^ et Cerisy {Cerasiense) ^. La fondation de celui des Deux- Jumeaux {Duo Gemelli) ^ est attribuée à saint Martin de Vertou.
Séez. Le monasterium Uticense (Ouche) ^, qui eut pour fondateur saint Évroul, prit dans la suite son vocable. Le biographe de ce saint lui attribue la fondation de quinze monastères tant d'hommes que de femmes. '' Le monastère de Saint-Martin de Séez remonte à la même époque.
Coutances. Saint Marcouf, qui vivait au milieu du VP siècle, est le fondateur du monastère de Nanteuil ^.
Avranches. Le grand propagateur de la vie monastique dans ce diocèse fut saint Pair ou Paterne ^. Il avait quitté, avec son ami Scubilion, le monastère poitevin d'Ansion ou Saint- Jouin de Marnes, pour mener la vie
^ Aujourd'hui Saint-Samson-de-la-Roque, cant. de Quillebeuf, arr. de Pont- Audemer, Eure. Vacandard, Viede S. Ouen, i56-i55.
- Cant. Creully, arr. Caen, Calvados.
^ Cant. Bayeux, Calvados. Gallia Christiana, XI, 404.
4 Cant. Saint-Clair, arr. Saint-Lô, Manche. Ibid, 408. Sur ces trois monastères, voir Vita S. Vigoris dans Acta Sanct. Nov.,I, 297-306 et 2S9. Mabillon, Annales,
* Cant. Isigny, arr. Bayeux. Mabillon, I, 148. Gallia Christiana. ibid., 406
" Cant. la Ferté-Fresnel, arr. Argentan, Orne. Viia S. Ebrulfi, dans Mabillon, Acta Sajict., I, 354-36o. Annales, 16c. cit. Gallia, XI, Si3.
' Cant. Mortrée, arr. Argentan. Gallia, ibid., ySS.
^ Aujourd'hui Saint- Marcouf, cant. Montebourg, arr. Valognes, Manche, Vita S. Marctilfi, dans Mabillon, Acta Sanct., 0. S B., sec. I, i20-i25. Annales, I, i38.
' Venance Fortunat, Vita S. Pattrni, éd. Krusch, 33-37.
érémitique dans une île de l'Océan {Sisciacus) ^ Il fonda de nombreux monastères dans les diocèses d'Avranches, de Coutances, de Bayeux et de Rennes, avant et après son élévation sur le siège épiscopal d'Avranches. Ces établissements sont inconnus. On n'a pu identifier avec quelque certitude le monasterium Maudunense, où mourut saint Scubilion.
Troisième Lyonnaise (correspondant à la province ecclésiastique de Tours).
Tours. C'est de toutes les Eglises de la Gaule au VP siècle, celle dont les établissements monastiques nous sont le mieux connus, grâce à son évêque historien Grégoire. Les traditions inaugurées à Marmoutier par Martin se poursuivirent. Le reclus saint Léobard habita l'une des grottes voisines du monastère ^. La basilique où reposait le corps de saint Martin était desservie par un collège de moines ; les abbés Silvin et Venance qui les gouvernèrent ont laissé une mémoire vénérée. ^ Le tombeau du thaumaturge ne fut pas sans attrait pour les moniales ; elles eurent deux monastères auprès de sa basilique, l'un bâti par Ingytrude *, et l'autre établi autour de la cellule de la sainte recluse Monegonde ^. Il y eut dans la ville un monastère qui portait le nom de l'abbé Venant, son fondateur^, et qui fut gouverné (552) par Gonthaire
^ Aujourd'hui Saint-Pair, près de Granville, Manche.
2 Grég. de Tours, Liber vitœ Paintm, xx, 742.
^ Id., Historia Francorum, IV, li, p. 147. et Liber Vitce Patmm, xvi, 725.
*Iâ,, Ibid., IX, 33, 387-388,
* Id., Liber Vitce Patrtim, xrx, 738.
• Id., Historia Francorum, X, 3i, p. 446.
avant son élévation sur le siège épiscopal \ et celui de Saint- Julien, établi au temps de saint Grégoire ^.
Le diocèse de Tours possédait, en dehors de la ville, les deux monastères de Loches et de Sennevières [Senaparia) ^, dus au saint abbé Ours ^ ; deux autres maisons établies par saint Bracchion en un lieu que Grégoire n'a point désigné ^ ; celui de Saint-Mesme de Chinon, fondé au V^ siècle par un disciple de saint Martin du nom de Maxime, et gouverné au VI^ par un abbé Flamerius ® ; celui de Saint- Senoch ', fondé par un solitaire de ce nom ; celui de Saint- Martin de Lutta, qui fut pillé par des soldats en 574 ^ ; celui dé Maillé (Malliacus), où l'on découvrit les reliques de saint Soulein {Solemnis) ^, évêque de Chartres, et enfin le monastère innomé où sainte Pappula passa trente années déguisée en homme ^^.
Le Mans. Le monastère le plus important de ce diocèse fut Saint- Calais (Anisola), fondé par le saint dont il porte le nom (533) ^^ Les Actus Pontificiim
^ Grés, de Tours, De Gloria Con/essonim, viii, 753.
2 Id., De Virtutibus S. Juliani, SyS-SSo.
•' Sennevières, cant. de Loches, Indre-et-Loire.
4 Gkég. de Tours, Liber Vitce Patrum, xvii, 734.
5 Ibid., XII, 714.
" De gloria Confessorum , xxii, 762. Venance, Fortunat, FjVa S Germant, 1, 25, p. 52.
'' Cant. de Ligueuil, Indre-et-Loire. Liber vitce Patrum, xv, 721.
' Historia Francorum, \. IV, 48, p.i83. On a vainement identifié ce monastère avec Giran-la-Latte (cant. Ligueil, arr. Loches). Voir Longnon. 619-620, qui combat cette identification.
" Aujourd'hui Luynes, cant. Tours. De gloria Confessorum, xxi, 760.
^0 Ibid., XVI, 756-757. Sur tous ces monastères voir Longnon, 242-294. ^^ J. Havel, Questions mérovingiennes , lY , Les Chartes de S. -Calais, àaxis Bibl. Ec. Chartes, X'LY 11, 7. Mabillon, Annales, l, 76-78.
l5o MOINES MÉROVINGIENS.
Cenomannis in Urbe degentium ^ énumèrent les fondations attribuées à chacun des évêques. Ces attributions témoignent au moins d'une existence ancienne de ces monastères. Voici les principaux : Saint- Vincent du Mans ; Sainte-Marie, gouvernée par un abbé Pavin ; Saint-Martin et Saint- Victor, situés sur les rives de la Sarthe ; Saint-Julien-du-Pré ; Saint-Pierre-de-la- Couture ; Saint- Germain, situé dans un faubourg de la ville épiscopaie ; Saint- Martin de Pontlieue, sur les bords de l'Huisne ; Estival, qui fut donné à des religieuses, Evron, etc. ^
Angers. Le monastère de Mont-Glonne ^ remonte à saint Florent, qui vécut au V^ siècle. Saint Maurille fonda auprès de Chalonnes le monasterium Colonotense. Celui de Tincillac, dans lequel saint Aubin mena la vie religieuse avant de monter sur le siège épiscopal d'Angers, n'a pu être identifié. L'église qui conservait les reliques de ce bienheureux pontife fut de bonne heure desservie par des moines. La fondation de Glanfeuil remonte assurément au VP siècle ^.
Rennes et diocèses bretons. On établit un monastère
auprès du tombeau de saint Melaine, évéque de Rennes
•f" 53o) ^. Il y en eut un auprès de la basilique qui
conservait le corps de saint Nazaire dans le diocèse
de Nantes ®. La cellule du saint reclus Friard ' se
1 Archives historiques du Mai?ie, II, le Mans, 1902, in-8.
2 Gallia Christiana, XIV, 429 et s. DoM Piolin, Hist. de l'Eglise du Mans, I et II.
3 Saint Florent-le-Vieil, Maine-et-Loire.
4 DoM GuiLLOREAU. L'Aîijou et ses établissements monastiques , Angers, 1899, in-8- "' Gallia Christiana, XIV, 768.
" Cette église est devenue le berceau de la ville de Saint-Nazairc. Longkon, 3 1 1 . ' Grég. de Tours, Liber vitm Patrum, x, 705-709.
trouvait dans ce même diocèse, au village actuel d(; Besne \ Saint Gildas (t vers 647) gouverna, dans le diocèse de Vannes, le monastère de Rhuiz [Ruiensis) ^, dont il fut le fondateur. Locminé ^, Saint-Melaine de Brain '^, passent pour remonter aux temps mérovingiens ^. Saint- Mathieu, au diocèse de Léon, fut fondé au VI^ ou au VIP siècle ^. On attribue à l'évêque saint Pol la fondation de Kerlouan ''j de Lanpol ^ et d'un autre monastère dans l'île de Batz ^, et à saint Hervé celle de Lanhouarneau \°. Saint Guénolé fonda Landevenech ^ ' au VP siècle dans le diocèse de Quimper. Saint-Méen ^*, Saint-Lunaire ^^, Guer '^, au diocèse de Saint- Malo, Saint-Jacut '^ et Saint-Samson, au diocèse de Dol, ont une origine mérovingienne. Saint-Tugdual '^, fondé par le saint de ce nom, et
* Cuit. Pontchâteau, arr. S.-Nazaire, Loire-Inf. Longnon, 3i2-3i3;
'^ Gant. Sarzeau, arr. Vannes Morbihan. Vita S. Gildce. dans Mabillox, Acta Satict., I, 129-142.
" Arr. Pontivy. ,
4 Gant. Redon, lUe-et- Vilaine. Vita S. Melanii, dans Script, rer. Merov., III, 872. ^ Gallia Christiana, XIV. gSg.
•« Ibid., XIV, 487.
'^ Gant, Lesneven, Finistère.
* Ile d'Ouessant.
" Vita S. PauH Aureliani, dans AnaUcta Bollandiana, I, 2o8-353. Gallia Christiana, XIV, 985.
1" Gant. Plouescat, arr. Morlaix.
11 Gant. Grozon, arr. Ghâteaulin. Vita S. Winwalœi, da.ns Analecta Bolland.. III. 167-264.
^2 Arr. Montforr, lUe-et-Vilaine. Vita S. Mevenni, dans Analecta Bolland, Ifl, 142-
13 Gant. Dinard, arr. Saint-Malo. Vita S. Leo?tani, dans Acta Sanct. Julii, l,i2i-
1* Arr. Ploërmel, Morbihan.
■* Gant. Ploubalay, Gôtrs-du-Nord.
■ •" Près de Tréguitr.
l52 MOINES MÉROVINGIENS.
Bourbriac ' par un de ses compagnons, au diocèse de Tréguier.
Quatrième Lyonnaise (correspondant à l'ancienne province ecclésiastique de Sens).
Sens. L'abbaye de Saint Pierre-le-Vif, sous les murs de Sens, vénérait comme sa fondatrice une princesse mérovingienne du nom de Théodechilde ^, qui était sans doute fille de Thierry L
Chartres. Les trois monastères situés dans la ville, Saint-Père, Saint-Chéron et Saint-Martin, se prévalaient d'une origine mérovingienne ^. Saint Lubin gouverna celui de Broa {Braiacum) ^ avant son épiscopat, il y avait en ce lieu une communauté de vierges ^. Saint Laumer fonda ceux de Corbion (Saint-Laumerle-Moutier) et de Bellomer ^ ; on ne sait où placer celui de Pisciacus, dans lequel saint Avit réunit ses disciples'''.
Auxerre. Il y eut de bonne heure un monastère autour de la basilique de Saint-Germain. Voici ceux qui existaient au VP siècle dans la ville et le diocèse : Saint-Julien, Saint- Marien, un monastère désigné par le nom de son fondateur Ulfinus ^, le
1 Cant Moustéru, arr Guinguamp, Côtes-d u-Nord .
- DucHESNE, Les Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, II, Sgô. Ehide sur la charte de fonàation de l'abbaye de S. Pierre-le-Vif, par M. Prou, p. 34.
•' Mabillon, Annales, I, 147-148.
4 Ar. Châteaudun, Eure-et-Loir.
■' VitaS.Leobini, parmi les œuvres en prose de Ven.Fortunat, éd. Kuusch, 73-82.
" Cant. la Loupe, arr.Nogent, Eure-et-Loir Vita S.Launomari, dans Mabillon, Actn Sanct., l, 317-326.
" Vitu S. Aviti, dans Caialogus codicum liagiograph.BibliotheccB Brit,xellensis,l, 57-63.