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ÉTUDE DE L'OCTOPUS VULGARIS

La constitution générale de l'Octopus vulgaris, du Poulpe, rappelle de très près celle de la Seiche. Aussi n’insisterons-nous que sur les points sur lesquels elle diffère de cette dernière (fig. 306).

Exréreur. — L'extérieur de l'animal est certainement la partie la plus différente. La tête possède seulement huit bras : c’est la caractéristique des Octopodes. Les bras tentaculaires font défaut. En outre, les ventouses que

portent ces bras, au lieu d'être pédonculées, sont sessiles, et leur cavité interne, divisée incomplètement en deux, ne porte pas d'anneau corné.

Le corps proprement dit a une forme ovalaire, mais ne présente pas de nageoires latérales.

Si nous fendons le manteau, nous voyons une disposition différente des orifices. À la base des deux branchies, les orifices urinaires. Au-dessous de l’entonnoir, sur la ligne médiane, l'anus avec l'oritice de la poche à encre. De part et d'autre, mais un peu en arrière, deux orifices génitaux, si

l’on a affaire à une fe-

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melle, un seul orifice à gauche si l’on a affaire à un mâle.

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Fic. 301. — Octopus. Coupe sché- Fic. 300. — Octopus Vulgaris (Poulpe). matique de la glande du noir.

La face dorsale du corps étant fendue, on tombe dans une cavité complètement close, comme chez la Seiche, mais il n’y a pas trace de coquille, à moins toutefois que deux petits stylets cartilagineux ne la représentent.

Tuse nicesrir. — L'œsophage n’est pas rectiligne : il se renfle en un Jjabot. L’estomac spiral a une forme spiralée, et contient une rampe membraneuse héliçoïdale qui fait un grand nombre de tours. Les deux glandes qui constituent le foie sont très intimement unies entre elles ; c’est une masse volumineuse où l'on peut distinguer plusieurs régions : une partie brune est le foie, une partie blanc jaunâtre constitue les glandes salivaires inférieures, une partie blanche estle pancréas. Enfin, dans la même masse est englobée la poche du noir.

Il y a deux paires de glandes salivaires, les unes supérieures, tout près du bulbe buccal, les autres inférieures, tout près du foie. Elles viennent toutes s'ouvrir dans le bulbe buccal.

GLANDE pu Noir. — Elle se fait remarquer (fig. 301) par sa petite taille et surtout par sa situation profonde dans le foie. En outre, au point de vue de sa structure, ce qui la caractérise, c'est la tendance à la fusion de la glande

et du réservoir. La glande n’est pas libre et indépendante comme chez la Seiche ; sa paroi antérieure s'unit avec la paroi de la vésicule, et constitue ainsi une adhérence très étendue qui réduit sa partie libre à un espace très restreint. Il semble que la poche soit séparée par un diaphragme circulaire en deux parties : l’une supérieure, formant le réservoir, l’autre inférieure, constituant la glande.

APPAREIL CIRCULATOIRE. — Dans l'appareil artériel, il y a peu de différences à noter, si ce n'est que l'aorte abdominale ne se dirige pas en arrière. Mais dans l'appareil veineux il y a des différences plus importantes. [ei chaque bras contient plusieurs sinus. Des bras aux branchies le sang peut suivre deux voies, au lieu d’une seule comme chez la Seiche. Une partie du sang des bras se réunit en une grande veine qui va se diviser en deux veines caves pour se rendre à chacune des branchies après s'être renflée en deux cœurs branchiaux. L'autre partie du sang vient former un vaste sinus péricrânien,

lequel aboutit dans un vaste sinus dor- Fic. 302. — Octopus. Schema des organes uri- | 1 ’æs © Q naires (U) s'ouvrant au dehors en Æ. G est la sal qui enveloppe l'œs ophage, le jabot, glande génitale avec un oviducte (ov). Elle com- les glandes salivaires, l'estomac, etc.

munique, par les tubes (7°) qui contiennent en

(C) les cœurs branchiaux, avec la cavité uri- De ce vaste sac partent deux petits

ait tubes, les conduits péritonéaux, qui permettent au sang de s’écouler dans les veines caves, et de là dans les branchies.

CavirÉ GÉNÉRALE. — [ci la cavité générale n’est pas divisée d’une manière aussi compliquée que chez la Seiche. Il y a deux sacs rénaux qui s'ouvrent au dehors, mais qui ne sont pas réunis entre eux par des canaux anastomotiques. Il y a aussi une cavité génitale qui communique par deux longs canaux avec les cavités urinaires. Ces tubes avant de s'ouvrir dans ces cavités se renflent en deux poches où sont placés les cœurs branchiaux.

SYSTÈME NERVEUX. — Le ganglion sus-pharyngien n'existe pas. O O JO ORGANES GÉNITAUx. — Les organes génitaux mâles sont à peu de chose

près les mêmes que ceux de la Seiche : il n'y a qu'un seul orifice à gauche. L'oviducte qui part de l'ovaire se bifurque en deux canaux qui vont s'ouvrir chacun au dehors après s'être renflés en deux vésicules à contour plissé. Il n’y a pas de glandes nidamentaires. Les œufs sont réunis en petits groupes de huit à vingt; leur forme est ovoïde.

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