‹ Les Monitoires: À Fin de Révélations dans la Procédure SéculièreChapitre 47 sur 70 · EE LS · texte numérisé non relu

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que de Versailles, dont parle Ie procès-verbal, sont ceiles : que Por@lis rapporte dans sa lettre à l'Empereur, le Li 10 Septembre 1806 en marge de laquelle a été insérée È énsuite la décision gouvernementale (x). É $ 3. — Un moxiToiRe sous Le PREMIER EMPIRE ï

Le 23 Août 1806, l’évêque de Vannes, Mgr de Pancé- ! mont fût enlevé par des chouans sous la direction de ; La Haye Saint-Hilaire, alors qu'il se rendait de Vannes à î * Monterblanc pour donner la confirmation (2). Cette arres- À () M. Audouard, dans sa brochure, (Les Moniloires, p. 18) était : donc dans l'erreur lorsque, parlant de la décision qui avait rétabli les À monitoires, il disait : «Ce décret avait été pris parée que divers mou- : toires — encore que le principe en fût abrogé — avaient été publiés. l À l’occasion de violences graves exercées sur l’évêque de Vannes, M. de à

tation avait pour but d'obtenir la mise en liberté de deux compagnons de la Haye Saint-Hlaire, les nommés Bertin et Pourchasse arrêtés à Sulniac et détenus à Vannes.

L'Evèque servait d’'otage ainsi que l'abbé Jarry, son grand vicaire. Tous deux devaient être fusillés si, dans les huit heures, Bertin et Pourchusse n'étaient pas remis en Hberté.

Dans l'après-midi, le préfet fit libérer les deux prisonniers qui rejoignirent la bande de La Haye Saint- Hilaire et Mgr de Pancemont, libéré à son tour, put regagner Vannes dans la soirée, après avoir payé une rançon de 24.000 francs en or et remis son anneau pastoral ainsi que sa croix de la légion d'honneur.

Aussitôt la police fut mise sur pied à Paris et en Bretagne pour rechercher La Haye Saint-Hilaire et ses complices. Ses efforts furent vains. Sur les ordres de l'empereur, un camp volant de 1.500 hommes fut organisé à Pontivy, vers la fin de septembre, parcourant jour et nuit les départements du Morbihan et des Côtes du Nord.

les chouans restaient introuvables.

C' est à ce moment que Mer de Pancemont eut l’idée de recourir à la procédure nionitoire qui venait d’être remise en vigueur.

. Dans une lettre du 8 Octobre 1806, Portalis informait l'Empereur que l’évêque de Vannes, d'accord avec le préfet, avait demandé au Grand Juge la permission de publier un monitoire, permission qui, assurait Portalis, allait leur être accordée : « Je suis bien sûr, concluait-il

que dans un département religieux comme le Morbihan

la publication d’un monitoire aura tout as que l'on peut espérer d’une pareille mesure (x).

Le monitoire fût en effet accordé par le Grand Juge. Voici le texte de Fordonnance :

-« Nous Grand juge, Ministre de la Justice, grand officier et-grand cordon de la Légion d'Honneur,

« Vu la décision de sa M. ! Empereur et Roi du 10 septembre dernier. portant que l'usage des monitoires peut être autorisé spécialement et par nous,

« Vu aussi le mémoire contenant les faits suivants.

-. « Considérant que les dits faits sont des plus graves et qu'il importe essentiellement pour l’ordre et la vengeance publics que rien ne soit négligé pour en découvrir les auteurs fauteurs et complices.

« Nous avons permis la publication d'un monitoire dans loutes les paroisses du Diocèse de Vannes, sur les faits ci-dessus circonstances et dépendances, |

« Ordonnons que les révélations qui pourront être faites en vertu du dit monitoire nous soient envoyées directement, sans aucun retard, closes et cachetées

« Fait en notre hôtel à Paris, le 11 octobre 1806

Signé : REGNIER

Le monitoire fut décerné le 22 Octobre par le vicaire général du diocèse de Vannes. L'’ordonnance du vicaire général dans laquelle est insérée l'autorisation du Grand Juge ‘est ainsi conçue : |

Nous Jean Mathurin Le Gal, vicaire général du dio-

tx) Arch. Nat. A F IV. 1045

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