LES ANOMIES
(AñOMIA. Bruop.)
(Planche -9.) Qui ont deux valves minces , inégales , irrégulieres, dont
la plus plate est profondément échancrée à côté du ligament, lequel est à-peu-près comme dans les huitres. La plus grande
(1) Pachytos Spinosus de Fr., Sowerb , Î. 2, 6 et 5; Cuv. ossem. foss ; IT, env.
Cuv., ossem. foss., II, env. de Par., pliv, de Par., pl. v, f2. 2, 4,8, G, el Blainv.,malac., pl. nv, f.2: AN. B. M. de Blainville regarde ces qua- Pach. hoperi, Sow., 380. tre derniers genres comme plus voisins des
(>) Dianch. striata. Térébratules. M. Deshayes, au contraire, D. lata, Sowerb., min. coneh., pl. 80. Aun. des se. nat., déc. 1828, les rapproche
(3) Podops. truncata , Eueycl., pl. 188, des spondyles.
MOLLUSQUEFS.
partie du musele central traverse cette ouverture pour sin= sérer à une troisième pièce où plaque tantôt pierreuse, tantôt cornée , par laquelle l'animal s'attache aux autres corps, et le reste de ce muscle sert à Joindre une valve à l’autre. Ianimal (rcH10N, Poli) a un petit vestige de pied semblable à celui des pélerines , qui se glisse entre l’échanciure et la plaque qui la ferme, et sert peut-être à faire arriver l'eau vers la bouche qui est très voisine. (1)
On trouve ces coquilles fixées à différens corps, comme les huitres. Il y en a dans toutes les mers. (2)
Un petit genre voisin de ces anomies est celui des
PLACUNES :
(PLACUNA. Brug.) (PI. Sa, fig. 1.)
Qui ont des valves minces, inégales et souvent irrégulières comme les anomies, mais entières l’une et l’autre. Pres de la charnière, en dedans, l’on voit à l’une des deux, deux côtes saillantes formant un chevron.
Leur animal n'est pas connu, mais il doit ressembler à celui des huitres où à celui des anomies. (3)
(1) Ce pied a échappé à M. Paoli. Bruguières, Encycl, méthod., vers., I, 70 (2) Anomia cphippium , Gm el suivantes; et pl. 150 el 171. d
A. cepa. Les autres Ænomies de Gmel, sont des A. clectrica. Placunes, des Térébratules et des Hyales.
542 squamule.
A. aculeala, (3) Auomia placenta, Chemn., Mi, A. squama. LXXIX, 716.
A. purctata. An. selle, ib., 7914. Foy. aussiles plan
A. unduleta, el les espetes ajoutées par ches z93 et 174 de l'Encyclop. méth., vers.
LES SPONDYLES, Vuly. huitres épineuses, (sPonpyzus. L.) (Planche 4.)
Ont, comme les huitres, une coquille raboteuse et feuilletée, souvent mème elle est épineuse ; mais leur charnière est plus compliquée; outre la fossette pour le ligament, analogue à celle des huitres, il y a sur chaque valve deux dents, entrant dans des fosses de la vaive opposée; les deux dents mitoyennes appartiennent à la valve plus convexe, qui est ordinairement la gauche, et qui a en arrière de la charnière un talon saillant et aplati comme s'il avait été scié. L'animal a, comme celui des peignes, les bords de son manteau garnis de deux rangées de tentacules , et dans la rangée extérieure il en est plusieurs de terminés par des tubercules colorés ; au-devant de son abdomen est un vestige de pied en forme de large disque rayonné, à pédicule court, pouvant se contracter ou se développer (1). De son centre pend un filet terminé par une masse ovale dont on ignore l'usage.
On mange les spondyles comme des huitres. Leurs coquilles sont tres souvent teintes de couleurs vives. Elles adhèrent à toute sorte de corps. (2)
M. Lamarck sépare des spondyles :
LES PLICATULES, Lam.
(PI. So, fig. 2.)
Qui ont à-peu-près la mème charnière , mais point de Lalon, el des valves
(1) C’est ce que M. Poli nomme trachce (2) Spondylus gæderopus, Chemn., VIT, abdominale, dans le Spondryle, la pelerine, xriv et suivantes, EX, exv.
cle. Sp. reoius, 11, XEVL, 470.
196 ACEPHALES
plates, presque égales , irrégulières, plissées et écailleuses comme dans, beaucoup d’huitres. (1)
LES MARTEAUX (MALLEUS. Lam.) (PI. 52, fig. r.)
Ont une simple fosselte pour le ligament, comme dans les huitres, avec lesquelles Linnæus les laissait, d'autant que leur coquille est de même inéquivalve et irrégulière; mais ils se distinguent par une échancrure à côté de ce ligament pour le passage d’un byssus.
L’espèce la plus commune (Ostrea malleus L. Chemn. VITE, Lxx, 655, 656), el qui est au nombre des coquilles rares et chères, a les deux bouts de la charnière étendus , el formant comme une tète de marteau, dont les valves, allongées dans le sens transverse , représentent le manche. Elle vient de l’Archipel des Indes.
Il y en a d'autres qui peut-être ne sont que des jeunes , où la charnière west point prolongée. Il ne faut pas les confondre avec les vulselles-(2)
LES VULSELLES (vuLseLLA. Lam.)
(PL 89, fig 2)
Ont à la charnière de chaque côté une petite lame saillante en dedans, et c'est d’une de ces lames à l’autre que se porte le ligament, semblable d’ailleurs à celui des huïtres. À côté de cette lame est une échancrure pour le byssus comme dans les marteaux.
La coquille s’allonge dans le sens perpendiculaire à Ja
charniere.
(x) Spondilus, plicatus, L., Chemn., (2) Ostrea vulsella, Chemn., VIII /xxx, VII, xzvur, 479-482. 65:, dont l’'Ostrea anatina, 1b., 658-659, Plicat. Ægyptia, Savig. EgypL., Coq., n’est probablement qu’une variété acciden= Dr 0 telle,
DNTT PRET :
L'espèce la plus connue vient de la mer des Indes. (1)
LES PERNES (PERNA. Brug.) (PI. Sr, fig. r, 2.)
Ont en travers de leur charnière plusieurs fossettes parallèles, opposées d'une valve à l'autre, et logeant autant de ligamens élastiques ; et leur coquille, irrégulière et feuilletée comme celle des huîtres, a du côté antérieur, au-dessous de la charnière, une échancrure par où passe le byssus. Linnæus les laissait aussi parmi les huiîtres. (2)
On a récemment distingué des pernes
LES CRÉNATULES,
(CRENATULA. Lam.)
(PI. 81, fig. 3.)
Qui, au lieu de fosseltes transversales sur une large charnière, en ont de petites ovales tout au bord, où elles occupent peu de largeur. Il ne parait pas qu’elles aient de byssus. On les trouve souvent logées dans des éponges. (3)
On a cru pouvoir rapprocher des pernes quelques coquilles fossiles, qui ont de même à la charnière des fosseltes plus ou moins nombreuses, se
(x) Ma vulselle, Chemn., VI, x, ro
Pis