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A.— GENRE CHITON

Le Chiton, vu par la face dorsale (fig. 102), se montre comme ayant une forme ovalaire, tout hérissé de spicules, et présentant sur la ligne médiane une série de huit pièces calcaires placées à la file les unes des autres,

Fic. 102. — Chiton. Face dorsale, avec les huit valves. (On n’a ombré que les plaques antérieures.)

depuis la partie antérieure jusqu'à la Fic. 103. — Chiton. Face ventrale. P pied. B Pere bposieneurembatlface | ventralemapoucie2anus0pioribres céneus, O7 ne (fig. 103) nous montre au centre un

large pied ovale, très musculeux, surplombé sur tout son pourtour par un rebord, le manteau. En avant du pied est la bouche, médiane, portée sur un petit muffle et bordée d'une lèvre charnue plus épaisse en avant. Sur la même ligne médiane, mais en arrière du pied, est l'anus. Toute la gouttière circulaire qui sépare le pied du manteau est garnie d’une rangée de petits panaches branchiaux, en nombre variable suivant les espèces ; il y en a généralement seize. De chaque côté de l’anus, mais un peu en avant, sont les deux orifices urinaires; plus en avant encore sont placés les deux orifices génitaux.

La peau très épaisse est dépourvue de cils vibratiles, sauf dans la région

qui correspond à l'insertion des branchies.

L'animal contient des fibres musculaires nombreuses qui lui permettent

Fic. 104. — Fragment de la pre- DEAR RHIN e EACAUEOU CHCE Fic. 105. — Coupe schématique de la coquille du CAiton siculus, montrant les pelits € aculeatus. À megalopore avec son megalæstètes. b mi-

les grands orifices.

cropore avec son micræstètes. € ocelle.

de s’enrouler sur la face ventrale, en formant une boule, à la manière d’un

F16.106.—"Schizochitôon jincisus avec les ranfgées d'yeux sur les valves,

Hérisson ou d'un Cloporte. Tout l’épiderme est bourré de spicules.

L'ensemble des huit plaques calcaires porte le nom de coquille, mais celle-ci morphologiquement n’est pas comparable à la coquille des autres Mollusques. On doit les considérer comme des amas de spicules plus abondants en ces points que dans le reste du tégument.

Chaque valve se montre formée de deux parties : l’une superficielle, colorée et souvent tuberculeuse, c’est le teymentum ; l'autre profonde, enchâssée dans les tissus, d'aspect nacré et intimement soudée à la première, c’est l'articulamentum. Tandis que celle-ci est compacte, la partie superficielle est percée de nombreux orifices qui, à la loupe, se montrent de deux sortes, les uns petits, les autres plus grands (fig. 104). Les corps contenus dans ces parties ont été étudiés par van Bemmelen et surtout par Moseley. Les grands orifices ou mégalopores conduisent dans une chambre occupée par un organe sensoriel dit mégalæstèles ; ce sont des organes ovoïdes très réfringents, semblant formés de petits cônes emboîtés les uns dans les autres, et se continuant par un pédoncule d'apparence conjonctive qui devient horizontal et va se perdre dans le derme de la peau. Les petits orifices ou #icropores conduisent également dans une petite chambre occupée par un micræstètes de même

conformation que les précédentes, mais dont les pédoncules viennent se jeter dans les pédoncules des mégalæstètes. Tous ces corps sont probable-

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ment des organes de tact, mais on ignore de quelle façon ils sont en relation avec les centres nerveux. — La disposition que nous venons de décrire se rencontre chez les Chitons de nos pays. Chez quelques Chitons exotiques, on trouve en outre des organes sensoriels particuliers qui sont des yeux (fig. 106). Moseley a étudié ceux-ci avec beaucoup de soin. La coquille, au point où on les trouve, est percée d’une vaste chambre au-dessus de laquelle passe une cornée transparente et bombée en forme de verre de montre. Au-dessous

st.

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R Fic. 407. — Coupe longitudinale schématique d'un Chiton. ZS lèvre supérieure. D bouche. Z7 lèvre inférieure.

Æ bouton gustatif. À, tubercule gustatif. Æ? radula. F foie. 7 intestin. À anus. GG glande génitale, C cœur, À aorte. P péricarde. Æ rein, dont le canal accessoire (CA) va s'ouvrir dans le péricarde (H).

est une rétine en continuation avec un nerf et une choroïde. Enfin, entre la rétine et la cornée il y a une lentille biconvexe qui, sans aucun doute, est un cristallin (fig. 105). Du pédoncule oculaire partent également des micreæstètes. Le nombre de ces yeux est quelquefois très grand : ainsi, chez le CAiton

aculeatus il y en a plusieurs milliers.

Le tube digestif débute par une Fig. 108. — Coupe trans bouche garnie d’une lèvre supérieure

versale schématique du

tube digestif au niveau énorme et d’une lèvre inférieure très du foie (F et A). TZ

estomac. a cul-de-sac. petite (fig. 107). Elle conduit dans un vaste bulbe buccal à la face inférieure

duquel est un bouton gustatif et en arrière de lui un petit pic. 109. — Chiton.

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