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LES TARETS

(reRepo. L.)

(PI, 114, fig. 2, 3, 4.)

Ont le manteau prolongé en un tuyau beaucoup plus long

(x) Ajoutez Phol. orientalis, 1b., 860, qui Ph. crispata, 1d., ot. 872-874; n'est peut-être qu’une variété de Dactylus; Phol. pusilla, b., 869-971; Phol. costata, 1b., 865 ; Phol. striata, ib., 864-66.

que leurs deux petites valves rhomboïdales, et terminé par deux tubes courts, dont la base est garnie de chaque côté d’une palette pierreuse et mobile. Ces acéphales pénetrent tout jeunes, et s’établissent à demeure dans l'intérieur des bois plongés sous l’eau, tels que pieux, quilles de navires, etc., et les détruisent en les criblant de toute part. On croit que, pour s’enfoncer à mesure qu’il grandit, le taret creuse ces bois à l’aide de ses valves; mais ses tubes restent vers l'ouverture par où il est entré, et ou il amène l’eau et les alimens par le mouvement de ses palettes. Le canal où il se tient est tapissé d’une croûte calcaire qu’il a transsudée, et qui lui forme encore une sorte de coquille tubuleuse. Ces animaux sont très nuisibles dans les ports de mer.

L’espèce commune (Zeredo navalis, L.), apportée, dit-on, de la Zone Torride, a menacé plus d’une fois la Hollande de sa destruction, en rui-

nant ses digues. Elle est longue de six pouces et plus, et a des palettes simples.

Les pays chauds en produisent de plus grands, dont les palettes sont articulées et ciliées. On doit les remarquer à cause de l’analogie qu’elles établissent avec les cirrhopodes, Tel est le Teredo palmulatus, Lam., Adans., Ac. des sc., 1759, pl. 9, fig. 12 ‘les palettes).

On a distingué des tarets,

LES FISTULANES , (rISTULANA. Brug.)

(PL. 116, fig. 1.)

Dont le tube extérieur est entièrement fermé par le gros bout, et ressemble plus où moins à une bouteille ou à une massue; on l’observe tantôt enfoncé dans des bois ou des fruits qui apparemment avaient été plongés sous l’eau, tantôt simplement enveloppé dans le sable. L'animal a d’ailleurs deux petites valves et deux palettes comme les tarets. Il ne

05% ACÉPHALES ° nous en vient de frais que des mers des Indes; mais uos couches en recelent de fossiles. (x)

On doit en rapprocher

LES GASTROCHÈNES,

(GASTROCHÆNA. Spengler.)

(PI, 116, fig. 2,3.)

Dont les coquilles manquent de dents, et dont les bords, très écartés en avant, y laissent une grande ouverture oblique, vis-à-vis de laquelle le manteau a un petit trou pour le passage du pied. Le double tube qui rentre entièrement dans la coquille est susceptible de beaucoup d’allongement.

Il paraît constant qu’elles ont un tube calcaire. (2)

Les unes ont, comme les moules, les sommets à l’angle antérieur (3); d’autres les ont plus rapprochés du milieu. (4) Elles vivent dans l’intérieur des madrépores qu’elles percent.

On a reconnu parmi les fossiles deux genres d’acéphales munis de tuyaux, comme les tarets, mais dont

le premier,

(x) Teredo clava, Gmel., Spengl., Naturforsch., XIII, x et 1x, cop., Encycl., méthod., vers, pl., czxvir, f. 6-16. C’est le Fistulana gregata, Lamarck ;

Teredo utriculus, Gm., Naturf., X. x, 10, probablement le même que Fistulana lagenula, Lam., Encyel.méthod.,T, c, f. 23;

Fistulana clava, Lam.,ib., 17-22.

Il est probable que le Pholas teredula,

Pall., nov. act., Petrop., II, vr, 25, est aussi une Fistulane.

(2) MM. Turton, Deshayes et Audouin ont observé ce tube.

(3) Pholas hians, Chemn., X, crxxit, 1678, 1679.

(4) Id., 168r, espèce très différente de la précédente, que Chemn. n’a pas assez

distinguée.

LES TÉRÉDINES,

(reREDINA. Lam.)

À un petit cuilleron en dedans de chacune de ses valves et une petite pièce libre en forme d’écusson à la charnière. (1)

L'autre,

LES CLAVAGELLES,

(cLAvAGELLA. Lam.) (PL. 1x9, fig. 1, 2; pl. 110, fig. 3.)

A une de ses valves saisie par le tube, qui laisse néanmoins Pautre libre. (2)

Il s’en irouve une espèce vivante qui se tient dans les madrépores des mers de Sicile, et qui a été décrile par M. Audouin.

Quelques-uns croient aussi pouvoir placer dans cette

famille

LES ARROSOIRS , (ASPERGILLUM.).

(PL 119, fig. 1, 2.)

Dont la coquille est formée d’un tube en cône allongé,

(x) Teredina personata. Lam. et Desh., xLu, 19, Cl. coronata, Desh., foss., par. foss. de Paris. I, pl. 1, f. 23-28. I. v. 15, 16. (2) CL. echinata, Lam., An., Mus. XII,

fermé au bout le plus large par un disque percé d’un grand

nombre de petits trous tubuleux; les petits tubes de la rangée

extérieure, plus longs, forment autour de ce disque comme

une corolle. Le motif pour les rapprocher des acéphales à

tuyaux, c'est que l'on voit sur un endroit du cône une double

saillie qui ressemble réellement à deux valves d’acéphales qui

y seraient enchässées. Plus anciennement, les rapports de ces petits tubes avec ceux qui enveloppent les tentacules de cer-

taines térébelles avaient fait supposer que cet animal apparte-

nait aux annélides.

L'espèce la plus connue, l’Arrosoir de Java, Martini, Conch., 1, pl: 1, f. 7, est longue de sept ou huit pouces.(1)

(1) Aj. lÆrrosoir à manchettes, Sav., Ég., coq., pl. xiv, f. 0.

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