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SANS COQUILLES. k 243 qu'ils paraissent communiquer organiquement ensemble, et que sous ce rapport ils sembleraient lier les mollusques aux zoophytes; mais ce qui, indépendamment de leur organisation propre, s'oppose à cette idée, c'est que, d'après les observations de MM. Audouin et Milne Edwards, les individus vivent et nagent d’abord séparés, et ne se réunissent qu'à une certaine époque de leur vie.
Leurs branchies forment, comme dans les àscidies, un grand sac que les alimens doivent traverser avant d'arriver à la bouche; leur principal ganglion est de même entre la bouche et l'anus; la disposition des viscères et de l'ovaire est àa-peu-près semblable. (1)
Néanmoins les uns ont, comme les biphores, une ou-
verture à chaque extrémité.
Tels sont
LES BOTRYLLES ,
(sorrvLius. Gærtn.)
(Planche 128.)
Qui sont de forme ovale, fixés sur divers corps et réunis
(x) C'est M. Savigny qui a fait connaitre faisaient connaître la structure particulière récemment l’organisation singulière de toute des Botrylles et des Pyrosomes. Voyez cette famille, que Von confondait autrefois l'excellent travail de M. Savigny, dans ses avec les Zoophytes proprement dits. En Mémoires sur les animaux sans verlébres,
même lemps, MM. Desmarets et Lesueur deuxième partie, premier fascicule.
2n4 ACÉPHALES Be
à dix ou douze comme des rayons d’une étoile; les orifices branchiaux sont aux extrémités extérieures des rayons, et les anus aboutissent à une cavité commune qui est au centre de étoile. Quand on irrite un orifice , un animal seul se contracte; si on irrite le centre, ils se contractent tous. Ces tres petits animaux s’attachent sur certaines ascidies, sur certains fuêus, etc. (1) nes
Dans certaines espèces, trois ou quatre étoiles paraissent empilées l'une sur l’autre. (2)
LA
LES PYROSOMES
{pyrosomA. Péron.)
(Plauche 133.)
Sont réunis en très grand nombre pour former un grand cylindre creux, ouvert par un bout, fermé par l’autre, qui. nage dans la mer par les contractions et les dilatations combinées de tous lesanimaux particuliers qui le composent. Ceuxci se terminent en pointe à l'extérieur, en sorte que tout le dehors du tube est hérissé; les orifices branchiaux sont percés près de ces pointes, et les anus donnent dans la cavité intérieure du tube. Ainsi lon pourrait comparer un Pyrosome à un grand nombre d’étoiles de botrylles enfilées les unes à la suite des autres, mais dont l’ensemble serait mobile. (3)
La Méditerranée et l'Océan en produisent de grandes espèces, dont les
(1) Voyez Desmarets et Lesueur, Bullet. (2) Botryllus conglomeratus, Gærln:, des Sc., mai 1815. ou Alcyonium conglomeratum, Gm.; Pall.,
Botryllus stellatus, Gærxtner, où 4lcyo- Spic. Zool., X, :v, 6. : nium Schlosseri, Gm.; Pall., Spicil. Zool., (5) Foyez Desmarets et Lesueur, loc: X.1v, 1-5. t cit.
SANS COQUILLES. 245 animaux sont disposés peu régulièrement. Elles brillent pendant la nuit de tout l'éclat du phosphore. (1) :
On en connaît aussi une petite, où les animaux sont rangés par anneaux très réguliers. (2)
Les autres de ces mollusques agrégés ont, comme les ascidies ordinaires, l'anus et l’orifice branchial rapprochés vers la même extrémité. Tous ceux qu'on connaît sont fixés, et on les avait jusqu'ici confondus avec les alcyons. La masse des viscères de chaque individu est plus ou moins prolongée dans la masse cartilagineuse ou gélatineuse commune, plus ou moins rétrécie ou dilatée en certains points; nrais chaque orifice représente
toujours à la surface une petite étoile à six rayons.
Nous les réunissons sous le nom de
POLYCLINUM. (3)
. (Planches 129-132.)
Les uns (a) s'étendent sur les corps comme des croûtes charnues. (4)
(x) Plusieurs des Polyclinum et des Aplidium de Say.
(2) Pyrosoma atlanticum , Péron, Ann.
Mus., IV, zxxrr, L Le Pyrosome géant, Desmarets et Le— sueur, Bullet. des Se., mai 1815, pl. 1, Fe
(3) Le Pyrosome élégant, Lesueur, Bullet. des Sc., juin 1815, pl. v, f. 2.
- (4) C’est d’après le nombre des étrangle-
(c) PL. 129, fig. 1, 2, 5, 4.
(c) BL 136, fig. 1 (e) PL 129, fig: x, 2,
mens, c’est-à-dire le plus ou moins de séparation de la branchie, de l'estomac et de l'ovaire, que M. Savigny a formé ses genres Polyclirum (b), Aplidium (c), Didemmum (d), Eucælium (e), Diazona (f),
- Sigillina (9), etc. qu’il ne nous paraît pas
nécessaire de conserver. Ici doivent encore venir lÆ/cyonium ficus, Gm.; le Distomus variolosus, Gærtn, ou Aleyonium ascidioïdes, Gm., Pall., Spic., Zool., X, 1v, 7.
x (2) PL 131, fig. 2.
(d) PI. 120, fig. 5, 4.
(9) PL 130, fig. 3.
: 246 ae ACEPHALES pie
D’autres (a) s'élèvent en masse conïque ou globuleuse; (1). Ou s’étalent en disque comparable à une fleur ou à une actinie s’allongent en branches cylindriques portées par des pédicules minces, etc. (8), ouse groupent parallèlement en cylindres. hs v. Il ETES mème, d’après des opservations récentes que les. BSCHARES, FE
% « ques de cette famille. (5)
(x) Les Zucælium, Sav.;les Disiomus pied de long, et les animaux, minces com
sont disposés de même. * des fils, trois à quatre pouces. (2) Le genre Diazona, Sav. (b), com- (4): Le genre Siroicum, Lam. (à) : ; posé d’une belle et grande espèce de cou (5) MM. Audouin et Milne Edwards d’un
leur pourprée, découverte près d’Ivice par côté, et M. de Blainville de l’autre, vien= M. Delaroche, nent defconstater ce fait, que les observa= (3) Le genre Srpillina, Sav. (c), re tions de Spallanzani semblaieñl déjà an-
les branches cylindriques ont souvent un noncer. ' (a) PL. 130, fig. x, 3; pl. 132, fig. 3. . (2) Pl: x32,fig.r. (c) PL. 137, fig. 3. (d) PI, 152, fs. 2.
Fe *;
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