HisL de la monnaie romaine^ 1. 1, p
ÉTRURIB
passé aux mains des villes campaaiennes, dès le milieu du iv* siècle (1).
1. Les objets de provenance étrangère que Ton trouve en Toscane, pour celle époque, sont presque tous de slyle campanicn et souvent accompagnés de monnaies campaaiennes {Gazette arch., 1879, p. 45; ButL Insliluto, 18S0, p. 50, etlH, lf)8l, p. 26); on peut aussi penser aux relations avec Marseille. Hil! (Handbook ofgreek and roman coins) met ces monnaies d*or en relation avec les monnaies dVgent que nous décrivons au § XVIIl, ce qui donne un rapport entre Tor et l*argeut de 1 : 10.
Ciste étrusque trouvée à Capoue (coll. Sambon).
MONNAIES D'ARGKNT
Les monnaies d'argent font leur apparition vers 450 av. J.-C. ; les unes appartiennent au système perse (1) — et ce sont en général les plus anciennes — les autres au système euboïque (2).
On a cherché à déterminer les relations commerciales qui avaient introduit en Étrurie ces deux systèmes monétaires. M. Deecke pense que les pièces de 22 gr. 92, 11 gr. 45 et 5 gr. 70 dérivent de Tétalon perse; Head (3), suivant L. Sambon (/fecAerchei^ p. 57), propose l'étalon éginélique affaibli, qui aurait été transmis par Corcyre. Pour les monnaies de 16 gr. 80 on s'accorde à les rattacher à l'étalon euboïque introduit parle commerce syracusain.
L'Étrurie au v"" et au iv« siècles, a eu évidemment des relations suivies avec Syracuse; mais nous trouvons d'autres relations commerciales au cours du iv* siècle. 11 ne faut pas non plus perdre de vue que les deux étalons, euboïque et perse (ou éginétique affaibli), étaient simultanément en usage à Chypre, pendant le v* siècle; que dans cette Ile on a frappé, à une époque très ancienne, des
1. Le sicle perse pesant 5 gr.60 fut ÎDauguré par Darius, fils d*Hystaspe (541-485) ; il est deTenu populaire chez les Grecs sous le nom de 9icle médique. Xénophon dit que le sicle valait 7 i/2 oboles attiques {Anab., 1, 5,6); Photius et Hésychius, d'après d'anciennes sources, donnent au sicle la valeur de 8 oboles attiques. Lenormant propose de lui donner, d'après Hérodote, le nom de drachme babylonienne. Ce sicle ou drachme perse de 5 gr. 60 était la moiUé du statère d'argent de 11 gr. 20. Voyez Hultsch, MelroL, p. 486 = E. Babelon, Perses Achéménides^ inlrod. p. ix, et Trailé^ p. 447.
2. Ce système a été étudié par H. Xmhùol'hXumec^ Le système monélaire euboïque, Annuaire de la Soc. française de Num., 1882. L'ancien statère euboïque pesait 8 gr. 70. Le système euboïque fut adopté à Athènes lors de la réforme de Selon. Syracuse et d'autres villes siciliennes adoptèrent le système euboico-atlique et c^est probablement par l'entremise de Syracuse que ce dernier se répandit en Étrurie. Voyez Head, Hist. Num., Introd. ; Hultsch, Grieck. und rôm. Métrologie, Berlin.
3. Historia Numorum. lutr. uv, Head fait allusion an commerce de l'ambre avec Corcyre (0. Maller, Die Elrusker, I, 42, p. 266) ; mais ces relations commerciales eurent lieu à une époque très ancienne.
moDQaies à revers lisse (1) (à Soli (?), à Salamine et dans Vile de Céos) (2) dont quelques-unes ont été publiées comme étrusques (3), et que dans la série des monnaies attribuées à Soli on trouve des types présentant une certaine analogie avec ceux employés par les Étrusques.
Les comptoirs phéniciens de Chypre et de la Lycie ont eu peutêtre sur rÉtrurie, avant le v^ siècle, une influence plus grande que celle qu'on semble leur accorder aujourd'hui. Chypre surtout, placée au centre des grands courants de la civilisation antique, devenue une des principales étapes pour le commerce lointain des Phéniciens, a dû avoir des rapports fréquents avec TÉlrurie.
Pendant le iv* et le m* siècle Napleset Marseille se disputèrent aussi les marchés étrusques.
Les monnaies du système perse, se divisent en cinq groupes : § L — Une première série de système perse porte le nom d'une ville, rhezle (4). Les plus anciennes monnaies de cette ville (tétradrachmes de 11 gr. 30 environ) ont, d'un côté^ une Gorgone en fuite (5j, type fréquent dans l'art archaïque étrusque ; de l'autre une roue. Sur un didrackme d'époque plus récente (du commencement du iv* s.), no us voyons une tête de trois quarts entre deux serpents, et, au revers, un sphinx assis, de très joli dessin. La tête, gauchement modelée, semble avoir une expression de tristesse. Garrucci, évoquant des détails du mythe thébain, voudrait y voir une tôte d'Oedipe. Enfin une troisième monnaie de
1. De récentes trouTailles montrent que ces monnaies chypriotes à rcTCrs lisse étaient beaucoup plus abondantes de ce qu'on croyait jusqu'ici.
2. Babelon, Lm Per.fe^ Acfiém.^ pi. XVi et p. 83; Wroth, Crète and Aegean iêlands,