Poole, Cal. British Muséum, p
6. Syll, of anc. coinSf Londres, 1837, p. H, et Consid,; Dressel, Cal, Berlin, p. 89.
de Cumes et a été le premier a constater que quelques-unes de ces têtes sont entourées de Tinscription KVME» tandis que au revers on lit : KVMAIO^.
Les Gumains ont donc mis sur leur monnaie Timage d'une nymphe Cyméy qu'ils vénéraient comme déesse tutélaire de la ville (la Tu/ïj zoXew;), de même qu'à Neapolis on mettait, avec une signification analogue^ la tête de la Sirène Parthénopeet à Terina, celle d'une Ligée-Niké.
Les didrachmes à la tète de Minerve, appartenant au système euboîque, ont été étudiés par Millingen (1) et par sir H. Weber (2). Le revers de ces monnaies est très intéressant. Les anciens avaient observé que des crabes parasites qui s'abritent dans les coquilles des mollusques, s'alliaient à ceux-ci et partageaient avec eux leur nourriture. Millingen attira l'attention sur les passages d'Aristote (3), de Pline (4), d'Elien (5), d'Athénée (6) relatifs à cette particularité de la vie du crabe (crabe icivvoTiQpr^ ou mvvoçuXa^). Athénée et Pline disent que le crabe parasite avertit le mollusque de l'approche d'un ennemi, en touchant la coquille avec ses pinces.
Plus tard Millingen changea d'opinion, probablement à cause de la dimension du crabe qui n'est pas celle d'un crabe parasite et il préféra y voir la représentation d'un ennemi du mollusque. Il cite à l'appui un passage d'Oppien (7), oQ il est fait mention d'une croyance courante au w^ siècle, sur le merveilleux instinct du crabe qui, pour s'emparer de l'huître, attendrait patiemment que la coquille s'enlr'ouvrit pour y glisser un caillou.
Sir H. Weber pense que, sur lamonnaie de Cumes, le crabe fait un effort pour ouvrir la coquille avec ses pinces.
Dans tous les cas, ce type est un exemple bien intéressant dans l'histoire de l'art, de l'observation attentive de la nature.
i. Médailles grecques inédites ^ Rome, 1812 et Syll. of, anc, coins, 1837, p. 11 et 12.