LES CABOCHONS
(CAPULUS. Montf. PILEOPSIS. Lam.) ;
(PL. 47, fige 7.)
Ont une coquille conique , à sommet se recourbant un peu en commencement de spirale, qui les a long-temps fait placer parmi les patelles ; leurs branchies sont sur une rangée sous le bord antérieur de la cavité branchiale ; leur trompe est assez longue ; sous leur cou est un voile membraneux très plissé; ils ont deux tentacules coniques portant les yeux à leur base extérieure. (1)
LES HIPPONYCES
(HIPPONYX. Defr.)
(PL. 47, fig. 8.)
Paraitraient , d’après leur coquille, des cabochons fossiles, mais très remarquables par un support formé de couches calcaires sur lequel ils reposent, et qui avait été probablement transsudé par le pied de leur animal. (2)
(1) Patella hungarica, List, 544-32 ; (2) Patella cornucopiæ , Lam., Knorr. Pat. cal;ptra, Chemn.,X, czx1x, 1643- Petrif., II, part. u, pl. «31, f. 3,et Blainv., 44; Malac., pl. 2. f. 1.
Pat.mitrula, Gm., Lister, Dxr1v, 31.
Qt Qi
LES CREPIDULES (CREPIDULA. Lam.) (PL. 47, fig. 5 et 6.)
Ont une coquille ovale , à pointe obtuse couchée, dirigée obliquement en arrière et de côté, à ouverture faisant la base de la coquille, à moitié fermée en dessous et en arrière par une lame horizontale. Le sac abdominal contenant les viscères est sur cette lame, le pied dessous, la tête et les branchies en avant. Les branchies consistent en une rangée de longs filamens attachés sous le bord antérieur de la cavité branchiale. Deux tentacules coniques portent les yeux à leur base extérieure. (1)
LES PILEOLES (PILEOLUS. Sowerby.) (PI. 48 bis, fig. x, 2.)
Paraissent des crépidules dont la lame transverse prend moitié de l’ou-
verture; cependant leur coquille est plus semblable à celles des patelles (2). On ne les a que fossiles.
(x) Patella fornicata, List.,545, 53,35; Pal. porcellara, List., 545, 34. P. aculeata, Chemn., X, ccxvir, 1624-25; (2) Pileolus plicatus, Sowerb. ;
P. goreensis, Martini, I, XII1, 131, Pil. lævis, id., Gen. of shells, n° 19; 132; Pil, neritoides, Desh., Ann. des Sc. nat.,
P. solea, Naturf, XVIII, u1, 15; I,xru, 3,4,0, c. - P. crepidela, Adans. Sénég., I, 11, 9.
LES SEPTAIRES Féruss. NAVICELLES Lam.
(CIMBER. Montf. 82.) (P1.48, fig. 1.)
Ressemblent aux crépidules, excepté que leur sommet est symétrique , couché sur le bord postérieur, et leur lame horizontale moins saillante; l’animal a de plus une plaque testacée de forme irrégulière, attachée horizontalement sur la face supérieure du disque musculaire de son pied, et recouverte par le sac abdominal, qui repose en partie dessus. C’est probablement l’analogue d’un opercule, mais qui n’en remplit pas les fonctions, étant en quelque sorte à l’intérieur ; leur animal a de longs tentacules , et à leur base extérieure, des pédicules qui portent les yeux. Elles vivent dans les rivières des pays chauds. (1)
LES CALYPTRÉES (CALYPTRÆA. Lam.) x (PL. 48, fig. 2, 3, 4.)
Ont une coquille en cône, dans le creux de laquelle est une petite lame saillante en dedans, qui fait comme un commencement de columelle et s’interpose dans un repli du sac abdominal. Les branchies se composent d’une rangée de nombreux filets longs et minces comme des cheveux.
(1) Patella neritoidea, List, 5415-36, Voyage ,I, xxxvii,2; et pour l'animal;
et Naturf., XIE, v, 1, 2; Quoy et Gaim., Voyage de Freycinet , pl. Pat. borbonica, Bory Saint-Vincent, 71; f.. 3-6.
+ Seb
Les unes ont cette lame adhérente au fond du cône, ployée elle-même en poriion de cône ou de tube, et descendant verticalement. (1)
D’autres l’ont placée presque horizontalement , adhérente aux côtés du cône, qui est marqué en dessus d’une ligne spirale, ce qui donne à leur coquille quelque rapport avec celle des trochus. (2)
LES SIPHONAIRES,
(SIPHONARIA. Sowerby.)
(PL 48, fig. 5; pl. 48 bis, fig. 3.)
Démembrées tout nouvellement des patelles, ont une coquille au premier coup-d’œil très semblable à une patelle aplatie et sillonnée en rayons, mais son bord est un peu plus saillant du côté droit, et elle est creusée en dessous d’un léger sillon qui aboutit à cette proéminence du bord , et auquel répond un trou latéral du manteau par où l’eau s’introduit dans la cavité branchiale placée sur le dos, et d’ailleurs close de toutes parts. L’organe respiratoire consiste en petits feuillets peu nombreux, attachés sur une ligne transversale au plafond de cette cavité; l’animal ne paraît point avoir de tentacules, mais seulement un voile étroit sur la tête. (3)
Il y a des espèces où la coquille n’a pas même cette apparence légère de canal, et ressemble tout-à-fait à celle d’une patelle, si ce n’est que son sommet est sur l’arrière. (4)
(1) Patella equestris, L., List., 546-38; Pat, sinensis, 1b., 39; Pat, trochiformis. Martini, I, x1u, 135; Pat. auricula, Chemn., X , cLxvin, - 1628-29; Pat. plicata, Nat. Forsch., XVIII, ri, 12 ; * Pat, striata, 1b., 13.
(2) Patella contorta, Nat. Forsch,, IX, rit, 34, VIT, 11-14; Pat. depressa, ib., XHI, 11, 11.
(3) Patella sipho ; Siphonaria concinna, Sowerb. , Gen. of Shells, n° XXI;
S. exigua, id., ib. Voyez aussi Savigny, Descr. de l'Eg., Zool,, Gaster. , pl. ur, f.
3, et Coq., pl. 1, f. 1. M. Gray a proposé il y a quelques années, un genre GaDiNia , qui ne diffère en rien de celui des siphopaires, (Philos. Magaz., avril 1824.)
(4) Siphonaria tristensis, Sow., loc, cit.
» sal
LES SIGARETS
(SIGARETUS. Adans.)
(PL 49, fig. 2, 3.)
Ont la coquille aplatie, à ouverture ample et ronde, à spire peu considérable, dont les tours s’élargissent très vite et se voient par dedans, et cachée pendant la vie dans l’épaisseur d’un bouclier fongueux qui la déborde de beaucoup, ainsi que le pied , et qui est le véritable manteau. On remarque en avant de ce manteau , une échancrure et un demi-canal qui servent à conduire l’eau dans la cavité branchiale, et quiforment un passage à la famille suivante ; mais dont lacoquillene porte aucuneempreinte. Les ientacules sont coniques et portent les yeux à leur base extérieure ; la verge du mâle est très grande.
Nous en avons quelques espèces sur nos côles.
LES CORIOCELLES
(CORIOCELLA. Blainv.)
Ne sont que des sigarets dont la coquille est cornée et presque membraneuse, comme celle des aplysies. (1)
(x) La Coriocelle noire. Blainv. Malac., de coquille, comme l'a cru l’auteur du
XLII, f. r. Ce mollusque n’est pas dépourvu genre; mais elle est mince et flexible.
LES CRYPTOSTOMES
(CRYPTOSTOMA. Blainv.) (PI. 49, fig. 1.)
Ont une coquille assez semblable à celle des sigarets , portée avec la tête et l'abdomen qu’elle recouvre sur un pied quatre fois plus grand, coupé carrément en arrière, et qui produit en avant une partie charnue et oblongue, qui fait près de moitié de sa masse. L'animal même à la tête plate, deux tentacules, un large peigne branchial au plafond de sa cavité dorsale ; la verge sous le tentacule droit ; mais.je ne lui vois pas d’échancrure au manteau. (1)
La troisième famille des Gastéropodes pectinibranches, ou
LES BUCCINOIDES, (PI. 50 à 671 bis.)
A une coquille spirale, dont l'ouverture a, près de l’extrémité de la columelle, une échancrure ou un canal pour le passage du syphon, ou tuyau qui lui-même n'est qu'un repli prolongé du manteau. Le plus ou moins de longueur du ca-. nal, quand il existe, le plus ou moins d’ampleur de l'ouver-
(x) Outre l’espèce du Muséum britanni- 3, nous en avons une (Cr. carolinum, Nob.\
que (Cr. leachit, Blainv.), Malac., XLII, envoyé de la Caroline par M. L’Herminier.
Êu
ture et les formes de la columelle, donnent leur division en genres, que l’on peut grouper diversement. (1)
LES CONES, vulgairement CORNETS,
(CONUS. Lin.) (2)
(PL 50, fig. 1,2, 3.)
Ainsi nommés de la forme conique de leur coquille ; la spire, ou toutà-fait plate ou peu saillante , forme la base du cône; sa pointe est à l’extrémité opposée; l’ouverture est étroite, rectiligne ou à-peu-près, étendue d’un bout à l’autre , sans renflement ni plis , soit au bord , soit à la columelle. L'animal est d’nne minceur proportionnée à l'ouverture qui lui donne passage ; ses tentacules et sa trompe s’allongent beaucoup; les premiers portent les yeux en dehors près de la pointe; l’opercule placé obliquement sur l'arrière de son pied , est étroit et trop court pour fermer toute l’ouverture de la coquille.
Les coquilles de ce genre ont généralement de très belles couleurs, ce qui les a fait recueillir en grande abondance dans les cabinets. Nos mers n’en produisent que très peu. (3)
On les distingue selon que leur spire est plate ou peu saillante, et que
(1) Ce sont les Paracéphalophores dioïques syphonobranches de M. de Blainville.
(2) M. de Blainville réunit les Cornets, les Porcelaines, les Ovules, les Tarières et les Folutes, en une famille qu'il nomme ANGYOSTOMES.
En plaçant ici ces genres à ouverture étroite, nous n’entendons point précisé ment les rapprocher de la famille précé-
dente; mais seulement les présenter les
premiers , comme ayant les caractères les plus saillans parmi ceux à syphon.
(3) On peut voir, sur les espèces de ce beau genre, l’article et les planches de Bruguières dans l’Encycl. méthod. , où il est parfaitement décrit et représenté, et l’énumération encore plus complète qu’en a faite M. de Lamarck, Ann, Mus., tome
les tours en sont ou non tuberculeux, ou qu’elle est plus saillante et même pointue, ayant aussi , ou non, des tubercules.
Il y en a mème dont la spire est assez saillante pour les faire paraitre cylindriques , etalors elle peut aussi être lisse ou tuberculeuse. (1)
On appelle spire couronnée celle quia des tubercules.