V. pusilla, 1b., 446. famille des oxysTomEs
delà du demi-ovale que formerait, sans ce prolongement, le bord extérieur. L’animal n’a point d’opercule, mais il porte sous son pied un organe vésiculaire semblable à une bulle d’écume, et toutefois de substance solide , ce qui empêche de ramper , mais lui permet de flotter à la surface de l’eau. Sa tête, en forme de trompe cylindrique, terminée par une bouche fendue verticalement et armée de petits crochets, porte de chaque côté un tentacule fourchu.
L'espèce commune (#elix Janthina, L.) (a), List. 572, 24, estune jolie coquille violette, très abondante dans la Méditerranée. Quand on touche
Vanimal, il répand une liqueur épaisse d’un violet foncé, qui teint autour de lui l’eau de la mer.
LES NÉRITES (NERITA. Lin.) (x) (PL. 46, 47, fig. ra &.)
Sont des coquilles qui ont leur columelle en ligne droite, ce qui rend leur ouverture demi circulaire ou demi elliptique. Cette ouverture est généralement grande par rapport à la coquille, mais toujours munie d’un
opercule qui la ferme complètement. La spire est presque effacée et la coquille demi globuleuse.
LES NATICES
(NATICA. Lam.)
(PI. 46, fig. 1, 2.)
Sont des nérites à coquilles ombiliquées; celles dont on connaît l’animal
(1) M. de Blainville fait de ce grand genre sa famille des xÉMIcycrosTomEs,
(a) PL 45, fig. 6,
et
130 k GASTÉROPODES
ont un grand pied, des tentacules simples, portant les yeux à leur base et un opercule corné. (1)
LES NERITES propres (NÉRITA. Lam. PELORONTA. Oken.) (PL. 46, fig. 3,4, 5.)
N’ont point d’ombilic. Leur coquille est épaisse , leur columelle dentée, leur opercule pierreux ; leur animal porte les yeux sur des pédicules à côté des tentacules, et n’a qu’un pied médiocre. (2)
On en distingue peut-être assez légèrement.
LES VÉLATES (Montf.,
(PL. 46, fig. 6.)
Où le côté de la columelle est recouvert d’une couche calcaire , épaisse et bombée (3), et
LES NÉRITINES (Lam.),
(PL 47, fig. 14)
Qui ont la coquille sans ombilic, mince , l’opercule corné ; elles vivent
(x) Voyez pour les espèces la première et Sowerby, Gen. of sh., quinzième lidiv. de Gm. et Chemn., V, pl. crxxxvi- vraison. CLXXXIX, (3) Merita perversa, Gmel., grande es— (2) Voyez pour les espèces la troisième pèce fossile; Chemn .IX, exrv, 975, 976.
div. de Gm. et Chemn., V, pl. xc-xcmn,
dans les eaux douces. L’animal est comme dans les nérites propres. Le plus souvent leur columelle n’est pas dentée.
Nous en avons une petite agréablement variée en couleur, très abondante dans nos rivières (Nerita fluviatilis , L.(a)), Chemn., IX, GxXxIV, 188. (1)
Quelques-unes y ont cependant de fines dentelures (2), et dans ce nombre il en est dont la spire est armée de longues épines (les CLITHONS, Monf. (b)). (3)
C’est des trochoïdes que, d’après nos nouvelles observations, nous croyons devoir rapprocher une famille que nous appellerons
CAPULOIDES, *
(PI 47, fg. 5 a 8; pl. 48,49.)
Et qui comprend cinq genres, dont quatre démembrés des patelles. Ils ont tous une coquille largement ouverte, à peine turbinée, sans opercule, sans échancrure ni syphon; du reste, leur animal ressemble aux autres pectinibranches , et a de même les sexes séparés. Leur peigne branchial est unique, disposé en travers à la voûte de la cavité, et ses filets sont souvent très longs.
(1) Ajoutez Werita turrita, Chemn., IX, CAXIV, 1085.
(2) Werita pulligera, Chemn., loc, cit., 1898-1879;
N. virginea. Lister, 604, 606.
{a) PL 47, fig. 2.
(3; Nerita corona, Cheinn., 1083-84.
(4) M. de Blainville en met la plupart dans ses Paracéphalophores kermaplrodites non symétriques ou calÿptraciens ; mais ils
me paraissent tous diviques.
(&) PI, 47, fige 4.