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GUMES 147
Sur une troisième monnaie, d'un style plus soigné, ou, pour mieux dire, plus grec, est représenté au-dessus de la coquille, Cerbère tricépha]d^(l). Scymnus de Chie(2), dans son poème géographique, dit qu'on montrait près de la ville de Gumes, voisine du lac d'Averne, un Kerberion célèbre par son oracle souterrain et qu'Ulysse était venu le consulter. Cette pièce et une autre de même style, ayant au revers, au-dessus de la coquille, un grdn d'orge (3), portent derrière la tête de la nymphe, la lettre î, initiale d'un maître monnayeur. A cette même époque, des initiales de noms de monnayeurs apparaissent sur les monnaies des Samnites-Campaniens, à Hyria et à Neapolis.
On a souvent appelé l'atlention sur la ressemblance du dessin des monnaies des Samnites-Campaniens à la légende KAMPA- NOM* avec celui de certaines monnaies de Cumes. C'est à tort que Ton attribue à Capoue les monnaies à la légende KAMPANOM ; elles ont pu être frappées à Cumes ou à Palaepolis (Parthénope). On connatt quelques didrachmes aux types de Cumes de style excessivement sommaire; c'est probablement de la fausse monnaie de la fin du v* siècle. Il y en a deux qui ont donné naissance à de nombreuses hypothèses. L'une d'elles est au musée de Naples; Fiorelli et Garrucci y ontlu$|^311V><pour KVMENI^; l'autre est au musée Brera, à Milan, on y a lu Fiskinis ou Fislinis et Garrucci a proposé d'y voir une alliance entre Cumes et Fistelial
Je crois qu'il n'y a rien à tirer de ces inscriptions, elles sont l'œuvre de faussaires ignorants et les populations de ces régions devaient être singulièrement incultes pour qu'un dessin aussi barbare ait pu les tromper. L'inscription de la pièce de Milan a été retouchée au burin et, par conséquent, ne peut plus fournir d'indication utile.
Un dernier didrachme de Cumes imite les types de Neapolis : d'un côté, une tête féminine parée de bijoux; de l'autre, le taureau androcéphale couronné par la Victoire (4). On a pensé que cette monnaie pourrait avoir été frappée à Naples, Fan 4S81,