LES ESPRITS LT LES MÉDIUMS
» Maman, tu dois te demander parfois si tu n’es pas le jouet d’une hallucination.
Tu écris et me voilà près de toi; je te parle au moyen de la transrnission du mot à mot, et puis soudain mon style change; tu te sens un peu plus nerveuse, un vague presse,ntiment t’indique que je ne suis plus là, et tu te demandes si tantôt tu n’étais pas le jouet de ta propre imagination. Eh bien! voici ce qui est arrivé : J’étais près de toi, mon fluide avait pris possession de ton cerveau, lorsqu’un autre esprit est venu; il a sinon pris ma place, du moins mêlé son fluide à nos deux fluides, et c’est ce qui
l’a causé celte fatigue nerveuse. Moi, de mon côté, je me suis senti moins à l’aise et j’ai fini par m’éloigner, et l’autre, l’intrus, veut continuer les phrases commencées; mais il ne peut te tromper longtemps, car ici nous conservons notre genre particulier d’esprit, nous conservons enfin notre individualité. Mais ces brusques interruptions, ces intrus qui viennent essayer de te tromper te rendent parfois sinon incrédule, du moins découragée, et tu te dis : « Mais ce « spiritisme est une chose bien dangereuse ; « jamais on n’est sûr d’être une minute avec « l’esprit qu’on a évoqué. » Que veux-tu, maman , il en est ainsi pour tout sur la terre : la foi est à côté du doute, la croyanee spirite est condamnée à la même loi. Sois ferme et inébranlable dans ta croyance, et alors les esprits mauvais ne trouvant plus le moyen d’ébranler ta foi s’éloigneront de toi.
« Marie Camille. »