Garrucci, LXXl
4. L'attribution à Faesulae de ces monnaies doit être abandonnée ; elle était due à une mauvaise lecture de la légende (0E^U); Fabretti, C. /. //., p. 431 . On a supposé que quelques-uns des types représentés sur ces monnaies avaient rapport au culte d*une divinité lunaire ^la Gorgone, la tète de vache. Voyez Head, GiUdef p. 29 et 48; BôtUger, Kunslmyth., I, 425 ; Preller, Gr. Mylk., 2« éd., li, p. 47), et d'autres au culte d'un dieu Soleil (la roue) ; Roscher, Die Gorgonen und Verwandles, voit dans la légende de la Gorgone un mythe météorologique ; la victoire de Persée serait celle du héros solaire qui tue le démon de Torage. M. Milani dans ses hypothèses hardies de la persistance de prototypes pré-helléniques est revenu à l'ancienne théorie.
5. Ce type diffère de celui, gréco -asiatique, qu'on trouve généralement en Étrurie,' parce que la Gorgone est vètuo d'uu long pcplos qui lui descend jusqu'aux chevilles.
cette ville — probablement de la fia du iv» s. — pèse les 5/6 du té tradrachme perse : d'un côté est une tête de bœuf (semblable à celle que Ton voit sur un semis de Vaes grave^ attribué au Latium) (1) avec l'inscription QEZVEj et de l'autre un hippocampe.
§ II a). — Une deuxième série — très rare, — composée de slatères et de tiers de statère à revers lisse a pour types un monstre moitié lion, moitié serpent (chimère] (2) ou la tète seule du monstre se dressant menaçante (3).
Ces monnaies pourraient représenter le début du monnayage de Populonia, car tous les exemplaires dont on connaît la provenance ont été trouvés près de cette ville. A en juger par le style et par plusieurs détails du type, ces monnaies doivent appartenir à la même ville qui, quelques années plus tard, a fait frapper les monnaies de système euboîque avec un lion prêta bondir, que nous décrivons au § II 6.
Bompois (4) et Garrucci (5) donnent un mauvais dessin de la monnaie de système perse du G. de Gotha; je dois à l'obligeance du savant conservateur du G. de Gotha, B. Pick, une empreinte qui me permet d'en fournir un plus exact. La queue du monstre se termine par une tête barbue de serpent, comme sur les monnaies de système euboîque.
§ III. — Sur les monnaies d'une troisième série, appartenant au système perse, et également à revers lisse, est dessinée une amphore d'où sort un calmar {loligo) agitant ses nageoires et ses tentacules.
Garrucci (6), se basant sur une similitude de mots et sur une tradition assez incertaine, attribue ces monnaies à Fisc. Il fait observer qu'une tradition rapportée par Pline (7) et par Ceton (8)