PI
Ils n’ont aucune coquille ni cavité pulmonaire ; mais
leurs branchies sont à nu sur quelque partie du dos: ils
(1) Mes quatre premiers ordressont réunis par M. de Blainville, en ce qu'il nomme une sous-classe, et il les désigne par le litre de PARACÉPHALOPHORES MONOÏQUES.
De mon ordre des Vudibranckhes , il en fait
deux ; dans le premier (ses cycLoBrancues),
11 place les Doris en genres analogues ; dans le second (ses Porverancmes), sont les Tritonies et les genres qui les suivent, qu'il divise en deux familles, selon qu'ils
ont deux 6n quatre tentacules.
sont tous hermaphrodites et marins; souvent ils nagent renversés, le pied à la surface concave comme un bateau, et s’'aidant des bords de leur manteau et de leurs tenta-
cules comme de rames.
LES DORIS (r)
(DORIS. Cuv.)
Planche 28.
Ont l’anus percé sur la partie postérieure du dos, et les blanchies rangées en cercle autour de l’anus, sous forme de petits arbuscules, composant tous ensemble une espèce de fleur. La bouche est une petite trompe située sous le bord antérieur du manteau, et garnie de deux. petits tentacules coniques. Deux autres tentacules en forme de massue, sortent de la partie supérieure et antérieure du manteau. Les organes de la génération ont leurs ouvertures rapprochées sous son bord droit. L’estomac est membraneux. Une glande entrelacée avec le foie, verse une liqueur particulière, par un trou percé près l’anus. Les espèces sont nombreuses , et quelques-unes deviennent assez grandes. Onen trouve dans toutes les mers. Leur frai est en forme de bandes gélatineuses répandues sur les pierres , les varecs. (2)
(1) Nom employé d’abord par' Lin— (2) Espèces à manteau ovale, débordant
nœus pour un animal de ce genre, mais qu'il caractérisait mal, étendu ensuite à presque tous les nudibranches par Müller et Ganelin ; restreint par moi à sa première
signification.
le pied.
Doris verrucosa, L., Cuv. Ann. Mus.
VE LXSTIT 40106
Doris argo, L., Bohatsch, Anim., Mar,,
NUDIBRANCHES. 77
LES ONCHIDORES (Blainv.)
Planche 50, fig. r.
Ne diffèrent des doris que par l’écartement de leurs organes des deux sexes, dont les orifices sont mis en communication par un sillon creusé le long du côté droit, comme dans les onchidies. (1)
Doris obvelata, Mull., Zool.dan., XLVII, 1,2;
Doris fusca, d., ib., LX VII, 6-9 ;
Doris stellata, Bommé, Act. Fless. I,
Doris pilosa, Mull.,Zool.dan.,LXKXWV, 5-8;
D. lævis, id., ib., XLVII, 3-5.
D. muricata, id. , LXX XV, 2-4;
D. tuberculata, Cuv., Ann. Mus., IV, LXXIV, 5;
D. limbata , ib., id., 3;
D. solea, id., ib., 1,2;
D. scabra, id. , ib., pag. 466;
D. maculosa , 1b., ib. ;
D. tomentosa, id., ib. ;
D. nodosa, Montagu., Trans. Lin., IX, VH,2;
D. marginata, Linn.,Trars., VII, vrr, ps 84;
D. nigricans, Otto, Nov. act. nat. cur., XI,xxxvVrIl, 1;
D. setigera, Rapp., Nov. act., nat. cur., XIE , part. ze, pl. xxvr, Ê, 1;
D. grandiflora, d., ib., xxvrr, f. 3.
D. tigrina, Sav., gr. ouv. d'Eg., gasterop., pl.r, f. 3.
D. concentrica, ib., f. 5;
D. marmorata , ib.,f. 6 , etc.
Espèces prismatiques, à manteau presque aussi étroit que le pied :
Doris lacera, Cuv., Ann. Mus., IV, ExxIT, Î. r'et2;
D. atromarginata , id, , ib., Lxx1v. 6;
D. pustulosa, 14.3; ib.. p. 473;
D, gracilis, Rapp. , Nov. act. nat. cur.,
° XIU, part.2, pl. xxvir, f. 10.
Voyez aussi Van Hasselt: Bullet, univ., 1824 ,oct., Zool., p. 255.
(x) Onchidora Leachii, Blainv., Malac.,
pl.xevr,f. 8.
LES PLOCAMOCÈRES (Leuckard.)
PI. 30, fig. 5.
Ont tous les caractères des onchidores , et de plus le bord antérieur de leur manteau est orné de nombreux tentacules branchus, (1)
LES POLYCÈRES
(POLYCERA. Cuv.)
PI. 30, fig. 2.
Ont les branchies comme les doris , sur arrière du corps, mais plus simples , et suivies de deux lames membraneuses qui les recouvrent dans les momens de danger; en avant de deux tentacules en massues, pareils à ceux des doris ; elles en portent quatre et quelquefois six autres, simplement pointus. (2)
LES TRITONIES
(TRITONTA. Cuv.)
PI. 30, fig. 4.
Ont-le corps, les tentacules supérieurs et les organes de la génération
(1) Plocamoceros ocellatus, Leuckard , * Doris flava, Trans. Soc. Linn., VII, vrr, ap., Ruppel, invert., pl. 5, f. 3. p- 84;
(2) Doris quadrilineata; Mül.,Zool. dan., Polycera lineata , Risso., Hist. nat. mér., 1, xvir, 4-6, et mieux ib. , exxxvin, 5-6. IV; plr,f. 5.
Doris cornuta, ib.,exLv, 1 ,2, 3;
NUDIBRANCHES. 79
comme les doris, mais l'anus et l’orifice de la liqueur particulière sont percés à droite, derrière les organes de la génération : les branchies , en forme de petits arbres , sont rangées tout le long des deux côtés du dos, et la bouche, garnie de larges lèvres membraneuses, est armée en dedans de deux mâchoires latérales cornées et tranchantes, semblables à des ciseaux de tondeur.
Nous en avons une grande, couleur de cuivre, le long de nos côtes (Tritonia Hombergü, Cuv.) («), Ann. Mus., I, xxxI, 1, 2, et Journ. de Phys., 1785, octob., pl. 11.
Il y en a aussi beaucoup d’espèces très variées pour la taille et les formes de leurs branchies (1); plusieurs sont fort petites. (2)
LES THÉTHYS
(THETHYS. Lin.) (3)
Ont tout le long du dos deux rangées de branchies en forme de para-
(x) Telles sont Trir. elegans, Descr. de Et Doris cervina, Bommé; Act. Fless, , V'Es., Zool., gastér. , pl. 2,f. 1; 1 Bite
Trit. rubra, Leuckard , ap. Ruppel, (2) Doris coronata, Bommé, ib., et Doris invert. , pl. 4, f. 1; pinratifida, Trans. Linn., VII, vn, qui
Tr. glauca, ib.,f. 2; en est très Voisin;
T. cyanobranchiata, 1b., f. 3; Doris fimbriata , Müll., Zool. dan.,
Tritonia arborescens , Cuv. , Ann. Mus., exxxv, 2, et probablement Doris clavi- VI, zx1, et trois autres au moins très voi- gera, Müll., ib., XVII, 1-3. Peut-être faut=il encore rapporter à ce genre le Doris
sines ; Doris arborescens, Strœm., Act. Hafn., lacera , Zool. dan., GXxXVI1, 3, 4. Xe Vip (3) De S:Svwy, nom employé par les an- Doris frondosa, Ascan., Act., Tronth., ciens pour indiquer les ascidies ; Linnæus V,W2; l’a détourné pour ce genre.
(a) Planche 30, fig. 4.
ches, et sur la tête un très grand voile membraneux et frangé, qui se recourbe en se raccourcissant sous la bouche. Celle-ci est une trompe membraneuse sans mâchoires : il y a sur la base du voile deux tentacules comprimés, du bord desquels sort une petite pointe conique. Les orifices de la génération, de l’anus et de la liqueur particulière , sont comme dans la tritonie. L’estomac est membraneux et l’intestin très court.
Nous en avons, dans la Méditerranée , une belle espèce grise, tachetée de blanc (Thethis fimbria , L.) (a), Cuv., Ann. Mus., XII, Xx1v. (1)
LES SCYLLÉS
(SCYLLÆA. Lin.)
PL. 29, fig. 2.
Ont le corps comprimé, le pied étroit et creusé d’un sillon pour embrasser les tiges des fucus; point de voile ; la bouche comme une petite trompe; les orifices comme dans les théthys ; les tentacules comprimés, terminés par un creux d’où sort une petite pointe à surface inégale et sur le dos deux paires de crêtes membraneuses, portant à leur face interne des pinceaux de filament qui sont les branchies. Le milieu de lestomac est revêtu d’un anneau charnu, armé en dedans de lames cornées et tranchantes comme des couteaux.
Il y en a une espèce (Sci/Zœæa pelagica , L.)(b), Cuv., Ann. Mus., VI, LXI1, 3, 4, commune dans le fucus natans de presque toutes les mers.
(1) Je pense que les différences apercues Column. aq., pl. xxvr, ne tiennent qu’au entre le Thethys fimbria, Bohatsch., Anim. plus ou moins de conservation des indi-—
mar., pl. V, et le Thethys leporina, Fab. vidus.
a) Planche 20, fig. 1. (&) Planche 29, fig. 2. LHRUTS \ g us
NUDIBRANCHES.
ee) a