Soulzo, 0, c, p
2, L'étude de Vaes grave étrusque du iv« et du m^ s. nous montre que partout en Étrurie le poids de l'as, de 218 gr., diminue rapidement et qu'il tombe jusqu'à 96 gr. et même à 60 gr. Les séries au poids de 218 gr. sont même si rares, qu'on ne peut pas leur accorder une très longue durée ; mais il est excessivement difficile de préciser répoque où commencent ces diminutions cl la durée de chacune. 11 y a tout lieu de croire que Tcvolutiou de l'as étrusque a été en rapport avec celle de l'as latin ; mais là aussi règne la plus grande confusion. Tandis que M. Bahrfeldt, avec d'excellents arguments, s'efforçait de prouver que dès 304 l'as romain devait être réduit presque au poids du semis et qu'en 268 av. J.-G. la réduction sextantaire était inaugurée (Geschichle des dileren rômiscfien MUnzwesens, Vienne, 1883}, M. Milani reportait à 263 av. J.-C, au lieu de 268, la réduction trientale.
monnaie de bronze de Populonia était complètement asservie au système monétaire du Latium.
On a trouvé quelques rares fractions du didrachme avec le Gorgonéion; ce sont les fractions de la monnaie au chiffre X* Les unes, au chiffre A, pèsent 4 gr. 15 et 4 gr. 10; les autres avec ||< (2 j) pèsent environ 2 gr. Mais si Ton possède les fractions de ce premier didrachme si peu abondant, on ne connaît, d'autre part, aucune fraction du didrachme au chiffre XX» dont les émissions au type du Gorgonéion sont si abondantes. On pourrait en couclure que, à partir du iv« siècle, les fractions portent des. types différents de celui du didrachme. Sur le denier, probablement, la tète virile laurée ou une tête de femme parée de bijoux (1); sur le quinairey la tète de Mercure (2).
Les didrachmes avec le Gorgonéion et le chiffre XX ont souvent au revers un type en relief : d'abord des lignes croisées (3) plus ou moins régulières, sans signification, ensuite deux caducées, un poulpe, etc. Les dernières émissions (n*>' 26 et 27) ont l'inscription
Ces didrachmes sont souvent mal frappés et il est difficile d'en trouver dont le type soit bien détaillé ou dont la légende soit complète.
Le chiffre XX est souvent accompagné ou entrecoupé d'annelets, de globules ou de barres que Garrucci (4) rapproche de celles employées par les Phéniciens, également précédées ou suivies de signes qui n'altèrent pas la valeur du chiffre, mais qui servent à indiquer une valeur numérique.
J'ai attribué sans hésitation à Populonia les didrachmes avec une tête d'Hercule de face, à cause du style et de la provenance de ces pièces. Le type de l'Hercule est celui des Ioniens, imberbe ou avec barbe à peine naissante; il rappelle aussi certaines terres cuites chypriotes.
1. §§ \I et XII. Ces monnaies calquées sur les didrachmes napolitains de 360-350 av. J.-G. peuvent fournir un élément chronologique pour la réforme du nomos de Populo uia.
2. § XVI. Il 7 a trois séries à ce type; une du poids de 4 gr. environ, se rattachant au didrachme avec un seul X ; une seconde, de 2 gr. environ se rattachant au didrachme avec XX et une troisième pesant seulement 0 gr. 90.
3. Voyez la conjecture de M. Dressel sur ces lignes (cat. de Berlin^ p. 36).