‹ Les mondes des esprits ou La vie après la mortChapitre 6 sur 16 · DES SENSATIONS DE L’AME · texte numérisé non relu

DES SENSATIONS DE L’AME

« Les sensations de l’âme sont tout à la fois morales et physiques. Ce serait une erreur de croire que l’âme n’a pas des sensations, des impressions, des joies, des douleurs, et même des souffrances.

« L’âme est une matière fluidique, mais enfin elle est matière. Si cependant on se basait sur les douleurs physiques propres aux humains, on se dirait que ceci est inexact; mais il faut se dire que la matière fluidique qui forme l’âme est tout autre comme essence et comme facultés que la matière qui forme le corps humain et que celles qui composent laplanètïé erre, seules matières que les humains aient analysées.

Cette matière fluidique leur étant inconnue, ils ne peuvent arriver à expliquer les phénomènes spirites, et alors quelques savants les nient; ils voient les effets sans en connaître les causes, tandis ques’ils connaissaient cette matière céleste, s’ils en connaissaient les éléments constitutifs , ils comprendraient mieux les effets produits, ils sauraient par quels moyens on les fait agir, et ces phénomènes leur sembleraient très-naturels, c’està-dire simples.

« Ainsi on s’étonne que les esprits puissent fixer leur image sur une plaque pho-

lographique alors que l’œil humain ne les perçoit pas, et beaucoup se refusent à croire à la véracité de ces portraits : ils crient au charlatanisme. Ceci tient tout simplement à ce qu’ils ignorent que nous avons ici, dans les régions célestes, des agents chimiques bien autrement puissants que ceux connus et possédés sur la terre; nous ne pourrions même pas, si nous le voulions, vous analyser les fluides, les principes, les essences qui constituent ces agents, car vous ne comprendriez pas. Souvenez-vous seulement que l’intelligence humaine n’est qu’une faible étincelle de ces principes.

Les procédés que nous employons pour fixer notre image sur la plaque préparée au collodion, sans que nous ayons besoin de nous rendre visibles aux mortels ; celui que nous employons pour nous reconstituer un corps et arriver à nous montrer aux humains, sont si en dehors de ceux que l’intelligence humaine peut admettre et comprendre qu’il est inutile de vous les expliquer. Faites

comme vous faites pour tout ce qui est surnaturel dans l’univers : croyez parce que vous voyez. L’homme intelligent doit se rendre compte des limites de l’esprit humain; et s’il n’admettait comme possible que ce qu’il voit, il devrait nier tout ce qui l’entoure, tout ce qu’il sent, et beaucoup des merveilles de l’organisation universelle.

c( L’homme le plus avancé dans les sciences humaines peut-il analyser la nature même de l’âme, les phénomènes de l’être intellectuel et abstrait?

« Il y croit parce qu’il sent le pouvoir, la force, l’existence enfin de cet être abstrait; mais il serait impuissant à en expliquer l’essence même et à se rendre compte comment cet être peut passer d’un monde dans l’autre, d’un corps humain dans le monde céleste, sans se dissoudre et sans même perdre sa personnalité : sa science se borne à analyser quelques-unes de ses facultés.

« Tous les savants réunis ne sauraient arriver à créer une âme, et pourtant ils y

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