SEPTIÈME ORDRE
LES
TÜBULIBRANCHES
(PI. 62, 63, fig. 1, 2.)
Doivent être détachés des pectinibranches, avec lesquels ils ont cependant de grands rapports, parce que leur coquille en forme de tube plus ou moins irrégulier et dont le commencement seul est en spirale, se fixe sur divers corps ; aussi n'ont-ils point d'organes de copu-
lation et se fécondent-ils eux-mêmes.
LES VERMETS (vermErus , Adanson.)
PI. 62, fig, 2, 3, 5; pl. 63, fig. tv, 2.
Ont une coquille tubuleuse, dont les tours, dans le premier âge, forment encore une espèce de spire, mais se prolongent ensuite en un tube plus ou moins irrégulierement contourné, ou ployé comme ceux des tubes des serpules. Cette coquille se fixe d'ordinaire par l’entrelacement d’autres de la même espèce, ou parce qu’elle est enveloppée en partie par des lithophytes : l'animal ne marchant point, n’a pas de pied proprement dit; mais ce qui, dans les gastéropodes ordinaires, forme la queue, se reploie en dessous et se porte jusques en avant de la tête, ou son extrémité se renfle en üne masse garnie d’un opercule mince ; quand lanimal se retire, c'est cette masse qui ferme l’entrée de son tube; elle a quelquefois divers appendices , et son opercule est épineux dans certaines espèces. La tête du mollusque est obtuse, et porte deux tentacules médiocres, qui ont les yeux aux côtés de leur base externe. La bouche est un orifice vertical; sous elle se voit, de chaque côté, un filament qui a toute l'apparence d’un tentacule , mais qui en réalité appartient au pied. Leurs branchies ne forment qu’une rangée le long du côté gauche de la voûte branchiale. Le côté droit est occupé par le rectum et par le canal spermatique qui transmet aussi les œufs. Il n'y a point de verge et l’animal se féconde lui-même.
TUBULIBRANCHES. 165
Les espèces de vermets sont assez nombreuses , mais peu distinctes. Linnæus les laissait avec les serpules. (1)
Les VERMILIES que M. de Lamarck laisse encore auprès des serpules, ne ditfèrent point des vermets. (2)
LES MAGILES
(maaizus. Monf.) Vulgairement Campulotes.
(PI. 62, fig. 4.)
Ont un tube caréné sur sa longueur, qui d’abord assez régulièrement en spirale, se continue ensuite en ligne plus ou moins droite; bien que l’on n’en connaisse point l'animal, il est probable que c'est près des vermets qu'il devra se
placer. (3)
LES SILIQUAIRES
(SILIQUARIA. Brug.)
(PI. 6», fig. 1, 6.)
Ressemblent aux vermets par la tête, par la position de l’opercule, par la coquille tubuleuse et irrégulière ; mais cette coquille a sur toute sa lon-
(x) Serpula lumbricalis, Linn., Adaus., (3) Magilus antiquus, Moutf., II, pl. Seneg., XI, 1, et plusieurs espèces nouvelles. 43, et Guettard, Mém., III, pl. rxxr, (2) Serpula triquetra , GM., Born., ENG
Mus., pl. xvrit, t. 14.
166 GASTÉROPODES TUBULIBR À NCHES.
gueur , une fente qui en suit les contours, et qui correspond à une fente semblable de la partie du manteau qui recouvre la cavité branchiale. D’un côté de cette fente adhère tout du long un peigne branchial composé d’une
grande quantité de feuillets déliés et comme tubuleux. Linnæus les lais-,
sait aussi avec les serpules, et l’on a cru jusqu’à ce dernier temps qu’elles appartenaient à la classe des annelides. (1)
(x) Serpula anguina , Lin. chées des vermets, et M. Audouin vient
Serpula muricata, Born., Mus., xvux, 16. d’en observer et d'en décrire l'animal :
N, B. M. de Lamarck supposait encore c’est à lui que nous devons ce que nous en les siliquaires et les vermilies voisines des disons. ;
serpules. M. de Blainville les a rappro-
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