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UD, X

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Fi6. 335. — Section longitudinale de Belemnites Bessinus. l lame longitudinale interne, cloisonnant le rostre. € axe central du rostre. 7 rostre. o loge initiale. n couche nacrée. p loges aériennes. s siphon.

a cavité du phragmocôme.

bres. La loge initiale du phragmocône est globuleuse ; 2° un rostre ou extrémité postérieure, plus ou moins allongée, enveloppant en avant le phragmocône, formé de fibres disposées autour d'un axe que l’on nomme la ligne apiciale et qui s’étenddela pointe du phragmocône à celle du rostre : 3° une lame cornée ou proostracum, formée par l'expansion du godet au-delà du phragmocône (fig. 336).

On connait assez bien l'animal des Bélemnites car on a retrouvé fossilisés ses mandibules, ses bras, ses

nageoires, sa poche à encre, etc.

Il est curieux denoterles opinions 56. 326. — proosque l’on s’est faites des Bélemnites Her 4 avant que l’on en connüt la véritable nature : on les a pris pour des pierres de foudre, du succin pétrifié, des stalactites, des pointes d'Oursins, des Holothuries pétrifiées, des épines vertébrales, des dents de quadrupèdes ou de poissons, des tuyaux marins, etc.

SPIRULA. — La Spirule est un animal très intéressant à étudier, car, comme nous le verrons plus loin, il nous donnera la clef de la position des Ammonites parmi les Céphalopodes. La partie postérieure du corps est enfermée dans la dernière loge d’une co-

quille enroulée sur elle-même. Cet enroulement, nous le rappelons, était dorsal chez le Nautile. Ici au contraire il est ventral. Les tours de spires sont disjoints et divisés en chambres superposées par des cloisons transversales. Celles-ci sont traversées par un siphon ventral. Le point intéressant est la manière dont il se termine en arrière. [ei en effet le siphon se termine dans la dernière loge par un cul-de-sac n’allant pas se souder à la paroi de la coquille. Le fond du cul-de-sac est réuni à la paroi par un ligament, le prosiphon. L'animal, placé dans la dernière loge, possède un manteau se terminant en arrière par deux lobes qui recouvrent en grande partie la coquille; son anatomie est extrêmement mal connue;

on ne trouve en général que les coquilles vides (fig. 337 et 338).

AMMONITES ET GENRES voisins. — Les fossiles de l’ordre des Ammonées, c’est-à-dire les Ammonites et les genres voisins, ont été de tout temps reconnus pour des Céphalopodes, mais leur position dans cette classe a été longtemps méconnue. Les Ammonites au premier abord ressemblent beaucoup plus à des Nautiles qu'à des Dibranches. Aussi est-ce parmiles Tétrabranches qu'on

Fic. 337. = Spirula les a classés penlœvis.

dant longtemps.

. 5 < : ee F1G. 433$. — Coupe suivant le grand axe d'une co- Mais M. Munier Chalmas, en 1873, quille de Spirula Peroni. i loge initiale. p prosi- : ; Or SE phon. € cœceum siphonal. // loges aériennes. ss fit l'étude de la loge initiale des Cé- siphon enveloppé par le phragmosiphon. vv paroi

ventrale de la coquille.

phalopodes à phragmocône, et démontra que la coquille des Ammonées se développe de la même manière que celle des Spirules et des Bélemnites, tandis que celle des Nautiles et des Orthocères montre un développement très différent; les Ammonées doivent donc être placées à côté des Spirules, c’est-à-dire parmi les Dibranches.

Les Ammonées ont joué pendant toute la période secondaire et aussi la période primaire un rôle considérable. Nous n’allons pas, bien entendu, les étudier au point de vue paléontologique, mais nous devons dire ce qu'il y a de général à leur égard. Nous empruntons ces détails à M. P. Fischer.

STRUCTURE DE LA COQUILLE. — L'examen histologique permet de distinguer dans la coquille trois couches : une externe (os/racum), une interne ou nacrée (qui est seule conservée dans les espèces du Gault et de l’Oolithe), une accessoire (couche ridée) très évidente, surtout dans les Ammonées primaires et triasiques. La coquille se sépare en deux portions distinctes, une portion centrale formée par des loges à air et le siphon, et une portion périphérique ou antérieure, constituée par la chambre d'habitation. Dans cette dernière on remarque une impression du manteau.

CLoisons. — La place des cloisons est indiquée par la ligne suturale dont l'étude est indispensable pour la détermination. Cette ligne suturale,

au lieu d'être simple comme celle des Spirules, Bélemnites et Nautiles, montre une série de dépressions à concavité dirigée vers l'ouverture de la coquille, appelées lobes, intercalées entre des saillies à convexité dirigée vers l'ouverture, et nommées selles, comme si le Céphalopode était à cheval sur la selle. Les lobes et les selles sont rarement simples (Goniatiles) ; presque toujours on y reconnaît des découpures quiles compliquent et qui forment des lobes, des selles secondaires. En général les selles sont terminées par des parties arrondies, et les lobes par des parties eflilées. DÉVELOPPEMENT DES LOBES ET DES SELLES. — En dégageant les premiers tours d’une Ammonée on voit que la ligne suturale subit des modifications successives intéressantes. La première suture (fig. 339) présente une selle médiane ou siphonale, plus ou moins 45 En de

large chez les Ammonées de la subdivision des ZLatisellata, où bien une selle siphonale aiguë, flanquée d’un ASE lobe latéral et d’une selle latérale, chez les Angusti-

sellata. La deuxième cloison diffère de la première par

l'apparition d'un lobe médian ou siphonal, divisant la DAC selle siphonale. La troisième cloison montre des lobes VIN 2 et des selles plus accentués, et le lobe externe se subdi- es À

vise de la deuxième à la sixième suture. Dans cette pé- ER sage — Hé riode les lobes et les selles sont simplement ondulés, Lissoceras Latidorsaet leur pourtour reproduit assez bien la ligne suturale | des Goniatites. On a doncnommé la première période stade goniatite. Lorsque la coquille atteint un diamètre de 2 à 3 millimètres, les sutures présentent des indices de découpures qui commencent au côté externe et se propagent vers l’ombilic. Chez les Ammonées du Trias, les lobes sont découpés avant les selles, et l’on a le stade cératite. Enfin les selles sont découpées à leur tour dans une troisième période : stade ammonite. Mais, chez les Ammonées jurassiques et crétacées, les découpures des lobes et des selles paraissent en même temps, et les deux stades se confondent. Plus tard les lobes et les selles se complètent par la formation des lobes, et les selles se complètent par la formation des lobes et des selles accessoires ou adventives. Là il est bon de faire une remarque. Au point de vue de l’évolution, les formes à suture très compliquée devraient apparaître les dernières. Il n’en est rien cependant : les Pinacoceras à suture très compliquée se montrent dans le Trias, en même temps que les Clydonitidæ à suture simple ; et les Meducottia du Carbonifère ont trois formes de lobes comme les Pinacoceras. D'autre part on connaît, dans la craie, des Ammonites à suture tellement simple, qu'on a pu les considérer comme des Goniatites.

CHAMBRE D'HABITATION. — La grandeur de la dernière loge permet de supposer que les animaux des Ammonites y étaient contenus en entier, et

que par conséquent leur coquille était externe. D’autres preuves corroborent cette manière de voir. Ainsi, chezle Morphoceras pseudo-anceps, les lobes latéraux de l'ouverture la ferment presque complètement en rejoignant le tour précédent, et circonscrivent cinq petites ouvertures dont la centrale, oblongue, correspond à l’entonnoir et à la bouche: deux latérales arrondies, s'ouvrant de chaque côté de la précédente, étaient placées visà-vis des yeux ; deux autres enfin, limitées en partie par le tour précédent, laissaient passer des bras (fig. 340).

SipHox. — Le siphon est dorsal chez les Clymenia, et ventral chez les Goniatites et les Ammonites. Au niveau de chaque cloison il présente un

Fi. 340. — Schéma de Gomphoceras pseudo-anceps, vu de côté Fic. 341.— Oppelia Steraspis. Individu et de face. o orifice médian ventral, bb orifices latéraux. € ou- montrant la position ordinaire de l'Apverture semi-circulaire. tychus.

léger rétrécissement. Les cloisons au contact du siphon se réfléchissent et forment un goulot embrassant, dirigé vers l'ouverture chezles Ammonites, tandis que celui des Goniatites est dirigé vers le sommet de la coquille. Mais ces différences ne sont évidentes que lorsqu'on compare les Ammonites et les Goniatites adultes, attendu que les jeunes Ammonites montrent sur les premiers tours un goulot dirigé en arrière comme celui des Goniatites.

Ce fait prouve que la coquille des Ammonites subit une véritable métamorphose, et qu'elle est d’abord Goniatite aussi bien par son siphon que par ses

Fic, 242. — Apiychus de cloisons. Il est facile d’en conclure que les Goniatites l'Oppelia Lingulata. 6 £

sont vraisemblablement la souche des Ammonites,

Aprycaus. — Dansla chambre d'habitation des Ammonites, on trouve

un corps corné ou calcaire, aplati, quelquefois simple, plus souvent formé de deux parties symétriques, ayant l'apparence des valves des Lamellibranches, mais sans charnière : c’est l'aptychus. On a émis sur la nature de ce corps des hypothèses très nombreuses, et encore actuellement on n'est pas encore renseigné sur ce point. On les a pris pour des valves d’Ana-

tifes, des Mollusques bivalves, un squelette interne, un squelette du gésier, ete. On a démontré que les aptychus appartenaient bien en propre à l’'Ammonite. En effet, à l’intérieur d’un poisson des argilesinfraoolithiques de Curcy, E. Deslongchamps a trouvé une quantité de petites Ammonites qui lui avaient servi de nourriture, et dont la section montrait constamment des aptychus en place. Ce point étant établi, on a fait deux hypothèses principales pour expliquer la nature de ces derniers. Beaucoup d'auteurs ont soutenu qu'ils formaient une couverture calcaire de la glande nidamentaire, et que par conséquent ilsn’existaient que chez les femelles, ce qui explique pourquoi ils sont présents ou absents à l'intérieur des individus d'Ammonites bien conservés et recueillis dans les mêmes couches. Mais c'est là une hypothèse à peu près gratuite. Il semble plus probable que l’aptychus est une opercule qui recouvrait des bras modifiés comme ceux qui forment le capuchon des Nautiles.

Principaux GENRES. — Les principaux genres d’Ammonées sont les Goniutites, les Anvmonites, que l’on a divisés en nombreux sous-genres : les Turrilites, les Baculites, les Scaphytes, etc.

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