IV, 37 et 44. Voyez E. Pais, Storia di Roma, II, p
146 CUMBS
renseignement contradictoire, disant que les Samnites s'étaient mélangés à la population grecque; de son temps encore, il y aurait eu des traces d'institutions grecques.
On a déjà fait remarquer que ces historiens ont décrit d'une façon très confuse les événements de Tinvasion samnite, entremêlant leur récit de légendes. 11 est très probable que la population grecque de Cumes, en tombant sous la domination des envahisseurs, n'ait pas été complètement détruite ou chassée; mais qu'elle ait conservé, au contraire, pour quelque temps encore, son organisation municipale et même son monnayage (1). La phrase de Velleius (2) : Cumanos osca mutavil vicinia^ nous semble faire allusion à une lente transformation. Ce fut aussi l'avis de Millingen (3) : « Malgré un tel revers de fortune (occupation par les Samnites) la fabrication des monnaies ne fut pas discontinuée et nous en avons, quoiqu'en petit nombre^ qui sont certainement posté' rieures à l'époque en question, > Ce numismate pensait même que les monnaies de Cumes pourraient descendre jusqu'à l'an 377 av. J.-C. A mon avis, qn a eu tort de rejeter complètement son hypothèse.
Parmi les types de cette époque, je citerai les suivants : Tête de femme à g. i^ Scylla à dr., le bras tendu en avant avec un geste de menace; devant elle, le coquillage bivalve de Cumes (4). Le monstre est hideux ; sa poitrine est couverte d'écaillés, derrière son dos se dressent deux têtes de chien ; sa queue est armée de tentacules. L'ethnique est suivi des lettres M, initiales d'un magistrat. Sur une seconde monnaie, de style sommaire, nous voyons, au reverS;Une autre divinité marine, moitié homme, moitié poisson (5); c'est vraisemblablement Glaucus. On a pensé aussi à Aegéon.
i. Il se peut aussi que Cumes ait été troublée par des dissensions ciyiles. Les Samnites ont pu massacrer la race dominante et s*appuyer sur des groupes de mécontents.
3. Sylloge^ 1837, p. 14, et Consid,, p. 128. Minermi croyait aussi que Cumes avait continué la frappe de ses monnaies après l'occupation samnite (Oss,, p. 3^). Presque tous les autres numismates : Mommsen, Garrucci, Head, Evans, sont de Tavis contraire et même se basent sur le style des dernières émissions de Cumes, arrêtées rigoureusement à Tannée 421, et sur la supposition que Thurium ait frappé monnaie dès la première année de son établissement, pour classer chronologiquement les autres monnaies du sud de Tltalie.