‹ Les mollusquesChapitre 18 sur 119 · AMMONITES · texte numérisé non relu

AMMONITES

BRUG. Vulg. Cornes d’Ammon. (1)

Car on ne les trouve non plus que parmi les fossiles. Elles se distinguent en général des nautiles , par leurs cloisons qui, au lieu d’être planes ou simplement concaves, sont anguleuses, quelquefois ondulées , mais le plus souvent déchiquetées sur leurs bords, comme des feuilles d’acanthe. La petitesse de leur dernière loge peut faire croire que, comme la spirule, elles étaient des coquilles intérieures. Les couches des montagnes secondaires en fourmillent, et l’on en voit depuis la grandeur d’une lentille jusqu’à celle d’une roue de carrosse.

(1) Ce nom vient de la ressemblance de bélier. leurs volutes avec celles de la corne d’un

(a) PL 11. fig. 1.

Les variations de leurs enroulemens et de leur syphons donnent les motifs de leurs subdivisions.

On réserve particulièrement le nom d’AmmoxiTEs . Lam. (SIMPLEGADES, Monif., 82) aux espèces qui montrent tous leurs tours(‘). Leur syphon est placé près du bord.(1) É

On les à distinguées dernièrement en celles qui ont le bord des cloisons foliacé (les AMMONITES, les PLANITES, de Haan), et en celles qui l'ont simplement anguleux et onduleux(les CÉRATITES , de Haan).

Celles où le dernier tour enveloppe tous les autres , sont les ORBULITES, Lam., ou GLOBITES et GONIATITES, de Haan (t), ou PÉLAGUSES , Montf., 62. Le syphon y est comme dans les précédentes.

On a donné le nom de scapniTEs, Sowerb. (°), à celles dont les tours sont contigus et dans le même plan, excepté le dernier, qui est détaché et se reploie sur lui-même. (2)

On en voit de toutes droites, LITES, Lam.) ().

sans aucune partie en spirale(les zAGu-

Les unes sont rondes (3); d’autres sont comprimées (4). Quelquefois on voit à ces dernières un syphon latéral.

(x) Les espèces d'ammoxnires ont été cimen, Leid., 1325.

long-temps recueillies et décrites avec moins de soin que celles des coquilles ordinaires.

On peut commencer leur étude par l’article Ammonites de l'Enc. mét., vers, I, 28, et par celui de M. de Roissy , dans le Buf- 16. Il faut

aussi consulter la Monographie qu’en a don-

fon de Sonnini, mollusques, V,

née M. de Haan, sous le titre de Hono-

©] } L 4 L x 2 graphie ammoniterum et gontateorum spe

(a) PL 13. fig. 1-1.

(6) PL. 13. fig: 8.

(2) Sc. obliquus, Sowerb., Cuv., Os.

fuss. , II, 2e part., pl. x1, f. 13. ÿ

(3) Baculites vertebralis, Montf., 34»; Fauj., mont. de Saint-Pierre, pl. xxr.

(4) Le Tiranite, Montf., 346; Walch., Pétrif, , M. de Haan en

fait son genre Ruazpires , el il y rapporte

Suppl, pl. xrr.

les rcarayosarcoriTes de M. Desmarest.

(c) PL 13. fig. 5. (d) PL 13. fig. 11.

Il y en a d’arquées à leurs premières loges(les HAMITES, Sowerb.). (:)

Enfin, celles de toutes qui sortent le plus des formes ordinaires à cette famille, ce sont les rurriLITES, Montf., 118, oùles tours , loin de rester dans le même plan , descendent avec rapidité, et donnent à la coquille cette forme d’obélisque qu’on nomme turriculée. (1) (t)

On croit encore, toujours d’après des motifs semblables, devoir rapporter à la famille des céphalopodes, et considérer comme des coquilles intérieures

LES CAMÉRINES ,

Brug. (NUMMULITES. Lam.) Vulg.

Pierres nummulaires, numismales et lenticulaires,

Qui ne se trouvent également que parmi les fossiles, et présentent à l'extérieur une forme lenticulaire, sans aucune ouverture apparente, et à l'intérieur une cavité spirale divisée par des cloisons en une infinité de petites chambres , mais sans syphon. Cest un des fossiles les plus répandus, et qui

(x) Montf. , Journal de phys., therm. Audouin, ce qu’on a pris pour tel, est l’enan vit, pl. I, f. I.-1l y a des doutes sur roulement columellaire. la position du syphon. Peut-être, selon M.

(a) PL 13. fig. 6. 7. 10. (à) PL r2. fig. 9.

forme presque à lui seul des chaines entières de collines calcaires, et des bancs immenses de pierre à bâtir.(1)

Les plus communes, et celles qui deviennent les plus grandes, sont tout-à-fait discoïdes, et n'ont qu'un seul rang de chambres par tour de spire. (2)

On en trouve aussi quelques espèces très petites de cette sorte dans certaines mers.(3)

D’autres petites espèces, soit fossiles, soit vivantes, ont leur bord hérissé de pointes qui leur donnent la forme d'étoiles (les siDÉROLITHES, Lam.). (4)

Des travaux et des recherches d'une patience infinie, exécutés successivement par Bianchi (ou Janus Plancus), Soldani, Fichtel et Moll., et Alc. d'Orbigny, ont fait connaître un nombre étonnant de ces coquilles chambrées et sans syphon comme les nummulaires , extrêmement petites, souvent même tout-à-fait microscopiques , soit dans la mer, parmi le sable, les fucus, etc., soit à l’état fossile, dans les couches sableuses de divers pays; et ces coquilles varient à un degré remarquable pour la forme générale, le nombre et'la position

(1) Ce qu’on nomme pierre de Laon, Visa, D:icde

n'est formé que de camérines. C’est sur de Naut. lenticularis, VE ,e.f,g,h, VII, tels rochers que les pyramides d'Egypte a,h.

sont fondées, et avec des pierres sembiables À ce genre se rapportent aussi le L1coqu’elles sont construites. Voyez le méinoire rue et l’ecéoxe , Montf., 158, 166, et de Forris sur les discolithes dans ses Mé- son ROTALITE , 162, très différent des romoires sur l'Italie, et celui de M. Héricart raziTes de Lamarck.

de Thury, ainsi que les énumérations don- (3) Nautilus radiatus, Ficht, et Moll., nées par M. de Lamarck, Anim, sans vert, ML; as 1bite;td:

VIT, et par M. d'Orbigny , Tab. méth. des Naut. GATE nb Enitoo lt céphalopodes. (4) Siderol, calcitrapoide, Lam., Faujas,

2) Nautilus mammilla, Ficht. et Moll., mont. de St.-Pierre, pl. xx\iv.

relative des chambres, etc.; une ou deux espèces, les seules dont on ait observé les animaux, ont paru montrer un petit corps oblong, couronné par des tentacules nombreux et rouges, ce qui, joint aux cloisons de leur coquille, les a fait ranger, comme les genres dont nous venons de parler, à la suite des céphalopodes, classement qui aurait besoin d’être confirmé par des observations plus nombreuses, pour être regardé comme définitif.

Linnæus et Gmelin placent parmi les nautiles celles de ces espèces qui étaient connues de leur temps.

M. d'Orbigny, qui les a étudiées avec plus de soin que personne, en fait un ordre qu'il nomme FORAMINIFÈRES, parce que les cellules n’y communiquent que par des trous, et les divise en familles d’après la manière dont les cellules sont rangées.

Lorsque les cellules sont simples et disposées en spirale, ce sont ses HÉLICOSTÈGUES, et elles se subdivisent encore. Si les tours de la spirale s’enveloppent, comme il arrive nommément dans les camérines, ce sont ses Helicostèques nautiloïdes. (1)

(x) Ces êtres infiniment petits, intéressant peu notre plan, nous nous bornerons à citer les noms des genres avec quelques exemples. Dans cette première division sont comprises les Camérines elles-mêmes sous lenom de nummuxiwes (a), eten outre les xon1onINES ( Wautilus pompiloïdes , Fichtel et Moll., M. éncrassatus , 1id.).

Les sypérozines, les mêmes que les sydérolites, Lam. (2)

Les GRISTELLAIRES (c) ( Vautilus cassis, Naut, galea, id., etc.).

(a) PL 14. fig. 3.

(d) PI. 15. fig. 2.

* (8) PL 15. fig. 6.

Les rRoBuLINES (Wautilus calcar, N. vortex, iid.).

Les sPIROLINES ( Spirolinites cylindracea, Lam., Anim, sans vert.).

Les PÉNÉROPLES (d) ( Nautilus planatus, Fichtel et Moll., etc.).

Les DENDRITINES,

Les POLYSTOMELLES,

Les ANOMALINES.

Les VERTÉBRALINES.

Les cassDULINES (e).

(c) PL. 15. fig. 1.

(e) PL. 15. fig. 5.

Si les tours ne se recouvrent pas, ce sont les elicostèques ammonoï-

des.(1)

Si les tours s'élèvent comme dans la plupart des univalves , ce sont les

Hélicostèques turbinoïdes. (2)

Ou bien elles peuvent être disposées en deux séries alternatives; ce sont

alors les ENALLOSTÈGUES. (3)

Ou bien elles peuvent être rassemblées en petit nombre et ramassées comme en peloton; ce sont les AGATHISTÈGUES. (4)

(1) M. d'Orbigny n'en fait que quatre genres, Les SGLDANIES, Les OPERCULINES, Les PLANORBULINES,

Et les PLANULINES (a).

(2) Celles-ci comprennent dix genres,

Les TRONGATULINES,

Les GYROÏDINES,

Les GLOBIGÉRINES,

Lescazcarines (4), où l’on place entre autres le Mautilus Spengleri, Fichtel et Moll., x1v, d, i, et xv,

Les ROTALIES,

Les ROSALINES,

Les VALVULINES,

Les BULIMINES,

Les uvIGÉRINES (c),

Et les CLAVULINES.

(3) M. d'Orbigny a cinq genres d'Enal-

lostègues,

(a) PI 15. fig. 7.

() PI. 14. fig. 10.

(/) PL 215. fig. 9.

@) PI. 14. fig. 7:

(d) PL. 14. fig. 9.

(g) LL. 14. fig. 8.

Les BIGENERINES (/), Les TEXTULAIRES (4), Les VULVULINES (e), Les DIMORPHINES, Les POLYMORPBINES, Les VIRGULINES,

Et les sPHÉROÏDINES (f).

(4) Les AGATHISTÈGUES OU MILLIOLES des auteurs, qui composent à elles seules des bancs immenses de pierres calcaires, ne forment dans M. d'Orbigny que six genres,

Les BILOCULINES (2),

Les sPIROLOGULINES (k),

Les TRILOCULIRES,

Les ARTICULINES,

Les QUINQUELOCULINES (i),

Et les ADELOSINES (4).

M. de Blainville assure avoir observé que leur animal n’a point de tentacules; en ce cas il s’éloignerait beaucoup des céphalopodes.

(ce) PL. 15. fig. 4.

(e) PL 14. fig. 11.

(4) PL 14. fig. 5.

Des cellules simples peuvent aussi être enfilées sur un seul axe droit ou peu courbé , c’est la famille des STYCOSTÈGUES. (1)

Enfin dans les ENTOMOSTÈGUES (2), les cellules ne sont pas simples comme dans les autres familles, mais elles se subdivisent par des cloisons iransverses , de manière que la coupe de la coquille présente une

sorte de treillis.

(x) Les Stycostègues sont divisées par M.

d’Orbigny en huit genres,

Les noposarres(a), qu’il subdivise en xo- DOSAIRES JTOpres, C0MME Nautilus radiculus, Lin.;—Naut, jucosus, Montag., Test.

brit., XIV, f. 4; en pENTAzINES, tels que Nautilus rectus, Montag., I. cit., XIX, f.

4, 7 (le genre reormaGe, Montf., I. 330); en oRTHOCÉRINES, comme Vodosaria clavulus , Lam., Encycl., pl. 466, f. 3 ,et en MUCRONINES,

Les FRoNDICULAIRES (4), où vient Renulina complanata, Blainv., Malac.,

Les LINGULINES,

Les RIMULINES,

Les vaGINULINES, où appartient Vautilus legumen, Gm., Planc. I, f. 7; Encycl.

pl. 465,83,

Les marciNuzaixes(c), où est Nautilus raphanus, Gm., Soldan., 11, xe1v,

Les PLANULAIRES (d), comme Wautilus

(a) PL 15 fig. r2.

(d) PL 15. fig. 8.

(g) LL 14. fig. 2

(6) PL 15. fig. rt.

(e) PL. 15. fig, 13.

crépidulus, Ficht. et Moll., x1x, 8, h, i,

Et les PAVONINES (e).

(2) Les Entomostègues ressemblent extérieurement à plusieurs des nÉLICOSTÈGUES.

M. d'Orbigny en fait cinq genres,

Les AMPHISTÉGINES,

Les HÉTÉROSTÉGYNES (f),

Les ORBICULINES (9),

Les ALVÉOLINES ,

Et les FABULAIRES (/).

Les personnes qui voudront approfondir cette partie curieuse de la Conchyliologie, sur laquelle notre plan ne nous permet pas de nous étendre, mais qui peut être fort

utile dans l'étude des couches fossiles , trou-

veront un bon guide dans le tableau mé-

thodique des céphalopodes, inséré par M.

d'Orbigny dans les Ann. des sc. nat., 1826, tome VIT, p. 95 et 245, et profiteront aussi avec avantage des modèles en grand que

cet habile observateur a fait exécuter.

(ce) PL 15. fig. ro.

CS) PL 14. fig. 2.

(A) PL 14 fige 4.

CLDLCOLOLOODODO0CO0LVOV000O000TV00OLOUOLOSD

Page 1