LES NOMPAREILLES
(cLausiLIA. Drap.)
(Planche 24, fig. 6 à 12.)
Qui ont la coquille greèle, longue et pointue, le dernier tour dans l’adulte rétréci, comprimé et un peu détaché , terminé par une ouverture complète et bordée d’un bourrelet, souvent dentelée ou garnie de lames.
Le plus souvent on trouve dans le rétrécissement du dernier tour une petite lame légèrement courbée en S, dont on ignore l'usage dans l'animal vivant.
Ce sont de petites espèces qui vivent dans les mousses, au pied des arbres, etc. Un grand nombre sont tournées à
gauche. (1)
(x) Turbo perversus , L, List., 41, 39; Bul, inflatus ,1b., 3;
Turbo bidens , Gm., Drap., IV, 5-7; Bul, teres, 1b., 6;
Turbo papillaris, Gm., Drap. ib., 13; Bul, torticollis ,ib., 4, a, b. ; et les autres clausilies de Drap., représ. Turbo tridens , 1.. Chemn., IX, ex; sur la même planche ; 957;
Bulimus retusus, Oliv., Voyage, X VII ,2 ; Clausilia collaris, Vérass., List. 10, 16,
On a dü également séparer des BuLres de Linnæus, et ramener ici
LES AGATINES,
(AGHATINA. Lam.)
( Planche 25.)
Dont la coquille ovale et oblongue, a l'ouverture plus haute que large des bulimes , mais manque de bourrelet, et a l'extrémité de la columelle tronquée , ce qui est le premier indice des échancrures que nous verrons aux coquilles de tant de gastéropodes marins, Ces agatines sont de grands es-
cargots , qui dévorent les arbres et les arbustes dans les pays chauds. (1)
Montfort en distingue celles où le dernier tour a en dedans un cal ou épaississement particulier (les ziGuus, Montf.) (2); ce tour y est moins haut, à proportion , que dans les autres. («)
Et celles où l'extrémité de la columelle se recourbe vers le dedans de l'ouverture (les POLYPHÈMES, Montf.) (3); le dernier tour y est plus haut. (2)
(x) Bulle sebra, L. Chemn. , IX, cu, Helix tenera, Gm., ib., 1028 , 1030; 875, 876; exvur, 1014, 1016; Bulimus bicarinatus, Brug., List, 37;
Bulla achatina , ib., 1012, 1013; Mélanie buccinoide, Oliv., Voyage,
Bulla purpurea, ib., 1018; XV, 8.
Bulla dominicensis , id., CXVI£, 1011; (2) Bulla virginea , L. Chemn:, IX,
Bulla stercus pulicum, cxx, 1026, cxvit, 1000-1003; X , ezxxutt, 1682, 3. 1025; (3) Bulimus glans, Brug., Chemn., IX,
Bulla flammea , id., cxtx, 1021-1025, CXVIL , 1009, IO10,
(a) Planche 25, fig. 4. (b) Planche 25, fig. 3.
PULMONÉS. 69
LES PULMONÉS AQUATIQUES
N'ont que deux tentacules, comme nous l'avons dit; ils viennent toujours à la surface pour respirer ; en sorte qu'ils ne peuvent habiter des eaux bien profondes , aussi vivent-ils. la plupart dans les eaux douces ou les étangs salés, ou du moins près des côtes et des embouchures des rivières.
Il y en a sans coquilles , telles que
LES ONCHIDIES.
(ONCHIDIUM. Buchanan.) (1)
(PL 26, fig. x, 2.)
Un large manteau charnu , en forme de bouclier , déborde leur pied de toutes paris, et recouvre même leur tête quand elle se contracte. Elle a
(x) Oxcaiprum , nom donné à ce genre parce que la première espèce ( Orchid. typhæ , Buchan., Soc. Linn., Lond., V, 132) était tuberculeuse ; j'en connais maintenant une lisse, Onchid. lævigatum, Cuv., et quatre ou cinq tuberculeuses : Onch. Peronii, Cuv., Ann. Mus., V,6;
Onchid. sloanit, Cuv. Sloane, Jam., pl.273,1et2;
Onch. verruculatum, Deser. del’Ég., moll, gaster., pl. 11, f. 3;
Onch. celticum , Cuv., petite espèce des côtes de Bretagne, etc.
N. B. M. de Blainville a changé le nom d'Onchydium en PERoNrA, et transporté le premier aux ’aginules. Il place ses peronia parmi ses Cyclobranches ; mais je ne puis
apercevoir de différence réelle entre leur
- organe respiratoire et celui de autres pul-
monés,
deux longs tentacules rétractiles, et sur la bouche un voile échancré ow formé de deux lobes triangulaires et déprimés.
L’anus et l’orifice de la respiration sont sous le bord postérieur du manteau , où est un peu plus profondément la cavité pulmonaire. Près d'eux, à droite, s'ouvre l’organe femelle de la génération; l’organe mâle est au contraire sous le grand tentacule droit, et ces deux ouvertures sont réunies par un sillon qui règne sous tout le bord droit du manteau.
Ces mollusques, dépourvus de mâchoires, ont un gésier musculeux suivi de deux estomacs membraneux. Plusieurs se tiennent sur les bords de la mer , mais dans les lieux où le reflux découvre alternativement le fond ; en sorte qu’ils peuvent très bien respirer l'air en nature. (1)
Les pulmonés aquatiques à coquilles complètes ont aussi été placés par Linnæus dans ses Ge HELIX, BULLA et Vo- LUTA, dont on a dù les retirer.
Dans celui des Hezix étaient les deux genres suivans, dont l'ouverture a, comme dans les helix, le bord interne en arc: rentrant.