HUITIÈME ORDRE
LES
SCUTIBRANCHES
(PI. 63, fig. 3, 4 ; pl. 64, 65.)
Comprennent un certain nombre de gastéropodes assez semblables aux pectinibranches pour la forme et la position des branchies, ainsi que pour la forme géné-
rale du corps, mais-où les sexes sont réunis, de ma-
(x) M. de Blainville réuuit cet ordre et sa sous-classe des rARACÉPHALOPHORES
le suivant (les oscabrions exceptés),-dans HERMAPHRODITES,
nière toutefois qu'ils se fécondent eux-mêmes. Leurs coquilles sont très ouvertes, sans opercule, et le plus grand nombre ne sont même aucunement turbinées , en sorte qu'elles couvrent ces animaux, et surtout leurs branchies, comme ferait un bouclier. Le cœur est traversé par le rectum, et recoit le sang par les deux oreillettes , comme dans le plus grand nombre des
bivalves.
LES ORMIERS
(Hazyoris. Lin.) ®
(PI. 64, fig. 6et 5.)
Sont le seul genre de cet ordre qui ait sa coquille turbinée , et parmi ces sortes de coquilles la leur se reconnaît à l’excessive ampleur de son ouverture, à son aplatissement et à la petitesse de sa spire, qu’on voit par le dedans. Cette forme l’a fait comparer à l'oreille d’un quadrupède.
(1) LES PARACÉPHALOPHORES HERMAPHRODITES OTIDÉES, Plainv.
SCUTIBRANCHES, 169
LES HALIOTIDES propres (HALYOTIS. Lam.) CPL 64, fig. 7.)
Ont en outre une série de trous perçant la coquille le long du côté de la columelle ; lorsque le dernier trou n’est pas encore terminé, il donne à la coquille l’air d’être échancrée. L'animal est un des gastéropodes les plus ornés. Tout autour de son pied, et jusque sur sa bouche, règne, du moins dans les espèces les plus communes , une double membrane découpée en feuillages , et garnie d’une double rangée de filets ; en dehors de ses longs tentacules, sont deux pédicules cylindriques pour porter les yeux. Le manteau est profondément fendu au côté droit , et l’eau qui passe par les trous de la coquille , peut, au travers de cette fente , pénétrer dans la cavité branchiale; le long de ses bords, sont encore trois ou quatre filets, que l’animal peut aussi faire sortir par ces trous. La bouche est une trompe courte. (1)
Les PADOLLES, Montf., ont la coquille presque circulaire, presque tous les trous oblitérés, et un sillon profond qui suit le milieu des tours, et se marque en dehors par une arrête saillante, le Padole briqueté, Montf., Il, p.114. (a)
(1) Toutes les Aalyotis de Gmel:, exceptés M. Marcel de Serres en a décrit une es imperforata el perversa. pèce trouvée dans le calcaire de Montpel- Ce genre a certainement, quoiqu’on l'ait lier (al.Philberti), Ann. des Sc. nat. t. XII,
contesté, son analogue parmi les fossiles. p. xzv, f. A,
(a) PI. 64, fig. 4,