Babelon, pi. XXI
5 Voyez une monnaie frappée à Ascalon vers 350 (Babelon, pi. VI1I,3) et qui porte un lion courant sur des rochers.
tème perse de celle rubrique, que les dernières émissions au type de l'hippocampe furent frappées sur le système euboïque.
§ V. — Je publie, pour la première fois, les dessins de quatre intéressantes petites monnaies au type du poulpe, trouvées dans le voisinage de Populonia. Ces monnaies faisaient parlie de la Coll. Mazzolini; trois d*entre elles sont aujourd'hui au C. de Florence, une quatrième est passée dans la Coll. Maddalena; elles ont été trouvées dans le voisinage de Populonia. Le poulpe est dessinée sur les litrae et sur les premières monnaies de bronze de Syracuse.
§ VI. — Souvent aussi on a trouvé, près de Populonia, de petites monnaies ayant d'un côté une roue, de Tautre le chiffre | ou le champ entièrement lisse. Ces monnaies appartiennent à deux classes, la première donnant un poids de 0 gr. 85 environ, équivalant à la litra sicilienne et à 1/10 du slatère. de Populonia, au type de la Gorgone, que nous décrirons plus loin ; la seconde donnant la moitié du poids précédent. Ces pièces furent frappées probablement pendant le iv* siècle, bien que leur type fasse croire à une frappe plus ancienne. On peut les rapprocher des as à la roue de celte même forme (voyez Garrucci, LU, 3; LUI, 1).
§ VIL — Au IV* siècle doivent être attribuées également deux rares monnaies ayant l'une un lièvre courant à droite, l'autre une chouette posée à gauche, la tête de face.
Je laisse de côté la curieuse pièce au type du chien endormi. Bompois (1) et Garrucci (2) désignent le Musée de Volterra comme dépositaire de cette monnaie ; mais depuis longtemps elle ne figure plus dans ce musée et il est probable qu'elle aura été rejetée comme fausse.
§ VIII. — Une autre monnaie très rare a une tête de lion, la gueule ouverte, la langue tirée. Elle a été publiée par Millingen {Considérations) et pèse 1 gr. 08. Elle est d'un travail grossier et
4. Reoue archéologique^ 1879, pi. XVIII, 11. Voyez aussi l'ancien catalogue Hunter. 2. Italia anliea, p. 49. Voyez aussi Micali, o. c, pi. LIX, 7.
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il est difficile d*en préciser Tépoque. Sod poids semble indiquer une date récente.
§ IX. ^ On attribue à TÉtrurie plusieurs petites monnaies à revers lisse dont nous donnons la description au § IX.
Quelques-unes des pièces publiées par Garrucci, pi. LXXI, 25; LXXIH, 24, 25, ^6 (?), semblent ne pas appartenir à TÉtrurie.
§ X. — Le monnayage de Populonia est réglé sur le système euboîque. Il est très abondant et s*étend depuis la seconde moitié du V* siècle jusque vers la fin du iii«; quelques-unes de ces monnaies portent, dès la fin du iv« s., l'inscription flMV^iVi (Pupluna). Populonia, qui, vers le i*' s. av. J.-C, n'était qu'une toute petite ville — Strabon (1) la désigne par le mot tcoX{xviov — a dû avoir une très grande opulence et importance commerciale à une époque antérieure et la source de cette richesse était le fer qu'elle retirait de Ttle voisine d'Elbe. Ses monnaies les plus anciennes sont celles au masque de la Gorgone (2). Head place vers 480 av. J.-C. les premières émissions (3) et les met à côté des dernières émissions de TEubée à ce même type. Mais le dessin du masque, tout en étant emprunté à l'art de transition de la première moitié du v« s. (bouche ouverte, langue tirée, rictus sans exagération, chevelure divisée en bandeaux et quelquefois légèrement ébouriffée) me semble d'une allure plus récente. Du reste, si difficile qu'il soit de suivre les évolutions d'un type stylisé et immobilisé, il me parait difficile d'admettre avec Head que le type du Gorgonéion, accompagné du chiffre XX, ait été exécuté de 350 à 268, et celui avec le chiffre X» dès 480 ; car le didrachme
i. Geogr., lib. V, cap. ii, 6.
2. Gennarelli {La monela primitiva^ p. 81) et L. Sambon pensaient que ces monnaies ayaient cours dans une grande partie de rÉinirie. Falchi en a trouvé à Velulonia ; mais il pense que ce sont des imitations locales (Nolizie degli Scavi^ 1894 et 1993). On a signalé une trouvaille de didrachnies avec le Gorgonéion, faite dans le duché de Posen, qui indiquerait la route suivie par les négociants étrusques à travers le continent européen. Voyez Duruy, HisL des Romains, 1879, vol. 1,
p. LXIX.
3. Un des exemplaires les plus anciens est probablement celui du C. de Londres (Hill, Handbook). Sur les premières émissions le masque est d^un beau relief.
avec UQ seul X est peu abondant et ne subit pas de notables modifications de style. Il faut aussi considérer que le Gorgonéion, depuis une époque très reculée, est resté immobilisé dans Tart étrusque avec tous ses détails archaïques.
Je pense, par conséquent, que le didrachme avec un X appartient à la seconde moitié du v« s., et celui avec deux X à la seconde moitié du iv<» siècle et à la première moitié du m" (1).
Pour ce qui concerne l'évolution de ce type, je ferai remarquer que les monnaies à revers lisse alternent avec celles à relief; c'est pourquoi je considère le n* 16 avec l'indice XX et le revers, avec type en relief, comme suivant de très près les monnaies avec un seul X> malgré que, dans la description de ces pièces, j*ai été obligé de les séparer par une longue énumération de monnaies à revers lisse, dont quelques-unes semblent d'une époque assez récente. Le n® 15 a les cheveux en spirales comme sur des modèles anciens, mais il est également de frappe récente. On en a trouvé un exemplaire à Vetulonia, un autre à Populonia même.
La signification des chiffres X et XX» inscrits sur des monnaies au type du Gorgonéion et de poids presque égal, a provoqué de nombreuses dissertations (2), et la solution du problème n'est pas aisée, car elle dépend d'autres questions qui n'ont pas encore été définitivement éclaircies.
Les monnaies avec un seul X ont dû être taillées d'abord sur
le pied euboîque et atteindre au moins le poids de 8 gr. 40, bien
que jusqu'ici je ne connaisse qu'un seul exemplaire s'approchant
de ce poids (3) ; un certain nombre (à fleur de coin) pèsent
7 gr. 80 à 7 gr. 30 et un exemplaire du G. de Berlin (également à
f. d. c.) pèse seulement 6 gr.92. On a dit que ces monnaies, portant
l'indice Xi s'échangeaient contre 10 litrae ou 10 as ; mais les
uns ont attribué à cet as le poids de 210 gr., en supposant entre
/8er 40 V 250 \
l'argent et le bronze un rapport de 1 : 250 ( ^ ' /^ = 210j;
1. Voyez une curieuse contremarque sur une monnaie d'Histiaea en Eubée (ii* siècle) : J. de PoTillOi Monnaies trouvées en Crète. Revue Num,, 1902.
2. Voyez Head, Hist. Nwn , p. 11; Soutzo, o. c, p. 47-49; Uill, Handbook; fr. Hultsch, Gr. und rôm Métrologie, Berlin.
3. M. Soutzo prétend que le poids normal du premier denier étrusque était de 9 gr. 08 1 (p. 38 et 53).
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et les autres (1) de 102 gr., basant leurs calculs sur un rapport de
. 4nA/^gr. 50X120 .^ \ 1 : 120 I — = 102 gr. ).
Les diadrachnaes avec un seul X semblent appartenir à la seconde moitié du v* siècle et il me paraît peu probable qu'on ait voulu indiquer, dès le début, le rapport direct avec la monnaie de bronze; car Vaes grave étrusque ne semble pas très ancien. Le chiffre X indiquait probablement à cette époque le rapport légal avec une unité de compte correspondant à la litra d*argent sicilienne; c'est bien plus tard qu'il servit à désigner la somme eifective de dix as sur des pièces de 4 gr. environ.
Les monnaies marquées de deux X pèsent d'abord environ 8 gr. 40 à 8 gr. 50. Elles indiquent le choix d'une unité monétaire pesant la moitié de celle qui était en usage précédemment. On a suggéré que la valeur du bronze aurait été réduite de moitié et que pour cette raison on aurait doublé la valeur nominale du nomos d'argent. L'indice XX indiquerait 20 as de 50 gr.
-^ — ^ =z 50 j . Sur quelques exemplaires on lit le chiffre VX,
et au moment où le chiffre change sur la monnaie d'argent on augmente ou, du moins, on règle mieux le poids de cette monnaie; mais nous n'avons pas d'éléments suffisants pour trancher la question et le champ reste ouvert aux hypothèses (2).
Tout ce que nous pouvons affirmer c'est qu'il existe de nombreuses petites monnaies étrusques pesant 0 gr. 40 à 0 gr. 45 (n"* 27, 34, 90) ; qu'à un moment donné ces petites pièces ont dû s'échanger contre un as de 50 gr. environ et que, au m* siècle, la