MIN AA
peu en un estomac. Celui-ci du côté gauche envoie un cul-de-sac aplati qui se porte à gauche, puis descend et se courbe ensuite. Dans l’espace limité par ce cul-de-sac est un lobe hépatique droit ; il y en a un second à gauche, en dehors (fig. 108). Puis l'intestin décrit plusieurs circonvolutions et aboutit à l'anus.
Le système nerveux se compose d’un très puissant collier œsophagien, d’où partent en arrière les nerfs pédieux et les nerfs latéraux. Ceux-ci se réunissent en arrière. Il y a des anastomoses irréœulières entre les nerfs pédieux. Vers le bas il y a aussi une anastomose {A) entre chaque nerf pédieux et chaque nerf latéral. Il y a un petit collier stomatogastrique (fi- Fi6. 110. — Partie antérieure du systèmener- gures 109 et 110).
veux du Chiton. BB anneau entourant l'œso-
phage complètement. À A anneau entourant Les sexes sont incomplètement l’æsopbage. ph ganglions
pharyngiens. bb ganglions buccaux. P nerf séparés :- la glande pédieux. e)
Fi6. 1411. — Chiton, Organes génitaux femelles,
génitale mâle ou fe-
melle, suivant le cas, est dorsale et impaire; elle vient s'ouvrir au dehors par deux canaux dont : AE nous avons vu les orifices sur la face ventrale (fi-
| œure 111).
Les branchies sont in- Fic. 412. — Coupe Sérées sur le manteau.
re ME MChacuner d'elles est formédiane-lalamells mée par une lame aplatie portant des lamelles perpendiculaires à droite et à gauche. Il
k ; j Fic. 113. — Cœur de Chiton. V ventricule, y à un vaisseau afférent et un vaisseau O oreillettes. VZ vaisseau latéral. À aorte.
efférent : ceux-ci, au niveau de chaque lamelle, sont percés de petits orifices qui permettent au sang de se répandre à leur intérieur (fig. 112).
Le cœur est placé à la partie inférieure du corps, enveloppé dans un péricarde. Le ventricule a la forme d’un fuseau se prolongeant en avant par l'aorte. À gauche et à droite débouchent les deux oreillettes (fig. 113).
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Celles-ci en avant reçoivent un vaisseau latéral. En arrière, elles se réunissent et viennent de nouveau déboucher dans le ventricule. Le ventricule envoie le sang dans l'aorte qui mérite à peine ce nom, tellement elle est peu différenciée. L’aorte se porte en avant et se continue peut-être en Co
UT Etes EU a
Fic. 114. — Coupe transversale schématique du corps du Chiton. Co coquille. A7 manteau. Br branchies. P pied. Pa péricarde. V ventricule. © oreillettes. 7 intestin. 2? rein. CA canal accessoire du rein. À vaisseau latéral. Æ'S espaces sanguins. N nerfs pédieux.
avant avec deux vaisseaux qui parcourent le pied (voir fig. 114, ES). Quoi qu'il en soit, le sang tombe dans les lacunes interorganiques, autour du tube digestif en particulier, puis se réunit dans deux vaisseaux longitudinaux qui envoient des branches dans chaque branchie ; là le sang respire, se rend dans les vaisseaux efférents. Ceux-ci se jettent dans les vaisseaux latéraux qui ramènent le sang aux oreillettes et par suite au ventricule (fig. 114).
Les organes excréteurs sont pairs et occupent toute la longueur du corps. Chaque organe est un tube à paroi glanduleuse qui se ramifie énormément sur les côtés et qui, à la partie inférieure. se renfle légèrement et va s’ou-
vrir à la face ventrale, un peu au-dessus des orifices génitaux. De chaque tube part aussi un Fi6. 115. — Schéma des organes urinaires. Traits pleins: partie excré-
canal accessoire dépourvu de ramifications et trice venant s'ouvrir au dehors en
: . a à K. CA canaux accessoires allant allant s'ouvrir dans le péricarde. Il n'ya aucune s'ouvrir (P) dans le péricarde. connexion avec les organes génitaux (fig. 115).
Le développement du Chiton a été étudié particulièrement par Kowalewsky. La segmentation amène à une planula donnant bientôt une gastrula formée de deux feuillets et à blastopore inférieur. Le corps augmente de volume d’une façon inégale, de telle sorte que le blastopore
devient presque antérieur : c’est la bouche. En même temps, il s’invagine
dans le blastopore une petite portion de l’ectoderme, et cette partie donnera le bulbe buccal et la radula. À ce moment, la larve est pyriforme avec un bouquet de cils antérieurs et une couronne ciliée équatoriale. Un peu au-
F16. 116. — Jeune larve de Chiton.
dessous du blastopore se forme une invagination ectodermique qui disparaît ensuite peu à peu pour ne plus laisser aucune trace chez l'adulte. Kowalewsky considère cette invagination larvaire comme l'homologue de la glande ventrale que nous verrons chez les Proneomenia (fig. 116, 117, 118, 119). Les cellules ectodermiques
donnent naissance aux spicules. Il se forme d’abord dans la cellule une vacuole au sein de laquelle apparaît le spicule qui, grandissant peu à peu, finit par sortir d’abord de la vacuole, puis de la cellule. Sur la ligne médiane dorsale, il se forme des paquets abondants de spicules qui donnent naissance par leur réunion aux valves. de la coquille. En avant
F1G. 117. — Coupe longitudinale d'une larve plus avancée. Æct ectoderme.
End endoderme. & partie ectodermique du tube digestif.
Fiac. 118. — Coupe longitudinale d'une larve encore plus âgée. € valves. r radula. Æ invagination larvaire.
de celles-ci apparaissent deux yeux larvaires qui disparaîtront plus tard. Tout le système nerveux nait #7 situ par des épaississements de la face profonde de l'ectoderme, épaississements qui s’isolent peu à peu.
B. — GENRE CHITONELLUS
À côté des Chitons vient se placer le genre Chitonellus qui nous montre une forme de pas-
F6. 119. — Larve de Chiton.
sage avec les genres suivants. C’est un animal très allongé, à l’aspect d’une limace. Son corps est cylindrique et son pied très petit est en partie caché dans un sillon médian ventral. Il a aussi des valves comme les Chitons. Enfin les branchies n'existent pas dans toute la longueur du corps; elles sont reléguées dans la région anale.
Les Chitonellus habitent l'Australie, les Philippines et les Antilles.
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