‹ Les mollusquesChapitre 39 sur 91 · EXEMPLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES

Fissurelle.

Émarginule.

Haliotide.

I. DIOTOCARDES ...( b) Hétéronéphridés............. ACER, Turbo. Pleurotomaire. l Troque. Bellerophon.

Nérite. c) Mononéphridés...................... | Hélicine. Patelle, Acmée.

Lepeta.

Scurria.

a) Homonéphridés..................... s

PRADA ROCARDES en nee cesser

Paludine. Littorine.

Mélanie. Cérithe. Vermet.

Turritelle. Strombe.

Valvée. Cyclostoma.

Pyramidelle.

Colombelle.

Triton.

1Rostriféres "22200.

RMÉRCSREEe 2° Proboscidifères, .... |

Porcelaine.

Natice.

lanthine.

3° Semiproboscidifères

Fuseau. Mitre.

Buccin.

Harpes.

Murex.

me

° Méronéphridiens...

b) Sténoglosses, Volute.

Olive.

Marginelle.

Vis.

Pleurolome.

Cone.

Turbinelle.

IT. MONOTOCARDES. | SAR RS 2° Pycnonéphridiens. |

Le grand mérite de cette classification est qu’elle est naturelle et bien en rapport avec la phylogénie des Prosobranches et leurs affinités naturelles. Ce qui le prouve bien, c'est qu’elle concorde avec les résultats phylogénétiques tirés de la paléontologie, et qu’elle peut être établie en se basant sur l’un quelconque des appareils.

Nous donnons ci-après les caractères de chacune de ces divisions et subdivisions : c’est en somme un résumé de ce que nous avons dit de l'organisation des Prosobranches, et qui montre bien les modifications progressives des organes.

I. Diotocardes. — Une ou deux branchies bipectinées libres à leur extrémité. Organe de Spengel diffus le long de l'arête afférente du support branchial. Système nerveux chiastoneure ou dialyneure, parfois orthoneuroïde, caractérisé toujours par des cordons ganglionnaires scalariformes, dont l'origine est contiguë aux ganglions palléaux, par des connectifs buccaux récurrents et cachés sous les muscles buceaux, par une longue commissure cérébroïde située en arrière des lèvres, par de longs connectifs latéraux, par un seul ganglion viscéral, par des otocystes à nombreux otolithes. Radula à dents centrales et marginales très nombreuses. Cœur à deux oreillettes et à ventricule traversé par le rectum. Une glande péricardique développée sur les oreillettes. Deux reins placés de chaque côté du péricarde, qui communique avec un seul d'entre eux. Les deux reins s'ouvrent au fond de la cavité palléale sur deux papilles placées à droite et à gauche du rectum. Jamais de glande hématique.

a) Homoxéparibés. — Coquille patelliforme, non nacrée. Corps exactement symétrique extérieurement. Deux branchies rigoureusement égales, situées à droite et à gauche du corps. Anus sur la ligne médiane ; sur ses côtés, les orifices des deux reins. Ganglion sus-intestinal distinct du ganglion branchial. Organe de Spengel confondu avec le nerf branchial. Radula à onze dents centrales. Cœur avec deux oreillettes symétriques. Glande péricardique peu développée. Deux reins physiologiquement identiques, placés symétriquement et différant seulement par leurs dimensions ; le droit étant plus volumineux que son congénère et communiquant seul avec le péricarde. Ex. : Fissurelle.

b) Héréroxépaeipés. — Coquille spiralée, toujours nacrée. Corps plus ou moins dissymétrique. Une seule branchie (celle de gauche) ou deux branchies inégales. Anus placé en dehors de la ligne médiane ; ganglion sus-intestinal confondu avec le ganglion branchial. Organe de Spengel distinct du nerf branchial. Radula à douze dents centrales. Cœur avec deux oreillettes symétriques, mais écarté de la ligne médiane, et plus ou moins incliné, souvent même transversal. Glande péricardique très développée. Deux reins tout à fait différents ; le rein droit étant le véritable organe urinaire ; le rein gauche, communiquant seul avec le péricarde, transformé en sac papillaire. Ex.: ÆZaliotis, Turbo, Trochus.

c) Moxoxépnripés. — Coquille spiralée, non nacrée, souvent globuleuse. Corps dissymétrique. Une branchie au plus, placée horizontalement, remplacée quelquefois par un poumon. Anus placé comme chez les Monotocardes. Système nerveux orthoneuroïde. Pas de ganglion branchial. Cœur avec deux oreillettes dissymétriques, l'oreillette droite rudimentaire. Ventricule traversé par le rectum. Glande péricardique bien développée. Un

seul rein s'ouvrant par un orifice en boutonnière au fond de la cavité palléale, au-dessous de la branchie. Ex. : Nerita.

II. Hétérocardes. — Une branchie au plus ; des lamelles respiratoires palléales ; ces deux sortes d'organes pouvant coexister où manquer complètement. Système nerveux différant de celui des Diotocardes par une forte commissure labiale avec deux ganglions, et par des cordons pédieux, dont la naissance est tout à fait distincte des cordons palléaux. Radula présentant au plus douze dents. — Cœur à une seule oreillette, présentant cependant parfois trois cavités, mais successives, le ventricule étant divisé en deux chambres ; ventricule non traversé par le rectum. Pas de glande péricardique. Deux reins à orifices séparés, mais placés tous les deux à droite du péricarde. Ex. : Patelle.

III. Monotocardes. — Une seule branchie (gauche) monopectinée et nulle part libre. Organe de Spengel nettement différencié et non directement dépendant de la branchie. Système nerveux chiastoneure ou plus souvent zygoneure. Commissure cérébroïde presque toujours très courte, située en arrière de la masse buccale ; connectifs buccaux jamais complètement récurrents et profonds. Radula à peu de dents. Cœur à une seule oreillette, sans glande péricardique ; celle-ci quelquefois développée sur les parois mêmes du péricarde. Un seul orifice rénal. Le plus souvent une glande néphridienne, représentant le rein gauche. De la sorte les deux reins sont d’un même côté du péricarde.

a) TéxioGLosses. — Ganglions buccaux toujours situés derrière la masse buccale, en contact avec elle et unis aux ganglions cérébroïdes par des connectifs buccaux longs et parfois très longs. Les conduits salivaires traversent les colliers nerveux. Radula, ordinairement 2 4 1 1 2.

Rein très généralement constitué par une masse ayant dans toutes ses parties des fonctions et une structure identiques.

1° Rostrifères. — Mufle variable, contractile, toujours incapable de s'invaginer. Le plus souvent herbivores.

Rein formé d’un seul lobe. Ex. : Littorine.

2° Proboscidifères. — Trompe longue complètement invaginable ou rétractile seulement à la base. Ex.: Cassidaria, Dolium.

Rein divisé en deux lobes de structure et de fonctions identiques.

3° Semi-proboscidifères. — Mufle invaginable depuis son extrémité et formant une trompe toujours courte. Carnassiers.

Rein divisé en deux lobes tantôt distincts, tantôt plus ou moins intriqués, mais de structure différente. Ex.: Natica.

b) SrénocLosses. — Radula, ordinairement 1 1 4. Système nerveux très concentré en général, toujours zygoneure et dépourvu de cordons

pédieux scalariformes. Masse buccale fort réduite ; ganglions buccaux toujours situés au voisinage immédiat des ganglions cérébroïdes, très éloignés de la masse buccale; leurs connectifs sont excessivement courts. Les conduits salivaires ne traversent pas les colliers nerveux.

Rein formé nettement de deux lobes, d'aspect et de structure bien distincts, et arrivant chez les représentants les plus élevés du groupe à avoir une constitution tout à fait différente.

1° Méronéphridiens. — Rein formé de deux lobes tout à fait distincts, mais juxtaposés et à peine intriqués, chacun d’eux occupant une surface assez considérable des parois de la chambre rénale. Ex. : Voluta.

2° Pycnonéphridiens. — Le lobe gauche du rein {lobe accessoire) est considérablement modifié et formé d’une lamelle marginale bordant entièrement le rein, et donnant naissance à d'autres lamelles secondaires, pénétrant entre les lobules du lobe droit {lobe principal). Ex. : Mureæ.

Donnons maintenant quelques détails sur les genres les plus intéressants.

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