POCHE DU NOIR
Comme nous l'avons dit plus haut, lorsqu'on cherche à s'emparer d’une Seiche, celle-ci émet un liquide noir doué d’un pouvoir colorant considérable, qui, projeté dans l’eau, forme une masse noire, épaisse, qui cache l'animal à la vue. Cette glande défensive est la poche du noir ou encore poche à encre. C'estavec son produit de sécrétion que l’on fabriquait la sépia.
Lorsqu'on pratique l'incision médiane du sac et de l’entonnoir, on tombe sur une membrane épaisse qui, incisée, laisse voir la poche que sa teinte suffit à faire reconnaître ; elle présente une coloration noire avec des reflets
métalliques. Sa forme est celle d'une poire. Sa longueur est considérable :
elle atteint 12 centimètres. Elle constitue une glande très indépendante qui vient s'ouvrir dans l’anus ! (fig. 282).
Elle est partie sécrétante, la glande
formée d'une
du noir, contenant un tissu Q
F16. 282. — Porlion de la glande du noir, montrantles trabécules,
spongieux, et débouchant
dans un vaste réservoir (vésicule du noir), qui va se jeter à l'extrémitéultérieure du rectum après s'être légèrement dilaté en une petite vésicule terminale.
La glande est formée de lamelles légères et ondulées qui laissent entre elles des espaces de forme variable (fig. 283). Les lamelles
s’anastomosent, s'entre-croisent dans diverses direc- Les cellules (fi-
gure 284) qui recou- | |
vrent les trabécules rc.
tions, et sont en connexion étroite les unes avecles autres.
Toutes les communiquent en-
aréoles
tre elles.