COMES
Nous connaissons trois types de cette monnaie, le premier de la coll. Evans (1), de style archaïque, porte autour de la tête de Pallas Tethnique, ^OIAMV>l, le second (2) de la coll. Weber, de dessin sommaire, montre, autour de la tête de Pallas, le nom de la ville au nominatif, KVME; le troisième (3) (C. de France — G. de Milan) d'époque plus récente et de très joli dessin a, autour de la tête la légende KVMAIOA/- I^a tète de Pallas, sur les premières émissions, est calquée sur celle des monnaies corinthiennes.
Des parasites ou des ennemis du mollusque sont représentés aussi sur d'autres monnaies de Gumes. Sur un didrachme archaïque nous voyons une plante attachée à la coquille (4), ce pourrait être une indication sommaire dubyssus dont sont recou* verts plusieurs coquillages; sur d'autres, on voit un rat d'eau guettant le mollusque (5); sur d'autres encore, une espèce de mouette ou de canard (6). Le canard noir (l'oedemia nigra) est très friand du mytilus^ d'où, en France, le nom vulgaire de « cane moulière ».
Très longtemps, pour la frappe des monnaies de système phocéen, on s'est servi simultanément de deux types différents : celui de la dépouille de lion entre deux hures de sanglier et celui à la tête de nymphe; au revers, toujours le coquillage bivalve, excepté dans un seul cas où Ton a mis d'un côté la tête de la nymphe et le nom KVME ! de l'autre, la dépouille de lion et les hures de sanglier (didrachme unique de la coll. Luynes) (7).
Sur quelques types se manifeste l'influence des Syracusains, prépondérante en Gampanie, depuis que, intervenant en faveur des Gumains menacés par les Étrusques, ils avaient écrasé dans les parages de Gumes, les flottes de leurs principaux rivaux, les Étrusques et les Garthaginois (474 av. J.-G.)- Sur un didrachme de cette époque, nous voyons une copie du célèbre décadrachme